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Les lésions cérébrales traumatiques augmentent le risque de décès prématuré




Les lésions cérébrales traumatiques augmentent le risque de décès prématuré
Les victimes de lésions cérébrales traumatiques ont trois fois plus de risque de mourir de façon prématurée que le reste de la population, souvent par suicide ou accident, révèle une étude publiée mercredi aux Etats-Unis.
Ces lésions résultent d'un choc à la tête ayant entraîné une fracture du crâne, une hémorragie interne, la perte de connaissance pendant plus d'une heure ou une combinaison de ces symptômes, précisent les auteurs. Et de citer le cas du champion allemand de formule 1 Michael Schumacher, victime d'un accident de ski en décembre et toujours dans un coma artificiel.
Pour cette étude, les scientifiques ont examiné des dossiers médicaux en Suède de 218.300 survivants de lésions cérébrales traumatiques, ainsi que de 150.513 de leurs soeurs et frères et d'un groupe témoin de plus de deux millions de personnes.
"Nous avons constaté que les personnes qui ont survécu six mois après une lésion cérébrale courent trois fois plus de risque de mourir prématurément que ceux du groupe témoin et 2,6 fois plus que leurs frères ou soeurs", précise le Dr Seena Fazel, chercheuse de l'ONG britannique Wellcome Trust à Oxford, l'un des auteurs.
Le fait de comparer avec les soeurs et frères permet de prendre en compte des facteurs génétiques dans la mortalité, précisent ces chercheurs dont l'étude paraît dans le Journal of the American Medical Association Psychiatry. 
Chez un grand nombre des personnes victimes de lésions cérébrales traumatiques, des troubles psychiatriques ont été diagnostiqués. Nombre d'entre elles ont été toxicomanes.
Les recommandations médicales actuelles ne prévoient pas d'évaluations psychiatriques ou une surveillance de risque de suicide chez ces patients.
Cette étude plaide au contraire pour traiter les survivants de lésions cérébrales traumatiques comme des patients atteints de maladie chronique requérant des soins à long terme. 
Les raisons pour lesquelles les victimes ont un risque nettement accru de décès prématuré restent obscures. Mais, selon ces chercheurs, cela pourrait s'expliquer par le fait que des parties du cerveau jouant un rôle dans le jugement et l'évaluation du risque pourraient avoir été affectées par le traumatisme.
Même des chocs plus mineurs au cerveau comme des commotions peuvent avoir une incidence sur la mortalité précoce, révèle aussi l'étude. Ce type de commotion peut se produire en pratiquant des sports comme le football américain, le rugby ou le base-ball.
Environ 1,7 million de personnes aux Etats-Unis et un million en Europe sont hospitalisées chaque année après une lésion cérébrale traumatique, le plus souvent après un accident de la route, de sport ou une chute.

Jeudi 23 Janvier 2014

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