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Les méduses pourraient révolutionner les sous-marins




Le mode de déplacement des méduses et des lamproies, qui aspirent l'eau vers elles pour aller de l'avant, pourrait permettre de concevoir des sous-marins d'un type nouveau, bien moins énergivores, selon une étude publiée mardi.
"Nos recherches montrent que les méduses et les lamproies aspirent l'eau vers elles pour aller de l'avant au lieu de pousser contre l'eau derrière elles, comme cela avait été supposé auparavant", a dit à l'AFP John Dabiri de l'université de Stanford aux Etats-Unis, coauteur de cette étude publiée dans Nature Communications.
Cette découverte "remet en cause toutes nos hypothèses", selon l'ingénieur. Ce constat pourrait, à terme, permettre de "concevoir des véhicules sous-marins qui se déplacent avec une efficacité énergétique sans précédent", selon lui.
On savait déjà que les méduses et les lamproies étaient capables de se déplacer très vite sans dépenser beaucoup d'énergie mais on ignorait la raison.
"Si le mécanisme d'aspiration observé chez les animaux peut-être appliqué aux véhicules sous-marins, on pourrait réaliser des économies d'énergie significatives", fait valoir l'ingénieur. Les lamproies sont une espèce de poisson très ancienne, qui ondule comme une anguille, et les méduses sont des êtres mous, sans squelette ni cerveau, qui peuplent les océans depuis des millions d'années, avant même la formation des continents.
Pour définir leur mode de locomotion, les chercheurs sont passés par l'étude de la pression de l'eau entourant les animaux.
"En mesurant, pour la première fois, la pression que ces animaux exercent sur l'eau environnante, nous avons démontré que leur mécanisme de nage est très différent de ce que nous pensions", a expliqué John Dabiri, rapporte l’AFP.
Selon son mode de déplacement, l'animal crée, dans l'eau qui l'entoure, une haute ou une basse pression.  Bouger son corps vers le côté crée une haute pression alors qu'une rotation du corps crée des tourbillons qui s'accompagnent d'une basse pression.
Dans le cas de la haute pression, l'animal peut s'en servir pour se propulser tandis qu'une basse pression tire l'animal vers l'avant comme s'il était aspiré.
"Nos résultats indiquent que ces nageurs, très performants, utilisent principalement le mécanisme à basse pression", a souligné John Dabiri.
 

Vendredi 6 Novembre 2015

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