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Les miliciens chiites houthistes défendent leur coup de force


Ban Ki-moon à Ryad pour rencontrer le nouveau roi saoudien



Les miliciens chiites houthistes  défendent leur coup de force

La puissante milice chiite au Yémen a défendu samedi son coup de force après avoir mis en place un pouvoir de transition, dénoncé comme un coup d'Etat par ses voisins du Golfe et critiqué par les Etats-Unis et l'ONU.
Une milice armée issue de la minorité zaïdite a pris fin janvier le contrôle du palais présidentiel ainsi que les autres institutions de l'Etat, poussant à la démission les chefs de l'Etat et du gouvernement, placés depuis en résidence surveillée. 
En 24 heures, elle a annoncé la dissolution du Parlement et la formation d'une commission de sécurité qui gèrera les affaires du pays jusqu'à la mise en place d'un Conseil présidentiel qui sera chargé de former un gouvernement pour une période de transition de deux ans.
Les Etats-Unis, alliés du régime du président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi dans la lutte antiterroriste, ont désapprouvé l'initiative des Houthis, selon un responsable américain pour qui "la communauté internationale doit prendre une position plus forte".
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est lui aussi déclaré "très inquiet" et a brandi la menace de sanctions si le dialogue entre les différentes forces politiques du pays ne reprend pas.
Dans un discours télévisé depuis le fief des Houthis dans la province de Saada (nord), leur chef Abdel Malek al-Houthi a expliqué que le coup de force était destiné à remédier à la vacance du pouvoir dans ce pays pauvre de la Péninsule arabique secoué par de multiples crises.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est arrivé samedi à Ryad pour sa première visite en Arabie saoudite depuis l'accession du roi Salmane au trône à la mort de son demi-frère Abdallah en janvier. Au menu des entretiens, figureront la question palestinienne, la crise syrienne et la situation au Yémen, où la milice chiite s'est emparée vendredi du pouvoir.
Les monarchies, dirigée par des dynasties sunnites, dont l'Arabie saoudite qui partage une longue frontière avec le Yémen, ont dénoncé dans un communiqué un "coup d'Etat inacceptable" des Houthis et appelé l'ONU à agir rapidement pour y "mettre fin".    
Comme un défi à l'autorité des nouveaux maîtres de Sanaa, un engin a explosé samedi à l'entrée sud du Palais présidentiel, faisant deux blessés dont un civil.
Simultanément, des miliciens chiites ont tiré en l'air à balles réelles pour disperser les protestataires sur une place près de l'Université de Sanaa, ont précisé les témoins en faisant état de 17 arrestations.
Des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes du pays, dont Taëz (sud-ouest), Hodeida (ouest), Ibb et Baïda (centre) pour dénoncer un "putsch" chiite, selon des témoins et des militants. 
 

AFP
Lundi 9 Février 2015

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