Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les médecins internes et résidents défient Benkirane

Le chef du gouvernement appelé à assumer ne serait-ce qu’une seule garde dans les hôpitaux publics




La Commission nationale des médecins internes et résidents du Maroc a entamé des réunions avec les centrales syndicales et les partis politiques en vue de les mettre au courant de leurs revendications.
Elle a, en effet, rencontré certaines formations politiques dont  le PPS, le PJD et le PAM, et elle compte se réunir, au cours de cette semaine avec l’USFP, le Parti de l’Istiqlal et éventuellement le RNI. «Nous avons adressé des demandes aux partis politiques. Nous allons rencontrer ceux d’entre eux qui ont accepté de nous recevoir, de nous écouter et d’appuyer nos revendications légitimes», a assuré Mohamed Benchad, coordinateur national de la Commission nationale des médecins internes et résidents du Maroc.
La même source a souligné que ladite coordination s’est déjà réunie avec des responsables des centrales syndicales, à savoir la CDT et l’UMT, et que d’autres réunions sont prévues avec les directions respectives de la FDT et de l’UGTM.
A noter qu’une rencontre devait avoir lieu hier entre les représentants de la coordination et les professeurs universitaires qui interviennent comme médiateurs entre eux et le ministère de la Santé, en vue de parvenir à un accord de nature à mettre fin au conflit social qui perdure depuis des mois.
« Ce que nous demandons, c’est que le ministère de la Santé applique les accords signés depuis 2007 », a martelé Mohamed Benchad dans une déclaration à Libé.
L’une des revendications principales des médecins internes consiste en  l’amélioration des conditions de travail et de révision à la hausse des traitements. Malgré le travail énorme que ces professionnels de la santé accomplissent (opérations chirurgicales, garde, diagnostics, urgences...), ils ne perçoivent que 3500 DH per capita et par mois, ce qui est dérisoire. Les médecins demandent également à ce que leurs diplômes bénéficient d’une équivalence avec le doctorat et non avec le master comme cela semble être le cas à en juger par les salaires qu’ils perçoivent. Les médecins demandent également que fin soit mise à une pratique jugée humiliante et inhumaine et consistant en une obligation de garde de 24 heures suite à laquelle ils sont tenus de travailler le lendemain sans bénéficier du moindre repos.
Hier, les médecins internes et résidents ont diffusé une image à travers laquelle ils ont mis le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, au défi d’effectuer 24 heures de garde dans un hôpital et de travailler normalement le lendemain. «Cette invitation n’est pas pour démontrer l’ampleur du préjudice subi par les médecins, mais elle vise essentiellement à améliorer les conditions d’accueil des malades. Il paraît qu’il y a un abîme entre la réalité et les responsables. Cela est dû au fait que ces derniers préfèrent se soigner à l’étranger ou dans des cliniques privées».

T. Mourad
Mardi 1 Décembre 2015

Lu 897 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs