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Les malades pris en otage : La santé publique sous haute tension




Le torchon continue de brûler entre les médecins, le personnel médical gréviste et le ministère de la Santé publique. La situation est telle que c’est un autre ministère qui a dû intervenir pour rappeler tout ce beau monde à la raison. Il faut dire qu’une grève dans le secteur de la Santé ne peut laisser indifférent.
Il est à rappeler que suite aux grèves observées, depuis un  certain temps déjà, par les médecins internes et résidents, nombre de citoyens ont eu la désagréable surprise, dans les différents hôpitaux du Royaume, de ne pas pouvoir bénéficier des soins  nécessaires faute de personnel médical. La situation a atteint son paroxysme au niveau de certaines urgences où la permanence n’a pas été assurée. Au ministère de l’Intérieur, on a dû estimer qu’il y avait urgence. Ainsi les grévistes ont été sommés de rejoindre leur poste sous peine d’y être emmenés de force.
Plusieurs médecins ont dû s’exécuter tout en dénonçant les interventions musclées des forces de l’ordre pour mettre fin aux grèves et sit-in pacifiques des protestataires notamment les pharmaciens et les dentistes. Avançant de leur côté qu’ils seraient, de loin, plus judicieux de répondre aux revendications du personnel médical.     Par ailleurs, comme décidé, les médecins généralistes ont boycotté dimanche dernier les examens d’accès à la Fonction publique. C’est le résultat du bras de fer engagé entre Yassmina Baddou et ces médecins qui demandent l’intégration directe.
Pour les médecins internes et résidents, ils demandent, en premier lieu, l’équivalence du doctorat en médecine au doctorat national.  Leurs revendications portent  également  sur la comptabilisation de l’ancienneté ainsi que sur leur intégration à la Fonction publique à partir de la première année de résidanat. Tout en dénonçant la dégradation de leur situation sociale, les médecins internes réclament d’être indemnisés pour les gardes effectuées et demandent de profonds changements concernant les procédures d’affectation.
Outre ces revendications, il y a lieu de citer le droit de bénéficier d’une formation continue sans contrat, la révision de la formation de base, ainsi que la mise en œuvre d’un programme précis de formation continue. Les médecins contestent enfin la réforme de la loi 10-94 régissant l’exercice de la médecine.

LARBI BOUHAMIDA
Mercredi 1 Juin 2011

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