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Les meilleurs derbies de la planète : Quid du RAJA-WAC ?




Les meilleurs derbies de la planète : Quid du RAJA-WAC ?
“Fla-Flu” à Rio de Janeiro, Persépolis-Esteghlal à Téhéran ou Manchester City-Manchester United ce dimanche en Angleterre: la planète football regorge de ces derbies acharnés entre voisins.

Rio de Janeiro:
 Flamengo - Fluminense

“Fla-Flu”, sans doute le derby le plus célèbre du monde, a fêté son centenaire en juillet. La rivalité est présente depuis l’origine, le “Mengao” de Flamengo ayant été créé en 1911 par neuf joueurs issus du “Tricolor” de Fluminense. Le label “Fla-Flu” est apparu au milieu des années 20, sous la plume d’un célèbre journaliste sportif. Selon les chiffres de la Fifa, ce duel entre les deux grandes équipes de Rio a attiré plus de 177.000 spectateurs au Maracana en 1963.

Sao Paulo: Sao
Paulo - Corinthians

La capitale économique brésilienne compte quatre clubs en première division, mais le derby paulista le plus connu oppose Sao Paulo, finaliste de la Coupe sud-américaine 2012, et Corinthians. Les deux rivaux se sont affrontés plus de 300 fois et ce duel est désormais connu au Brésil comme le “majestueux”, une étiquette là aussi décernée par un célèbre journaliste sportif local.

Buenos Aires: River
Plate - Boca Juniors

Le “Superclasico”, qui oppose River Plate et Boca Juniors, deux clubs nés dans le quartier de la Boca, est sans doute l’un des derbies les plus violents, avec notamment 71 morts en 1968. D’un côté, Boca Juniors, le club des ouvriers et des dockers, les “bouseux”. De l’autre, River, qui a depuis déménagé dans le quartier middle-class de Nunez, le club des “millionnaires”, un surnom dû au fait que cette équipe a été la première à pouvoir s’acheter un joueur pour 10.000 pesos dans les années 1930... Diego Maradona a fini sa carrière par ce derby, en 1997, sous le maillot de Boca.

Montevideo: Penarol - Nacional
Né en 1891, le Penarol a été créé par des employés britanniques d’une compagnie ferroviaire locale. Huit ans plus tard, en réaction, apparaît le Nacional de Montevideo, le club des Uruguayens, qui prend les couleurs bleu, blanc et rouge du drapeau brandi alors par José Artigas, le héros national de l’époque. Les deux clubs, qui dominent outrageusement le palmarès national, se sont affrontés près de 500 fois depuis, dont ce fameux derby dit “de la valise”, en 1934, où le Penarol marqua après que le ballon avait rebondi sur la mallette du soigneur du Nacional, hors du terrain.

Glasgow: Rangers - Celtic
Avec la faillite des Rangers et leur rétrogradation en quatrième division, Glasgow a perdu le “Old Firm”, l’un des derbies les plus venimeux. La ligne de fracture entre “Gers” et “Hoops” (cerceaux, à cause de leur maillot cerclé vert et blanc) est religieuse. Les premiers sont soutenus par la communauté protestante, attachée à l’unité du Royaume-Uni, tandis que les supporteurs du Celtic sont pour la plupart catholiques, très souvent d’origine irlandaise, descendants des ouvriers venus travailler dans l’industrie lourde à la fin du XIXe siècle.

Manchester: City - United
La rivalité entre les Bleus ciel et les Rouges, vieille de 130 ans, n’a jamais été aussi intense que depuis la montée en puissance de City, grâce à l’argent d’Abou Dhabi. “C’est désormais le plus grand de tous les derbies”, a affirmé en mai l’entraîneur de MU, Alex Ferguson. Les supporteurs de City se considèrent comme les seuls vrais représentants de la ville de Manchester, alors que les “Red Devils” seraient les banlieusards parce que leur stade et le quartier où ils ont vu le jour, Newton Heath, sont éloignés du centre.
Liverpool: Liverpool - Everton
Le derby de la Mersey, du nom du fleuve qui arrose le grand port anglais, est en sommeil relatif depuis quelques années avec le déclin sportif des “Reds” du Liverpool FC, né à la fin du XIXe d’une scission au sein des Bleus d’Everton, le club d’origine et premier occupant du stade d’Anfield Road. Les enceintes de Goodison et d’Anfield se trouvent à quelques centaines de mètres l’une de l’autre, de part et d’autre d’un grand parc.

Madrid: Real - Atletico
Sur le papier, c’est un peu la bourgeoisie contre la classe ouvrière. Les noms des supporteurs reflètent cet antagonisme social, avec les “Merengue” (meringues) contre les “Colchoneros” (matelassiers). Même si la réalité est plus complexe, le Real Madrid attirant désormais des supporteurs de toutes les classes sociales. Sportivement, les Rouges et Blancs restent sur leur faim: leur dernière victoire face au Real remonte à la saison 1999-2000.

Barcelone: FC Barcelone - Espanyol
Ici, le clivage est plus régionaliste. Le Barça, aux origines bourgeoises et fer de lance du catalanisme depuis la Guerre civile espagnole, défend davantage les aspirations autonomistes que l’Espanyol, créé en opposition au FC Barcelone qui comptait de nombreux étrangers dans ses rangs. Depuis que l’Espanyol a déménagé à Cornella de Llobregat, ville au sud-ouest de Barcelone, il est regardé de haut par certains “Blaugrana” qui se considèrent comme seul club de l’élite à Barcelone.

Lisbonne:
Sporting Portugal - Benfica

Les Lions et les Aigles se sont affrontés pour la première fois le 1er décembre 1907, mais la mainmise du FC Porto sur le football portugais depuis 20 ans a quelque peu réduit la tension entourant le “derby éternel”. Historiquement, Benfica est plus populaire et le Sporting plus proche des élites.

Milan: AC Milan - Inter
Le déterminisme du derby de Milan s’est dissous avec le temps. L’Inter a d’abord été le club de la bourgeoisie et le Milan celui du peuple, mais aujourd’hui, la capitale lombarde se partage équitablement entre “Nerazzurri” et “Rossoneri”. L’Inter est né en 1908 d’une scission du Milan (fondé en 1899), qui refusait d’admettre des joueurs étrangers dans l’équipe, et a donc pris le nom d’Internazionale. Ce cosmopolitisme était très peu goûté à l’époque de Mussolini qui a rebaptisé un temps le club Ambroisie Milan, du nom de Saint Ambroise, évêque de la ville au IVe siècle.

Rome: AS Rome - Lazio
La “Stracittadina” est un des derbies les plus chauds de la planète football et la “Ville Eternelle” en parle toute l’année. Si les deux équipes se partagent la même pelouse du stade Olympique, elles n’ont pas les mêmes origines, l’AS Rome étant née dans les quartiers sud de Rome, les plus populaires, alors que la Lazio est plus le club de la région, le Latium, ou Lazio en italien. La Lazio, qui a choisi le bleu en référence aux premiers jeux Olympiques et au drapeau grec, est plus le club des élites.

Athènes: Olympiakos - Panathinaïkos
Derby des “éternels ennemis”, ce duel oppose les Verts du “Pana”, le club des riches industriels d’Athènes, aux Rouges de l’Olympiakos, le club des dockers et ouvriers du port du Pirée. A côté du foot, ces deux clubs s’affrontent aussi en basket, water-polo et volley.

Istanbul: Galatasaray - Fenerbahçe
La Turquie se divise en deux groupes qui se vouent le plus franc mépris: les adorateurs des “Lions” de Galatasaray et les idolâtres des “Canaris” de Fenerbahçe. Chaque club représente un continent, de part et d’autre du Bosphore: l’Europe pour le Galatasaray, l’Asie pour Fenerbahçe. L’antagonisme est aussi social. Issu du lycée impérial francophone de Galata Saray, le club homonyme jouit du soutien de la vieille bourgeoisie stambouliote, alors que Fenerbahçe est souvent associé aux nouvelles élites anatoliennes et taxé de club “nouveau riche”.

Téhéran: Persépolis - Esteghlal
La rivalité entre Persépolis et Esteghlal (“indépendance” en farsi) remonte aux années 1970.
A l’époque, le club d’Esteghlal était surnommé le Taj (la couronne), proche du pouvoir du Shah, et ses supporteurs étaient en majorité de la classe supérieure. Persépolis, au contraire, était considéré comme “populaire”. Depuis la Révolution islamique en 1979, cette rivalité de classes a disparu, reste la concurrence sportive.
Le Caire: Zamalek - Al Ahly
Le derby du Caire ne sera pas disputé cette saison, le Championnat égyptien ayant été suspendu depuis le drame de Port Saïd, en février, quand 70 supporteurs d’Al Ahly ont trouvé la mort. Al Ahly est le club du peuple, le Zamalek plutôt celui de l’élite, mais ils partagent les mêmes couleurs rouge et blanc, dominante rouge pour Al Ahly, blanche pour Zamalek. Les deux clubs sont les plus titrés d’Afrique, avec 7 Ligues des champions pour Al Ahly et 5 pour le Zamalek.

Yaoundé: Canon - Tonnerre
La capitale du Cameroun, pays fou de football, va retrouver cette saison son grand derby Canon contre Tonnerre. Le Tonnerre Kalara Club, ancien club du légendaire Roger Milla, vient de remonter en 1re division, et le Canon Kpa-kum (artilleur), s’il n’a plus été champion depuis 2002, reste un monument. Mais, signe du déclin du foot camerounais, le match ne fait plus recette comme dans les années 1970-80, quand les Verts du Kpa-kum étaient surnommés les Brésiliens de l’Afrique et que 100.000 spectateurs se massaient dans le stade Omnisports.

Johannesburg: Kaizer
Chiefs - Orlando Pirates

Les Kaizer Chiefs sont le succédané du Kaizer XI, né en 1970 d’une scission des Orlando Pirates, eux-mêmes apparus en 1937. Et depuis plus de 40 ans, ce derby met le feu au township de Soweto. Le nom de Chiefs a en fait été importé des Etats-Unis par Kaizer Motaung, un joueur professionnel sud-africain parti faire carrière en MLS (Championnat nord-américain) sous les couleurs des Atlanta Chiefs.

AFP
Samedi 8 Décembre 2012

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