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Les risques de l’ouverture du capital des cliniques libérales aux entreprises financières non médicales privées




Les risques de l’ouverture du capital des cliniques libérales aux entreprises financières non médicales privées

Je lisais ce matin en première page de l’un des quotidiens, ces titres : « Empêcher quiconque d’autre de décider à votre place ». Et plus loin, « Les dérives de la gestion des agréments », sont monnaie courante. Doit-on faire marche arrière quand on roule en sens interdit, ou stopper prudemment, en signalant son erreur? Aujourd’hui, c’est une affaire de stade qui, ayant coulé sous les eaux, a cloué un ministre au pilori. On ne voudrait pas que la santé fasse demain les choux gras de la presse ni qu’elle alimente de malaises et de turbulences sociales les plus insanes et les moins assagis. En matière de santé, il y a ses propres idées de professionnel qu’il est naturel qu’on défende, face aux moyens disponibles et aux besoins tels qu’identifiés. En naissent des programmes, parfois divergents, selon les temps et leurs géniteurs. Des décisions et des réalisations que l’on peut concrétiser, grâce à un budget donné. Il y a aussi toute une culture de dialogue et d’avis contraires, pragmatiques, parfois idéalisés, nés de l’exercice face aux contraintes, mais de la bonne connaissance des idées nobles des confrères, mais aussi des idéaux voire des médias et de la presse.
Seulement l’ampleur des dégâts et des insuffisances, étalés sur plusieurs décades, l’ambition de les soulager, les immenses besoins, stimulés par l’ouverture des nôtres aux progrès et aux prestations techniques en médecine, laissent perplexes sur ce qu’il faut faire pour la population. L’idée de la création des polycliniques, par les syndicats, n’est pas mauvaise en soi. Il fallait juste les diriger par les professionnels de la santé publique et les élargir aux CHU, afin d’y loger, par exemple, les spécialistes épris de TPA… Vouloir développer le secteur privé, afin d’aider le ministère de la Santé à combler les déficits sanitaires, est un devoir qui se conçoit. Il fallait juste le faire avec des gens dûment diplômés et habilités à le faire, depuis toujours et de par la loi. Les médecins sensu stricto, les médecins, seulement.


PAVE
Un mauvais exemple pour les futurs médecins qu’on désire stimuler par le mérite et dont le pays a grand besoin

Dénigrer ces professionnels qui ont passé leur vie à se spécialiser et au service de l’Etat, avant de lancer des cliniques, souvent en association, négliger leur nombre, leurs poids, leurs compétences et leurs apport est injuste, inqualifiable et désolant. Cette posture, ce dénigrement sont dissuasifs et peuvent tronquer toute envie de faire de la médecine son magistère et sa profession. C’est l’estime du métier qui pousse les jeunes à se dépasser, pour y accéder. C’est un mauvais exemple pour les futurs médecins qu’on désire stimuler par le mérite et dont le pays, comme vous dites, a grand besoin. Pareillement, se moquer des gens et changer la loi, par complaisance, pour faire imploser ce secteur et le remplir de non-médecins est une connivence, une malversation du droit et des droits. Ces machiavéliques manipulations, dignes des apprentis sorciers, bouleversent les données.
Elles montrent, que par-delà la morale et l’éthique, on n’hésite pas à obéir aveuglément aux détenteurs des capitaux, sans équité ni respect pour les ayants droit. Les médecins sont les professionnels qu’il fallait encadrer, pour répondre à vos besoins ! Les diriger, investir votre ministère auprès d’eux, c’est leur trouver des financements bancaires, voire des terrains, faciliter leur accès naturel au matériel, sans taxes à l’achat, afin d’équiper leurs cliniques. Quitte à dégrever des impôts indirects leurs instruments et leurs machineries. Spécialement si ces médecins privés optaient pour les zones démunies et celles de vos suggestions et votre choix. TVA et taxe de douane, soit 37 % des charges, représentent un frein à l’équipement.
Ce sont des impôts indirects qui grèvent l’accès des malades aux soins. On vous l’a tellement ressassé, Excellence, que vous en restez le leader récipiendaire et l’ultime avocat devant le gouvernement et sous les directives de S.M le Roi. Ces taxes, prébendes sur les souffrances, sont des meurtrissures, des entraves sur le tractus des soins. De par des maraudages publics, insensibles et inconscients, ces taxes sont prélevées sans justification éthique socialiste, libérale ou musulmane. Cette arnaque, entrée dans les mœurs, est comme la taille et la gabelle, les arnaques d’un moyenâgeux servage. C’est un autre grand dossier qui vous attend et dont vous connaissez le fond.
Les taxes, comme vous dites, sont iniques et ce ne sont que les malades qui les paient à la fin ! De la médecine coloniale à la médecine des pauvres, des techniques nouvelles aux nuisances de la médecine traditionnelle, perverties par l’ignorance et le besoin, dans des pratiques populaires, les tranches pauvres des nôtres, comme les couches les plus aisées, valsent des tangos, à contre-courant, dans ce continuum technique temporel. Entre les doléances et les erreurs, ces prestations et ces pratiques sont largement perverties. Il ne faut laisser personne décider à votre place, ni vous pousser en tant que commandant de bord, à saborder la santé privée et laisser ce bateau en dérive en haute mer! Demain, on cherchera les responsables de l’engloutissement de la médecine sous les intempéries, les appétences et les intempérances.


PAVE
Le ministère veut plonger la médecine libérale arraisonnée, puis réquisitionnée, dans le trou noir, d’une nébuleuse aux moyens astronomiques invincibles

Dans votre souveraine odyssée sanitaire, le chant de ces sirènes du stupre, ne doit pas hypnotiser vos conduites de réanimateur de cette santé publique. Votre magistère universitaire ne doit pas noyer votre second du libéral, ni votre équipage. Parce que la santé publique n’aurait pas les moyens de mieux faire, voici qu’à contre-courant, elle veut, elle tient à élargir ses horizons aux capitaux privés non-professionnels ! Le ministère veut plonger la médecine libérale arraisonnée, puis réquisitionnée, dans le trou noir d’une nébuleuse aux moyens astronomiques invincibles. Un diktat ennemi ? Si ce n’est pas un décret intempestif directement contraire à tous les médecins, c’est une bavure sur ce corps de métier.
La santé veut avilir et appauvrir ses hommes, ses troupes historiques. Le ministère de la Santé requiert de les priver de leurs offices naturels, de leurs débouchés légitimes, ce pourquoi ils avaient fait de longues études, entre autres, plutôt qu’un commerce lucratif secret, pluri-milliardaire. Le ministère veut les punir simplement. Les investisseurs pousseront leurs ouvriers et agents médecins au couperet et carcans du seul profit. Ces super-cliniques du capital patronal exogène seront soumises aux seules obligations et lois du lucre. Ainsi tout se passe comme si du jour au lendemain, on avait décidé de vendre la médecine aux plus offrants. C’est la solder, devant la brillance des mercenaires, la leur livrer, parce qu’on ne peut ni la gérer ni la satisfaire. La dévoyer, la pousser au stupre et à la luxure perverse du commerce des chairs? A ces vampires ? Non ! Simplement à ces virulents financiers et corrosifs commerciaux auxquels on ne pourra jamais oser dire : « D’où as-tu eu cela, avant de venir l’investir? ». Ces commerçants, purs et durs, seront par définition bien plus âpres au lucre que ne le sont les cliniciens élémentaires ! C’est ce qui les amène par définition à investir et il n’y a aucune honte ni méprise à cela. Alors, que ces chirurgiens locaux des cliniques privées, sont traités de matérialistes sans vergogne et sans cœur. Cette aventure que le ministre de la Santé se propose de mener au Maroc est un pis-aller.
C’est une liquidation ciblée du deuxième secteur. Cette vocation n’est pas un essai avec possibilité de s’en échapper et de se refaire. La santé publique, une fois offerte sa moitié privée au harem des milliardaires, sera avachie dans cette forclusion. De cette noce bacchanale, elle ne pourra plus s’en détacher. Et les services du ministère de la Santé déchanteront, inermes, devant ces superbes investisseurs. Ses ministres et inspecteurs entreront dans la pratique usuelle et la superbe des usuriers, sinon dans le syndrome de Stockholm. Les malades, comme les médecins, déjà n’ayant plus de voix devant ce sinistre désastre, n’auront plus personne pour pleurer leur malheur.
Demain, le ministre sera appelé à d’autres fonctions et il ne pourra que complaire à leur triste sort. Sans un budget hardi et conséquent, pour ses ambitions de couverture médicale, la santé publique ne peut qu’offrir ce qu’elle a de plus précieux. Le ministère se détachera de ses biens. Il ôtera ses dessous privés pour plaire aux vainqueurs. Déshabillant de la sorte son secteur libéral, il l’offrira comme une dot aux conquérants friqués et aux repreneurs. Comme on avait fait pour les cliniques CNSS, à leur innovante création d’hier, ou aux régies autonomes, hors loi et hors secteurs, les services privés seront vendus. Livrés comme autant de repères secrets, des labyrinthes, qui clouent au silence leurs clients. Les cliniciens libéraux, sur leur chemin de croix, verront le ministère tuer ce qui restait de secourable dans ce créneau humanitaire. De la santé publique, on attendra une nouvelle résistance, dans 54 ans ! Un libérateur, pour la délivrer des prédateurs ! Offrande létale, ce sacrilège est un naufrage. Vous ne pouvez nullement savoir ce que cela provoquera comme dégâts, dans dix ou douze ans, que cette expédition libératoire de la santé dans la jungle des affaires. Que deviendra la santé, là, soumise aux affres du premier des pouvoirs, le pouvoir financier, qui se tapit dans le pouvoir bancaire ? C’est sur le lit de la résignation des siens, des incompétences, des concussions, une véritable orgie. Cette immolation sur l’autel sacrificiel est vouée aux faux prophètes.
Cette reddition du ministère de la Santé sera-t-elle une nouvelle mise sous protectorat, par le digne fils de Ben Abdelkrim Khettabi ? Si le parallèle est osé, je ne le pense pas, vu mon estime pour le professeur qui l’aura ordonnée. La médecine, avec son esprit altruiste qu’on devait remettre préséance et en valeur, est née de la pensée des philosophes et de l’Eglise, et non des pugilistes parmi le souk des richards et leur cirque des milieux d‘affaires. Ceci n’est pas un diagnostic, mais une prière au ministre, voire un appel aux hautes autorités.
Nous avons, dans notre histoire et nos humanités, connu les apports des Hellènes et l’essence des civilisations d’Extrême-Orient. Cette alchimie a fécondé les expressions identitaires de tous les pays de la région. Culte, philosophie et magistères ont illustré notre engouement pour les valeurs humanistes de notre nation. L’histoire et la science européenne, ont pendant longtemps été nourries de notre sens de cette médecine-là. Les valeurs morales contenues dans nos idéaux religieux n’ont rien d’inférieur aux valeurs universelles actuelles. Celles des droits de l’Homme dont on se targue tant ailleurs et qu’on se vante de suivre et d’appliquer, de novo, chez nous. Alors qu’on s’en nourrit encore. Aujourd’hui, il nous semble nécessaire de faire le point moral sur nos actions sanitaires. Les progrès se font, même si les hommes sont imparfaits et que leurs actes restent à parfaire.

PAVE
Si vous bradez la médecine libérale au mercantilisme ambiant, les dépassements n’en seront que plus sévères entre les mains des médecins eux-mêmes


Nous ne sommes pas des nihilistes pour refuser de reconnaître l’étendue de nos progrès ou ceux des techniques modernes initiées par nos anciens protecteurs. Malgré nos moyens, l’Etat veut offrir à la population une médecine meilleure. Vous avez formé, monsieur le ministre, bien des médecins et vous en réussirez encore beaucoup d’autres. Adopter les avancées des techniques des coopérants est une ouverture salubre des meilleures. Nos lauréats ainsi formés nous coûtent cher. Il est indispensable d’en former encore plus pour satisfaire nos besoins. Et leur laisser par là même le champ libre et les encouragements, l’espace pour agir, avec sécurité pour leurs crédits bancaires et leurs investissements, afin d’innover dans leur secteur éclectique et de lancer de nouvelles cliniques. Aussi, faut-il s’astreindre à les former ici, pour qu’ils ne se dissipent pas. Plutôt que dépenser dix fois plus ailleurs et n’en former que dix fois moins. C’est au niveau des facultés et des hôpitaux universitaires que doit se consentir l’effort de l’Etat. Quitte à solliciter des crédits importants aux fonds internationaux, afin de faire de la Santé publique et de ses hospices, cette pièce maîtresse, ce moule des valeurs médicales et des doctrines universitaires.
Si vous soldez un secteur sensible, dans votre emportement, sous le poids des effluves du moment, ou sous des diktats tyranniques de l’extérieur, si vous bradez la médecine libérale au mercantilisme ambiant, les dépassements n’en seront que plus sévères entre les mains des médecins eux-mêmes, tous secteurs confondus. Vous le savez, parlant des prix des actes, on sait que c’est le blocage des tarifs de l’AMO, qui les a poussés aux sombres dépassements. Alors deux directions, deux solutions s’offrent à cet état des choses. La rééducation de ces professionnels qui travaillent, tous secteurs confondus, dans l’erreur. Et la préservation de leur métier et de leur profession, loin des appétits voraces que l’on sait des entrepreneurs et autres assureurs.
En effet, ce serait triste et attentatoire que l’illustre et méritoire disciple d’Abdelkrim du Rif que vous êtes, cède les cliniques aux profiteurs. Céder le secteur libéral à des aventuriers et prévaricateurs, qui les blanchiraient dans les blouses blanches ! Le ministère saura-t-il s’entourer de garanties suffisantes ? Sinon, demain ce sera sans doute la révolution de tout le secteur libéral. La bérézina de ces gens connus pour leurs réserves, leurs civilités et leur civisme. Qui plus est et par la suite…Les professionnels des cabinets d’avocats, ceux des bureaux des architectes, les comptoirs de pharmacie, se révolteront quand s’ouvriront contre eux et leurs intérêts, pareillement que pour les cliniques privées, une opération de vente aux investisseurs non diplômés !
Ils seront déstabilisés eux aussi par ces néo-grandes surfaces. Des commerces qui les supplanteront, financés par des Bouchokara. Ou pire, par des capitaux anonymes, issus de l’étranger, qui leur rafleront leurs commerces et leurs mises. Parlant de ces gens, il est sûr que leur poids politique, que leurs moyens financiers seront dissuasifs. Comme il est certain que leurs projets suscitent des privilèges et des lois. S’ils ne sont pas les directeurs de conscience de ceux qui innovent, ils façonneront pour leur usage des lois sur mesure qui décimeront les clinques libérales privées actuelles ! Leurs prétentions d’apporter des tarifs minorés, ou de pratiquer leur exercice dans les zones, dites non médicalisées du territoire, ne sont ni sûres ni certaines. Venant de leur part, ce serait un non-sens économique, antinomique de leurs réussites capitalistes et de leurs éventuelles prestations ! C’est absurde et c’est un abus de confiance, une tromperie, qui au prochain changement ministériel, rabattra ses vraies cartes !
Vous ne serez pas là, pour en vérifier la tenue ni le cahier des charges. En votre âme et conscience, une fois loin, vous ne pourrez tenir parole ni rassurer. Encore moins diriger leur volonté de puissance et leur suprématie, leur pratique à outrance, dans ce secteur, qu’ils auront ainsi usurpé et ravagé. Et on sait que devant la maladie et les douleurs des leurs, les familles se sacrifient et se ruinent. Elles en seront les victimes propitiatoires, surtout si vous leur offrez, complexe du colonisé oblige, les services d’un blanc européen. Ces « invasions fiscales » coloniseront et mettront en servage les patients du secteur libéral. Il est juste d’appliquer dès lors, le même comportement légaliste. Vous ne formez pas les médecins, pour les voir chômer ou être aliénés par les autres secteurs. Vous ne pouvez pas rester hypothéqué, monsieur le ministre, l’obligé de ces valeurs antisociales. Ces contraintes, impérialistes à outrance, sont contraires aux valeurs de votre illustre parti qui est d’essence socialiste. Elles renient celles du Parti de la justice du gouvernement Benkirane, qui s’honore de vous.
Monsieur le ministre, vous ne devez pas subir les menées antinationalistes, les pires qui soient, de ce colonialisme prédateur des malades. Si nimbé soit-il de promesses techniques, il ne représente qu’un pis-aller, un placebo, au mieux, un masque qui veut faire le rapt du secteur médical libéral.
Méfiez-vous, Professeur, et protégez le Maroc d’un faux pas du ministère, qui nous ternirait tous ! Leur argent, s’ils en ont en trop, serait plus averti et mieux inspiré en infiltrant le tourisme, ou en investissant les commerces légitimes ou l’industrie pro-africaine. Méfiez-vous, immunisez-vous, contre ces lobbies d’import ou d’essence locale. Il nous choque de vous voir vous affaisser, là-dedans.

* Président fondateur de l’Association des amis des myasthéniques du Maroc

Par Dr Moulay Ahmed Idrissi
Mardi 30 Décembre 2014

Lu 1166 fois


1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 30/12/2014 11:08
Bravo et merci à Libé et les siens !

J'espère que le Pr Louadi et le gouvernement , comprendront mes appréhensions.
Addenda en PS

UN


Alea jacta est. Tout est décidé et fin prêt, le parlement adopte et les pleurs, comme des oraisons viennent trop tard après la dialectique. Et si l’on s’était trompé, après avoir véhiculé le dossier avec véhémence et passion ? Et si le Ministère et ses puissants et persuasif souteneurs avaient conduit cette réforme, par trop marchande, avec persévérance et détermination, avaient conduit ce chantier délibérément vers une dérive, une faillite promise, dans les dix ans ? Ce déclin annoncé, cette dénaturation, cette déstructuration du tissu médical libéral des cliniques privées est d’une violence tellurique sociale perverse et impensable ! De quoi sera fait demain, quand les bienveillants décideurs d’aujourd’hui ne seront plus là ? Qui se sera déterminé et qui sera annoncé, comme seul responsable, d’une faillite inéluctable ? Alors, dès lors, doit-on faire marche arrière quand on roule en sens interdit, ou stopper prudemment, en signalant son erreur?


DEUX

Quid du Dr Idrissi ?
Ancien délégué de la corpo estudiantine unémiste des années 66, à 70 berges, je n’ai ni l’intention ni les moyens physiques ou matériels de créer une clinique. Encore moins de craindre la concurrence des riches pétroliers et assureurs ou banquiers qui veulent se lancer à la conquête dudit désert sanitaire pour pomper plus de fuel ! Quand bien même si l’Etat, ou dans le rêve le père Noël et le Roi m’en donneraient les moyens ! Tout en respectant le Parlement, je dis qu’il a acquiescé trop vite les textes de loi et les thèses du docteur Louardi. Ce respectable réanimateur socialiste avait pris le relai de maître Baddou, en vue de privatiser les cliniques médicales. Superbe révolution contre l’ordre médical établi. Ce, afin d’ouvrir le capital des cliniques aux tout-venants, aux investisseurs non-médecins. Alors que ces créations furent de tous temps réservées aux seuls médecins. Ceci représente un gâchis envers leurs droits professionnels logiques et leurs privilèges acquis. J’étale ici publiquement encore mes appréhensions. Toute innovation est une hardiesse qui choque et bouleverse les habitudes. Aussi convenable soit-elle aux mœurs des pratiquants. Mon appréhension est d’ordre éthique et j’ai peur, très peur pour l’avenir de notre santé et spécialement pour l’engouement médical et la place sociale, demain, de nos meilleurs et studieux lauréats. Point.

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