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Les pourparlers politiques dans l’impasse en Tunisie

Le chef de la diplomatie allemande tente une médiation




Les pourparlers politiques dans l’impasse en Tunisie
Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle était attendu mercredi à Tunis pour tenter une médiation entre le gouvernement dirigé par les islamistes et l'opposition, après près de trois semaines de crise provoquée par l'assassinat d'un opposant.
L'objectif du ministre "est d'encourager ses interlocuteurs, dans cette phase cruciale de la transition politique, à ne pas rompre le fil du dialogue et à trouver des compromis", a expliqué un porte-parole de la diplomatie allemande avant l'arrivée du ministre.
M. Westerwelle était attendu dans l'après-midi à Tunis, où il devait rencontrer le président Moncef Marzouki et le patron du puissant syndicat UGTT, Houcine Abassi.
Jeudi, il s'entretiendra avec le chef du gouvernement Ali Larayedh et les représentants de deux partis d'opposition, Nidaa Tounès et le Parti républicain, qui appellent à la mise en place d'un gouvernement de technocrates et à la dissolution de l'Assemblée nationale constituante (ANC) depuis l'assassinat le 25 juillet de l'opposant Mohamed Brahmi.
Mardi, les détracteurs du gouvernement ont encore manifesté en nombre à Tunis, à l'occasion de la journée de la femme, pour réclamer la démission du cabinet dirigé par les islamistes d'Ennahda.
De premiers pourparlers entre Ennahda et l'UGTT, qui réclame le départ du gouvernement mais le maintien de l'ANC, n'ont donné aucun résultat mardi, alors qu'une coalition hétéroclite d'opposition allant du centre-droit à l'extrême-gauche a exclu tout dialogue avec les islamistes avant la démission du gouvernement.
L'équipe actuelle est accusée d'avoir failli sur le plan sécuritaire, l'essor de la mouvance salafiste déstabilisant régulièrement le pays depuis la révolution de janvier 2011. Un premier cabinet dirigé par Ennahda avait déjà dû démissionner après l'assassinat de Chokri Belaïd en février.
De son coté, le président tunisien Moncef Marzouki a souhaité mardi la formation d'un cabinet d'"union nationale" incluant tous les partis pour sortir la Tunisie d'une profonde crise politique.
"Il faut qu'il y ait un gouvernement d'union nationale où tous les partis politiques seront représentés dans la prise de décision", a déclaré le président à l'antenne de la radio Shems-FM.
M. Marzouki a aussi appelé l'Assemblée nationale constituante (ANC) à "reprendre ses travaux", insistant sur l'importance de "donner une Constitution au pays et fixer la date des élections".
Les travaux de l'ANC ont été gelés la semaine dernière par son président pour tenter de forcer, jusqu'à présent sans résultat, les islamistes d'Ennahda et l'opposition à ouvrir un dialogue afin de sortir le pays de la crise.

AFP
Jeudi 15 Août 2013

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