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Les proches collaborateurs d’Obama divisés : Conseil de guerre à la Maison Blanche sur l’Afghanistan




Le Président américain Barack Obama a réuni un conseil de guerre mercredi à la Maison Blanche, pour entendre pendant trois heures d'intenses discussions les points de vue divergents des uns et des autres sur la situation en Afghanistan, le commandement militaire demandant plus d'hommes, alors que des responsables civils faisaient part de leur scepticisme.  
Si le nombre des troupes n'a pas été évoqué, une claire division s'est exprimée dans le premier cercle avec laquelle le Président devra composer dans les semaines qui viennent, selon un participant à ces entretiens.
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton et l'envoyé spécial en Aghanistan et au Pakistan Richard Holbrooke seraient favorables à un renforcement des effectifs, tandis que le chef de l'administration de la Maison Blanche Rahm Emanuel et le général James Jones, conseiller pour la sécurité du président, doutent de l'utilité d'envoyer plus de militaires sur le terrain, d'après cette source tenue à la discrétion.
Aucune recommandation synthétisant l'ensemble des vues exprimées n'a été adressée au président, ce qui laisse supposer que la réflexion se poursuit. La plupart des participants n'avaient pas eu encore l'occasion d'échanger directement sur le sujet.
Mardi, lors d'une réunion à la Maison blanche avec le Secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, le Président américain a souligné l'impérieuse nécessité pour les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN de vaincre Al-Qaida en Afghanistan et de travailler avec le gouvernement afghan pour garantir la sécurité dans ce pays.
M. Obama a également affirmé que le conflit en Afghanistan n'est pas une «bataille américaine», mais une guerre dans laquelle l'ensemble des alliés doivent contribuer à «démanteler et à détruire» la nébuleuse terroriste d'Al-Qaida.
Le Président américain a aussi déclaré être sur la même longueur d'onde que le secrétaire général de l'alliance transatlantique sur le fait que l'Afghanistan représente actuellement la mission la plus importante de l'OTAN.
Pour sa part, M. Rasmussen a affirmé partager le point de vue du Président Obama pour ce qui est de l'approche à adopter concernant l'envoi de renforts en Afghanistan.
«Je suis d'accord avec le président Obama dans son approche: la stratégie d'abord, ensuite les moyens», a-t-il dit.
«La chose la plus importante n'est pas les chiffres. C'est de trouver et d'ajuster la bonne approche pour mettre en œuvre la stratégie choisie», a estimé le chef de l'alliance transatlantique.
Dans un rapport confidentiel envoyé à Washington et au siège de l'OTAN, le commandant des troupes américaines et de l'OTAN en Afghanistan, le général Stanley McChrystal a dressé un tableau sombre de la situation dans ce pays et averti d'un risque d'échec de la mission des alliés en l'absence de renforts et de plus de moyens militaires.

AP, AFP, Reuters
Vendredi 2 Octobre 2009

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