Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les morts de fœtus in utero un peu mieux comprises




Chaque jour, près de 7.000 décès de foetus in utero sont comptabilisés dans le monde. Si ce nombre a bien diminué au cours des cinquante dernières années, 98% de ces morts surviennent dans des pays en développement, selon la revue médicale The Lancet. Ainsi, c'est la Finlande qui détient le plus faible taux de décès avec seulement deux morts-nés pour 1.000 naissances alors que le Nigeria et le Pakistan arrivent derniers avec 40 décès pour 1.000 naissances.
Bien que cette question représente une réelle préoccupation, le phénomène de mort foetale in utero était jusqu'ici peu étudié par la science. Cet accident assez rare concerne les foetus de plus de vingt semaines qui meurtent avant la naissance. De même, les causes de ces décès étaient très peu analysées et les études menées échouaient souvent à cause du manque d'analyses post-mortem des foetus, refusées par la moitié des familles pour des raisons psychologiques ou financières, rapporte l'AFP.
Mais aujourd'hui, c'est un nouvel éclairage qu'apportent deux études publiées dans la revue Journal of the American Medical Association et menées auprès de 500 femmes entre 2006 et 2008 dans cinq Etats américains. Dirigée par l'Institut américain de la Santé, la première de ces études montre que dans la moitié des cas la mort du foetus a été provoquée par au moins une complication survenue au cours de la grossesse. Dans 26% des cas, c'est un dysfonctionnement du placenta qui en est la est cause, dans 14 à 19% ce sont des infections ou intoxications aiguës qui touchent la mère, et enfin dans 10% des cas ce sont des malformations foetales et des dysfonctionnements du cordon ombilical.

Des facteurs de risque identifiés
De plus, ces recherches se sont également intéressées aux disparités entre les ethnies et ont constaté que les Afro-Américaines avaient deux fois plus de risques d'être confrontées à cette épreuve par rapport aux Blanches ou aux Hispaniques. D'ordinaire, cette différence est souvent attribuée à un manque de suivi des grossesses des futures mères, mais l'étude montre "que les disparités de race persistent, même chez les femmes bien suivies".
La seconde étude, quant à elle, a été menée par l'université du Texas et a abouti à des conclusions supplémentaires. Les résultats publiés mettent en évidence plusieurs facteurs de risque tels que le diabète, l'obésité ou le tabac. Mais elle évoque également un risque en cas d'incompatibilité sanguine entre le foetus et la mère, de toxicomanie ou si la mère est âgée de plus de 40 ans ou célibataire.

Maxisciences
Samedi 17 Décembre 2011

Lu 692 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs