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Les naufragés d’Oum Rabiae




Les naufragés d’Oum Rabiae
Un homme au volant de sa voiture légère a effectué un saut spectaculaire  de l’ancien pont, haut d’une vingtaine de mètres, reliant les deux rives de l’Oued Oum Rabia, à l’entrée de la ville d’Azemmour.
En effet, la nuit du 10-05 à 23h30, une voiture traversait la ville d’Azemmour à toute vitesse en direction de Casablanca. En passant par le pont, le conducteur a perdu le contrôle de sa voiture et a percuté la barrière de protection en acier à sa gauche. Cette barrière étant en fer rond creux mal  soudé sur l’ancien socle a facilement cédé au choc, entraînant le véhicule vers les eaux de l’Oued profond d’une quinzaine de mètres, ce qui rappelle un peu les films hollywoodiens.
En tombant en chute libre, deux des quatre passagers ont sauté à l’eau et ont été repêchés et conduits aux urgences tandis que les deux autres n’ont pas été retrouvés malgré les tentatives désespérées des secouristes de la Protection civile.
Au moment où les sauveteurs étaient perdus ne sachant quoi faire, gendarmes et policiers étaient eux aussi perdus, car l’incident a eu lieu à la limite de leur zone d’action, ce qui rappelle un peu le film de Douraid Lahham ‘Al Houdoud’. Heureusement le pacha de la ville était présent, une barque de fortune –flouka- de l’un des pêcheurs était là pour porter secours. Il a fallu plus d’une heure pour apporter enfin un projecteur de faible puissance pour éclairer les eaux boueuses de l’oued du haut du pont ‘pour ne rien éclairer’. Les plongeurs de la protection civile manquaient de lampe sous-marine en plus comme si leur intervention n’allait s’effectuer que le jour, ils étaient à bout de leur force et vraiment essoufflés quand enfin et après 2 heures de recherche acharnée fouillant dans les eaux, ils ont découvert le véhicule gisant dans la boue à quelques mètres du point de chute mais à leur surprise, vide de ses deux présumés occupants bien que même présents, ils seraient morts vu le temps écoulé sous l’eau.
Selon un Zemmouri présent sur le lieu du drame, c’est la première fois qu’un tel accident survient sur ce pont des années 20. C’est pourquoi on est mal préparé matériellement face à ce genre de situation mais le resterons-nous pour toujours ?
La bonne volonté des intervenants est nécessaire mais insuffisante sans un matériel adéquat et une formation continue pour pallier ce genre d’incident.

ABDELILLAH NADINI
Jeudi 13 Mai 2010

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