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Les objets connectés au service de la santé




Les objets connectés au service de la santé
Une nouvelle génération d'objets portables connectés offre des applications révolutionnaires pour surveiller son corps et prévenir, par exemple, "le coup de bambou" du coureur de fond ou l'endormissement au volant.
Relais de croissance de l'industrie mobile, les accessoires "smartwear" ou "prêt-à-porter" occupent le haut du pavé cette semaine au Computex de Taipei, plus grand salon mondial des nouvelles technologies après le Cebit de Hanovre (Allemagne).
"Les systèmes d'enregistrement de données liés à la santé et à l'effort physique sont essentiels dans le secteur des objets connectés", assure Daniel Matte du cabinet d'étude Canalys.
La société taïwanaise AiQ a conçu un maillot intelligent bourré de minuscules électrodes qui mesurent notamment le rythme cardiaque et la quantité de calories dépensées. Les données sont ensuite envoyées par Bluetooth sur un smartphone ou une tablette.
Idéale pour les sportifs, cette technologie a été développée pour les chauffeurs de bus de Taïwan qui en seront équipés dès cette année.
"Nous allons leur fournir une chemise capable de détecter un chauffeur qui s'assoupit ou qui rencontre un grave problème de santé, alertant automatiquement la compagnie de transport", explique le vice-président d'AiQ, Steve Huang.
Le groupe sud-coréen Samsung, numéro un mondial des smartphones, a dévoilé la semaine dernière une nouvelle plateforme numérique dédiée à la santé, qui utilise des capteurs pour surveiller diverses fonctions corporelles.
"A une époque où les dépenses de santé sont à des niveaux records et alors que le nombre de personnes de plus de 60 ans dans le monde devrait dépasser 1,2 milliard d'ici 2025, la santé numérique est un domaine d'innovation incroyablement important", avait justifié Young Sohn, un responsable de Samsung, Son concurrent américain Apple a lui aussi présenté tout récemment des logiciels permettant d'utiliser ses appareils pour surveiller son état de santé (HealthKit).
HealthKit a été présenté comme un outil pour stocker de manière sécurisée les données collectées par des bracelets qui surveillent l'activité ou le sommeil de leur propriétaire, et éventuellement envoyer des alertes au médecin en cas de problème.
Cette application est de nature à entretenir les spéculations sur une montre (iWatch) qui pourrait enfin constituer une nouvelle catégorie de produit pour Apple, quatre ans après l'iPad et sept ans après l'iPhone qui reste son porte-étendard.
A Computex, la société taïwanaise Abeltech a présenté une caméra en forme de brosse à dents qui filme tous les recoins de la bouche. Le possesseur de ce gadget peut ainsi envoyer des images haute définition à un smartphone ou une tablette, que pourra consulter un spécialiste en hygiène dentaire.
Les experts sont toutefois prudents sur la fiabilité de ces instruments qui ne remplacent ni le médecin, ni le bon sens...
"Les capteurs ne sont pas encore très précis, mais les choses vont s'améliorer peu à peu", affirme Daniel Matte. "Nous devrions voir au deuxième semestre des évolutions intéressantes des producteurs de composants et d'appareils".
Un baromètre Orange/Terrafemina publié en mai révélait que 50% des Français trouvent encore "anecdotique" ou "absurde" les vêtements connectés.
Les possibilités de développement et d'application sont pourtant infinies, plaide Paula Luh de la firme Sonostar qui commercialise des bracelets permettant à son propriétaire de calculer la distance parcourue à pied dans une journée ou la qualité de son sommeil.
La société taïwanaise Bomdic a mis au point un petit appareil à destination des athlètes. En calculant le volume de sang pompé par le coeur et le taux d'acide lactique, le gadget "GoMore" alerte le marathonien en cas de défaillance imminente. Le cabinet de recherche IDC estime que le marché mondial des objets connectés devrait passer de 19 millions d'unités en 2014 à 111,9 millions en 2018. 
Les consommateurs les adoptent de plus en plus à la maison ou dans leur voiture, tandis que les entreprises sont attirées par la promesse d'économies et de revenus accrus. 

AFP
Samedi 19 Juillet 2014

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