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Les résultats sont extrêmement serrés : L’Australie sans majorité après les élections législatives




L’Australie s’achemine vers un Parlement sans majorité claire, au soir des élections de samedi qui n’ont pas départagé les travaillistes au pouvoir et l’opposition libérale-nationale. Sur la base des résultats disponibles, aucune des deux grandes formations ne semble en mesure d’atteindre la majorité absolue de 76 sièges sur 150, un fait sans précédent depuis 1940. Leurs dirigeants devront donc obtenir l’appui d’élus indépendants.
«Manifestement, les résultats sont très serrés. Dans un grand nombre de circonscriptions, l’issue est incertaine», a déploré le Premier ministre sortant, Julia Gillard, s’adressant aux membres du Parti travailliste à Melbourne. Plusieurs jours pourraient être nécessaires pour connaître les résultats définitifs, a-t-elle poursuivi, tendant d’ores et déjà la main aux élus sans étiquette. «Nous pouvons conclure des résultats de ce soir qu’il y aura un certain nombre d’indépendants à la Chambre des représentants et qu’ils joueront un rôle dans la formation du prochain gouvernement australien», a-t-elle poursuivi.
Selon les commentateurs, les deux grands partis devraient obtenir environ 70 sièges chacun. Les indépendants en obtiendraient quatre et les Verts, un. Il manquerait donc six élus à Gillard, première femme portée à la tête du gouvernement australien, pour se maintenir aux affaires.
Après dépouillement de trois quarts des suffrages, les résultats officiels donnaient 60 sièges au Labor et un de moins à la coalition libérale-nationale. Soulignant le fait que le Parti travailliste a perdu sa majorité, son chef de file, Tony Abbott, a, lui aussi, annoncé l’ouverture de négociations avec les indépendants en vue de la formation d’un gouvernement. Sa coalition libérale-nationale, qui a gouverné pendant douze ans avant que les travaillistes ne la délogent en 2007, a promis d’annuler trois projets gouvernementaux majeurs : l’introduction d’une nouvelle taxe sur le secteur minier, le développement d’un réseau national de communication par fibre optique et la création d’un système d’échange de crédits carbone.  Julia Gillard, arrivée au pouvoir en juin à la faveur d’une fronde au sein du Parti travailliste, conduisait pour la première fois son parti aux urnes, tout comme Tony Abbott. Les deux principaux partis ont promis de réduire l’immigration dans un pays préoccupé par les arrivées de «boat people» d’Asie du Sud-Est, et ont annoncé des plans ambitieux pour ramener les finances australiennes à l’excédent dans les trois ans.
«L’incertitude sera une véritable tueuse pour les marchés financiers et c’est le dollar australien qui réagira le plus vivement», a prédit Craig James, économiste en chef à la Commsec. L’Australie est la seule économie développée à ne pas être entrée en récession durant la crise.

Reuters
Lundi 23 Août 2010

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