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Les négociations sur la Syrie ne sont plus d'actualité, selon Moscou


L’enquête sur les armes chimiques prolongée de dix-huit jours



L'incapacité des puissances occidentales à faire cesser les violences commises par les extrémistes islamistes syriens a entraîné le report à une date indéfinie de la reprise du processus de paix, a estimé mardi le ministre russe de la Défense.
Malgré la trêve observée par l'aviation russe, qui appuie les forces gouvernementales, les rebelles soutenus par les Occidentaux s'en sont pris aux civils d'Alep, a déclaré Sergueï Choïgou, devant les caméras de télévision.
"En conséquence, le lancement du processus de négociations et le retour à une vie paisible en Syrie sont reportés pour une durée indéfinie", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, l'offensive rebelle dans l'ouest de la ville d'Alep piétinait face à la résistance des forces du régime syrien, l'ONU condamnant le grand nombre de victimes civiles provoqué par les tirs des insurgés.
Depuis vendredi, les rebelles opposés au président syrien Bachar al-Assad mènent une offensive lancée de l'extérieur de la ville pour briser le siège imposé par le régime aux quartiers d'Alep tenus par l'opposition. Plus de 250.000 personnes y vivent, privées d'aide humanitaire depuis juillet et menacées de pénurie alimentaire, selon l'ONU.
Les affrontements, rythmés par les frappes aériennes du régime et de son allié russe et les salves de roquettes des rebelles, se concentrent à la périphérie ouest d'Alep, attaquée par plus de 1.500 combattants venus des provinces d'Alep et d'Idleb (nord-ouest).
"Les combats ont baissé en intensité", a indiqué lundi à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre. Les frappes aériennes sur le front "se poursuivent mais ne sont pas aussi intenses", selon lui.
Le contrôle d'Alep --divisée en secteurs est tenus par les rebelles et quartiers ouest contrôlés par le régime-- est déterminant aux yeux des belligérants pour asseoir leur pouvoir dans le nord de la Syrie, ravagée depuis 2011 par une guerre civile qui a fait plus de 300.000 morts.
Lundi, l'ONU a "vivement condamné" une attaque ayant visé la veille le bâtiment qui héberge les bureaux et le personnel de l'ONU à Alep ouest. "Les étages supérieurs ont été endommagés par un obus de char", selon un communiqué.
"Depuis dimanche, c'est le régime qui initie les combats", a précisé M. Abdel Rahmane, indiquant que "le seul accomplissement" des rebelles a été de prendre "le contrôle de certains secteurs de Dahiyet al-Assad", un quartier situé au sud-ouest de la ville.
Des dizaines de civils ont fui dimanche Dahiyet al-Assad, a rapporté un correspondant de l'AFP.
"L'offensive des rebelles est ralentie depuis qu’ils n’ont pas réussi à prendre le contrôle du quartier dit des +3.000 appartements+ et le complexe militaire", a toutefois indiqué lundi à l'AFP une source militaire prorégime.
En trois jours, "84 civils, principalement des enfants et des femmes", ont été tués par les roquettes et les obus tirés par les rebelles sur les quartiers ouest, selon l'armée, qui accuse les insurgés d'avoir mené dimanche une attaque au gaz de chlore.
L'OSDH rapporte toutefois un bilan moins élevé de 51 civils tués depuis vendredi, dont 18 enfants.
A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé de dix-huit jours le mandat d'une équipe d'enquêteurs chargés de déterminer la responsabilité d'attaques à l'arme chimique en Syrie.
Les enquêteurs avaient accusé le régime de trois attaques chimiques en 2014 et 2015, et imputé une attaque au gaz moutarde au groupe jihadiste Etat islamique (EI). 

Libé
Mercredi 2 Novembre 2016

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