Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les professeurs stagiaires déterminés à poursuivre leur combat




Leurs voix sont encore fortes, leur verbe s’est davantage radicalisé et leurs rangs sont toujours soudés. Ils n’ont pas perdu espoir. Leur cause, disent-ils, est juste. Les professeurs stagiaires ne comptent ainsi pas baisser pavillon. Ils persistent et signent : «Nos revendications sont légitimes et votre violence ne nous arrêtera point». Mercredi après-midi, ils sont encore une fois sortis, pour battre le pavé et réclamer justice.
A Fès, ils ont investi, en grand nombre, la place Florence. Vêtus de leurs blouses blanches au brassard rouge manifeste, ils ont scandé des slogans exprimant l’attachement à leurs droits tout en revendiquant l’annulation des deux arrêtés relatifs à la séparation entre formation et recrutement d’une part et la baisse de la bourse qui leur est accordée de l’autre.
Soutenus par de nombreux citoyens sympathisants, ils n’ont pas omis de mettre l’accent sur les dysfonctionnements du système éducatif et mis en doute la place qu’accorde le gouvernement à l’enseignement en général. Les noms de certains ministres reviennent en boucle lors de la manifestation. Tous accusés de faire perdurer la situation des professeurs stagiaires.
 «Nous savons tous que les responsables concernés n’ont pas leurs enfants parmi nous, et ne comptent même pas demain les intégrer au sein de l’école publique ; c’est pourquoi ils ne pensent pas à notre situation», déclare la jeune Khadija, ajoutant que le pire est  que certains manifestent leur «haine» contre les «enseignants de demain» et d’autres «cachent la vérité».
Quant aux pancartes brandies par les professeurs stagiaires, elles sont expressives et émouvantes. Elles sont revenues sur la «boucherie» perpétrée par les forces de l’ordre, jeudi dernier, à Inzegane et Casablanca. Les photos des dizaines de blessés lors de l’intervention musclée sont parlantes. «Inique, le gouvernement nous apprend que seuls quelques manifestants ont été blessés, alors que notre Coordination nationale en compte une centaine de cas confirmés par des certificats médicaux », confie Aziz, en colère.
Ils sont donc déterminés. Trois professeurs stagiaires distribuaient des tracts sous forme d’appel à toutes les forces politiques, syndicales, associatives en vue de les soutenir dans leur lutte. Au rendez-vous, une protestation nationale, qui devait se dérouler hier à Rabat, pour dénoncer ce qui s’est passé le « jeudi noir », mais aussi pour dire que le combat continue.

Mustapha Elouizi
Vendredi 15 Janvier 2016

Lu 1349 fois


1.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 14/01/2016 18:56
QUE LA VÉRITÉ SOIT !

http://www.libe.ma/EN-FIDELITE-A-CE-QU-ILS-M-ONT-APPRIS-HOMMAGES-AUX-INSTITUTEURS_a70475.html

ET QUE LE DROIT EFFACE LES ERREURS !

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs