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Les pénuries s’aggravent en Syrie: Les fiefs rebelles sous les bombes




Les pénuries s’aggravent en Syrie: Les fiefs rebelles sous les bombes
Les chars du régime syrien se sont déchaînés dimanche contre les bastions rebelles à travers le pays, principalement à Alep et Deir Ezzor, ravagées par les destructions et durement touchées par les pénuries. Des hélicoptères sont également entrés en action dans la province d’Idleb (nord-ouest), les rebelles équipés d’armes légères ne parvenant pas malgré la multiplication de leurs attaques à faire cesser les frappes de l’armée de l’air qui a la maîtrise du ciel.
Plusieurs quartiers de la métropole commerçante d’Alep (nord), entrée dans une guerre d’usure après plus d’un mois de combats, étaient de nouveau sous le feu de l’armée.
«Les bombardements sur (le quartier de) Hanano n’ont pas arrêté de minuit jusqu’à 05H00 du matin», a affirmé à l’AFP un militant à Alep se présentant sous le nom d’Oussama, contacté via Skype. «Même les écoles ne sont pas épargnées par les destructions».
«Il y a toujours des files d’attente devant les boulangeries», a-t-il ajouté, précisant que «parfois, il y a une pénurie totale de farine». «Les gens se sont habitués aux coupures d’électricité, mais le plus dur, c’est de se procurer des médicaments, du pain et du lait pour nourrissons».
Plus au sud, l’armée a détruit la dernière boulangerie qui vendait encore du pain dans la ville rebelle de Qousseir, dans la province de Homs, ont indiqué des militants.
La ville pilonnée depuis samedi comptait trois boulangeries: l’une a été occupée par les troupes du régime et la deuxième a été détruite, selon les Comités locaux de coordination (LCC).
Le 30 août, l’ONG Human Rights Watch avait accusé les troupes du régime de Bachar al-Assad de commettre des crimes de guerre en lâchant en trois semaines des bombes sur au moins dix boulangeries dans la seule province d’Alep.
Dans la province de Deir Ezzor (est), où près de 30 personnes ont péri samedi selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les chars ont bombardé les secteurs rebelles alors que des combats opposaient insurgés et soldats près d’un bâtiment abritant les branches de la sécurité militaire et de la police militaire. Un rebelle et deux civils y ont trouvé la mort.
Si les rebelles ont marqué des points en prenant notamment le bâtiment principal d’une base aérienne à Boukamal (est) à la frontière irakienne, ils ne sont pas parvenus à freiner les bombardements aériens sur plusieurs fronts.
Après une attaque jeudi, les insurgés ont affirmé tenir une partie de l’aéroport d’Abou el-Zouhour, l’un des deux principaux avec Taftanaz de la province d’Idleb. Mais de nouveaux bombardements à Idleb ont fait dimanche plusieurs morts et blessés, a rapporté l’OSDH sans donner plus de précisions.
Et les hélicoptères décollant de la base de Taftanaz survolaient toujours la ville proche du même nom, vidée de la plupart de ses habitants, selon un journaliste de l’AFP. Alors que les obus s’abattent par intermittence, visiblement au hasard, les hélicoptères, eux, choisissent leur cible.
Volant à moyenne altitude, hors de portée des mitrailleuses rebelles, ils font désormais usage de bombes bourrées de TNT dont la puissance peut souffler entièrement une habitation, selon un combattant rebelle, Raghib Ghazal.
Au sol en revanche, «les militaires du régime ne peuvent pas faire un pas en dehors de leur base», assure le commandant rebelle Abou Omar, pistolet et talkie-walkie à portée de main. «Nous sommes dans une plaine, ils seront immédiatement repérés».
Après près de 18 mois de révolte qui s’est transformée en conflit armé et plus de 26.000 morts selon l’OSDH, le nouveau médiateur international pour la Syrie Lakhdar Brahimi, qui a pris ses fonctions officiellement samedi, a estimé que «toutes les parties doivent arrêter de recourir à la violence».
Mais il a souligné que «le gouvernement assume un rôle et une responsabilité plus grands» dans la cessation des hostilités, dans une interview à la chaîne Al-Arabiya, et demandé «un appui total et clair du Conseil de sécurité» de l’ONU dans sa mission.







AFP
Lundi 3 Septembre 2012

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