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Les monstres de l’Antiquité s’exhibent à Rome




Les monstres de l’Antiquité s’exhibent à Rome
Griffons, sirènes, minotaures, gorgones, hydres, sphinx... Tous ces monstres de l’Antiquité, qui ont inspiré Hollywood, sont à l’honneur d’une exposition originale au Musée national romain, Palais Massimo, jusqu’au 1er juin 2014.
Exposées à travers un labyrinthe qui pourrait être celui du Minotaure, plus de cent œuvres - statues, fresques et vases - prêtées par une quarantaine de musées à travers le monde, reflètent la variété des monstres créés par les anciens Grecs.
“Les monstres font partie des mythes de chaque culture, de chaque civilisation”, explique à l’AFP Elisabetta Setari, commissaire de l’exposition “Monstres” aux côtés de Rita Paris, la directrice du Musée national romain qui l’accueille.
Ces monstres “caractérisent notre civilisation depuis ses origines jusqu’à nos jours”, ajoute Mme Setari. A tel point que des images de monstres restent toujours largement utilisées dans le monde moderne.
Versace a bien choisi une tête de méduse comme emblème de sa maison de haute couture, souligne-t-elle.

 Les objets figurant au programme de l’exposition vont de l’âge du Bronze à la Rome antique.
 Un délicat vase grec représentant une hydre à plusieurs têtes datant du VIe siècle avant JC et appartenant à une collection privée italienne, côtoie des tableaux du XVIIe siècle, figurant un Pégase et une Méduse.
“Si on regarde ce que produit Hollywood, tout nous ramène aux monstres de l’Antiquité”, explique à l’AFP Scott Ross, un ancien associé des réalisateurs George Lucas et James Cameron, engagé en tant que consultant.
Pour lui, les films les plus générateurs de monstres ont été “Indiana Jones” et “La guerre des Etoiles”, mais surtout “Terminator 2”, une oeuvre qu’il qualifie de “vision post-humaine”.
“Dans l’Antiquité, les dragons des mers servaient à avertir les marins des dangers de la navigation maritime. Nos monstres aujourd’hui sont plutôt des robots. Ils sont chargés de nous avertir sur ce que pourrait être un monde constitué de post-humains”, précise-t-il. Hollywood a puisé dès ses origines dans l’univers fantasmagorique : le premier “Frankestein”, réalisé par les studios Edison, date ainsi de 1910. Même si à l’époque les effets spéciaux étaient surtout du maquillage.

“De nos jours, grâce aux images générées par ordinateurs, on peut créer n’importe quel type de monstres”, souligne-t-il, tout en précisant que les monstres modernes restaient quand même “relativement simples”.
Une “immortalité” de ces créatures dont Rita Paris se réjouit : “Grâce aux contes de fées et au cinéma, les monstres sont toujours avec nous”.  

AFP
Mardi 24 Décembre 2013

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