Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les réserves de carbone d’Amazonie menacées




Les réserves de carbone d’Amazonie menacées
Les territoires autochtones et les zones naturelles protégées, qui contiennent plus de la moitié des réserves de carbone de l’Amazonie, sont menacés et nécessitent d’être mieux protégés car ils aident à stabiliser le climat mondial, selon une étude publiée récemment.
“Le réseau de territoires autochtones et de zones protégées des neuf pays amazoniens contiennent 55% (47.363 tonnes) du carbone d’Amazonie, lequel une fois libéré altère les régimes climatiques et les précipitations à l’échelle continentale”, relève le rapport, présenté en parallèle à la Conférence sur le changement climatique (COP20) qui se déroule jusqu’au 12 décembre à Lima. Plus de la moitié de la région amazonienne, soit quelque 4 millions de km2, se trouve en danger en raison de l’expansion incontrôlée de l’agriculture, de l’élevage et l’exploitation forestière, minière et pétrolière, selon l’étude.
“Jamais auparavant nous n’avions été soumis à autant de pressions” face à l’offensive d’intérêts privés, affirme Edwin Vasquez, co-auteur de l’étude et président de la COICA, qui coordonne les organisations indigènes du bassin amazonien.
“Mais maintenant, nous avons les preuves qui démontrent que là où les droits sont respectés, les forêts restent debout”, ajoute-t-il, demandant aux gouvernements “de renforcer le rôle et les droits des peuples indigènes de nos forêts”.
“Si tous les projets de développement économique actuellement prévus pour l’Amazonie étaient mis en oeuvre, la région deviendrait une immense savane, avec quelques îlots forestiers”, indique Beto Ricardo, de l’Institut socio-environnemental (ISA) du Brésil, l’une des organisations qui a participé à l’élaboration du rapport.
L’étude a été menée conjointement par des scientifiques et des ONG, ainsi que des experts en politiques publiques avec les communautés amazoniennes.
Cette collaboration Nord-Sud a permis notamment d’utiliser des données satellitaires sur le contenu de la biomasse.
“Jusqu’à récemment, une analyse de cette ampleur aurait été impossible”, explique le scientifique Alessandro Baccini, du centre de recherches Woods Hole (WHRC).
L’Amazonie comprend 2.344 territoires indigènes et 610 zones naturelles protégées sur neuf pays, qui constituent une barrière face à la progression de l’emprise agricole et les incendies de forêt, souligne le rapport.
“Cela signifie que la reconnaissance internationale et les investissements dans les territoires indigènes sont essentiels pour assurer que ces zones contribuent à maintenir la stabilité climatique de la planète”, selon Richard Chase Smith, d’un institut de recherche péruvien.
La Conférence de l’ONU sur le climat (COP20) qui réunit plus de 10.000 délégués dans la capitale péruvienne vise à jeter les bases d’un nouvel accord mondial sur le réchauffement climatique, qui devrait être approuvé en 2015 à Paris.

Lundi 15 Décembre 2014

Lu 368 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito









Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs