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Les primates ont choisi la monogamie pour éviter les infanticides




Les primates ont choisi la monogamie pour éviter les infanticides
Les primates sont parmi les rares mammifères à pratiquer la monogamie. En effet, seuls 3% des mammifères la pratiquent, alors qu’elle est la règle chez près de 90% des espèces d’oiseaux. La monogamie, le fait de ne choisir qu’un seul mâle ou femelle, est pourtant assez développée chez les primates, puisqu’on la retrouve dans environ 25% des espèces.
Quels sont donc les raisons et avantages qui ont poussé les primates à l’adopter ? Selon une étude parue dans la revue PNAS, c’est le risque d’infanticide qui aurait amené à la monogamie sociale.
Le docteur Kit Opie, anthropologue à l’University College de Londres et l’un des auteurs de l’étude, a déclaré “qu’il s’agit là de la première fois où les théories de l’évolution de la monogamie sont testées scientifiquement. Cela met fin à un long débat sur la monogamie des primates”. Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont testé trois hypothèses parmi les plus plausibles : en premier, la “garde paternelle”, le fait que si les pères s’impliquent dans l’éducation et la protection des petits, ceux-ci auront plus de chances de survie.
En deuxième, la protection des femelles par les mâles : quand les sociétés sont petites, les mâles cherchent à s’assurer que leur femelle reste fidèle afin de transmettre leur patrimoine génétique à la descendance. Enfin, en troisième, le risque d’infanticide, car il est courant que le mâle s’appropriant une femelle ayant les petits d’un autre les tuera pour ensuite la féconder lui même.
Pour confirmer l’une des hypothèses, les chercheurs se sont servis de méthodes statistiques afin de déterminer quels traits sont apparus les plus tôt chez les espèces de primates, permettant de trouver “l’origine” de la monogamie.
C’est donc le risque d’infanticide qui s’est révélé être la cause. Les autres comportements paternels ont eux suivi l’adoption de ce mode de reproduction. Une fois la monogamie implantée dans les sociétés de primates, les mâles se sont donc vu développer un “instinct paternel”, qui, à terme, permet d’aider la femelle en partageant le coût de l’éducation. Chez certaines espèces, les chercheurs avancent même que la monogamie permet de diminuer la période de lactation.
Mais la monogamie semble être aussi associée aux capacités cérébrales. Un plus gros cerveau mène à une société plus complexe, où les jeunes mettent plus longtemps à atteindre la maturité.
Avec un père et une mère qui s’occupent tous les deux des jeunes, ceux-ci auront plus de chances de survie. Selon les chercheurs, cela pourrait être l’une des raisons de l’accroissement des capacités cérébrales chez les primates, et les hommes en particulier.


Maxisciences
Mardi 6 Août 2013

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