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Les négociateurs dos au mur sur le nucléaire iranien

Une nouvelle prolongation des pourparlers n’est pas à écarter




Les négociateurs dos au mur sur le nucléaire iranien
Les négociateurs des grandes puissances et de l'Iran se trouvaient dos au mur mardi, au dernier jour théorique des pourparlers pour trouver un accord historique sur le nucléaire iranien à Vienne, l'hypothèse d'une nouvelle prolongation devenant de plus en plus probable.
Après dix jours de négociations acharnées dans la capitale autrichienne, les négociations butent toujours sur des questions "décisives", et la possibilité d'un "échec" ne peut être exclue, a confié une source diplomatique allemande.
Pour conjurer un tel scénario, qui ruinerait près de deux ans d'efforts destinés à apurer un contentieux qui empoisonne les relations internationales depuis plus de douze ans, la Maison Blanche, tout comme l'Iran, n'ont pas exclu lundi une nouvelle prolongation des négociations.
Initialement fixée au 30 juin, la date-butoir a été repoussée au mardi 7 juillet, d'un commun accord entre l'Iran et le pays de P5"1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).
Un nouveau report, même de quelques heures, nécessiterait de prolonger mardi une nouvelle fois l'accord intérimaire qui sert de cadre aux négociations depuis novembre 2013, et qui prévoit une suspension partielle des sanctions frappant l'Iran ainsi que le gel d'une partie de ses activités nucléaires.
L'accord recherché vise à s'assurer que le programme nucléaire de Téhéran ne peut avoir de débouchés militaires, en échange d'une levée des sanctions internationales qui étouffent l'économie du pays depuis des années.
L'Iran, comme les grandes puissances, ont exprimé leur volonté d'aboutir, tout en refusant de souscrire à un "mauvais accord".
Lundi, tous les ministres des pays parties prenantes au dossier se sont retrouvés en réunions plénières, pour la première fois de ce round final de négociations. Sans toutefois pouvoir annoncer la "percée" espérée. Malgré la conclusion d'un accord-cadre à Lausanne en avril, les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, qui n'ont guère quitté la table des négociations ces derniers jours, ne sont pas parvenus à aplanir tous les différends.
Un officiel iranien n'a pas exclu que les négociations puissent aller au-delà du 9 juillet, date à laquelle un accord doit être présenté au Congrès américain pour que celui-ci puisse mettre en œuvre son "droit de regard". Au-delà du 9, le début de la mise en œuvre d'un accord prendrait au minimum deux mois.
Les négociations butent sur les mêmes points clés depuis des mois, essentiellement la question des sanctions. Téhéran veut une levée substantielle et rapide des sanctions, notamment celles du Conseil de sécurité de l'ONU prises à partir de 2006. Le P5"1 insistant, lui, sur un processus progressif et réversible au cas où Téhéran ne tiendrait pas ses engagements.

Mercredi 8 Juillet 2015

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