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Les militaires démentent tout coup d’Etat : Un nouveau chef de gouvernement au Mali




Les militaires démentent tout coup d’Etat : Un nouveau chef de gouvernement au Mali
Le porte-parole de l’ex-junte malienne Bakary Mariko a démenti mardi tout «coup d’Etat» après la démission forcée du Premier ministre Cheick Modibo Diarra, assurant qu’un nouveau chef du gouvernement sera nommé «dans les prochaines heures» par le président Dioncounda Traoré.
«Ce n’est pas un nouveau coup d’Etat», a affirmé à la chaîne de télévision France 24 M. Mariko, qui a reproché à M. Diarra, arrêté dans la nuit par des militaires, de ne pas avoir agi en «homme de devoir» face à la crise au Mali, mais en fonction d’»un agenda personnel».
«Le Premier ministre sera remplacé dans les heures qui viennent par le président de la République», Dioncounda Traoré, a-t-il affirmé.
Cheick Modibo Diarra a annoncé dans la nuit de lundi à mardi sa démission et celle de son gouvernement peu après avoir été arrêté à Bamako sur ordre du capitaine Amadou Haya Sanogo, ancien chef des putschistes qui avaient renversé le président Amadou Toumani Touré en mars.
Cette démission plonge encore un peu plus dans la crise et l’incertitude le Mali dont la moitié nord du territoire est occupée depuis juin par des islamistes armés liés à Al-Qaïda. Une intervention militaire étrangère, demandée par M. Diarra et contestée par M. Sanogo, est à l’étude pour les en chasser.
«Cheick Modibo Diarra n’est pas un élu, il a été nommé suite à l’accord-cadre» signé début avril entre la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et la junte, qui avait alors remis le pouvoir aux civils, a rappelé Bakary Mariko.
«Il avait deux missions principales, notamment la libération du Nord du Mali et l’organisation d’élections libres et transparentes», a-t-il affirmé, jugeant que «depuis sa nomination, il n’a pas agi en homme de devoir. Tout ce qu’il a fait, il l’a fait au nom de son agenda personnel», a-t-il dit, accusant l’ex-Premier ministre d’avoir voulu «s’éterniser au pouvoir».
Selon ce proche du capitaine Sanogo, le départ de M. Diarra «doit régler le bicéphalisme qui règne au sommet de l’Etat» et «va permettre au Mali d’agir en son nom et dans son intérêt», alors que «la communauté internationale demande au Mali de parler d’une seule voix».
«L’ensemble des forces vives du Mali, avec l’armée, vont prendre les décisions qui s’imposent pour sortir le Mali de la crise institutionnelle», a assuré le porte-parole.

Libé
Mercredi 12 Décembre 2012

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