Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les légumineuses, une culture indispensable pour les communautés vulnérables


Les Nations unies ont proclamé 2016 Année internationale des légumineuses



Les légumineuses font partie de la tradition culinaire marocaine depuis des lustres. Elles sont couramment consommées notamment en hiver et  au mois de Ramadan. Très appréciées des Marocains, elles constituent l’un des ingrédients les plus consommés de la table marocaine.
Très nutritives, les légumineuses sont une culture indispensable pour les communautés vulnérables. Notamment dans les pays en développement où elles « constituent 75% de l'apport alimentaire moyen, contre 25% dans les pays industrialisés », selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
Les légumineuses telles que les lentilles, les haricots, les pois et les pois chiches constituent une part essentielle du panier alimentaire de base de nombreuses populations, estime l’agence onusienne. « Elles fournissent une alternative bon marché aux protéines animales: les légumineuses contiennent des protéines (de 20 à 25% de leur poids), alors que le blé en contient 10% et la viande de 30 à 40%. Les légumineuses constituent une culture de plus en plus importante pour les petits agriculteurs, en particulier pour les agricultrices qui sont plus représentées que les hommes dans ce secteur », poursuit-elle.
Parce qu’elles sont une source essentielle de protéines et d’acides aminés d’origine végétale pour tous les habitants de la planète, la FAO estime qu’elles « devraient être consommées dans le cadre d’un régime alimentaire équilibré, propre à lutter contre l’obésité, mais aussi à prévenir et à traiter les maladies chroniques telles que le diabète, les pathologies cardiovasculaires et le cancer ».
En plus de constituer également une source de protéines d’origine végétale pour les animaux, les légumineuses sont des « plantes dont les propriétés fixatrices d’azote peuvent contribuer à accroître la fertilité des sols et avoir des effets bénéfiques sur l'environnement », soutient l’agence.
Par ailleurs, la production de légumineuses est très économe en eau, en particulier par rapport aux autres sources de protéines.
En effet, « il faut 50 litres d'eau pour produire un kilogramme de dal (pois cassés ou lentilles) alors qu’il faut 4 325 litres d'eau pour un kilogramme de poulet, 5 520 litres pour un kilogramme de viande de mouton, et 13 000 litres d'eau pour produire un kilogramme de viande de bœuf », rappelle-t-on.
Il paraît dès lors judicieux le choix de cultiver des légumineuses dans les zones et les régions sèches et celles sujettes à la sécheresse du fait de leur faible empreinte en eau, suggèrent les experts de la FAO.
Ce n’est donc pas un hasard si la soixante-huitième Assemblée générale des Nations unies a proclamé « 2016, Année internationale des légumineuses » (AIL).
Comme indiqué sur le site Internet de la FAO, « l’AIL 2016 vise à sensibiliser l’opinion publique aux avantages nutritionnels des légumineuses dans le cadre d’une production vivrière durable, à l’appui de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ».
Selon l’organisation, la célébration de cette année est « une excellente occasion de favoriser des rapprochements dans toute la chaîne de production de manière à mieux exploiter les protéines issues des légumineuses, à renforcer la production de légumineuses à l’échelle mondiale, à tirer un meilleur parti de la rotation de cultures et à trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans le commerce des légumineuses ».
L’importance des légumineuses est telle que l’ONU a désigné la FAO pour faciliter la mise en œuvre de « l’Année internationale des légumineuses », en collaboration avec les gouvernements, les organisations compétentes, les organisations non gouvernementales et autres parties prenantes concernées.
Pour autant, et en dépit de son importance, la consommation de légumineuses est en baisse à travers le monde : «Bien que la production mondiale de légumineuses ait augmenté de plus de 20% ces 10 dernières années, la consommation a enregistré une baisse lente mais régulière au cours de  cette même période, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement », observe la FAO, expliquant que « cela pourrait en partie s’expliquer par une incapacité du secteur productif à suivre le rythme de la croissance démographique, ainsi que par une évolution dans de nombreux pays vers des régimes alimentaires basés sur la viande ».
Utilisées dans l’alimentation humaine et animale, les légumineuses désignent uniquement les plantes récoltées pour l’obtention de grains secs, d’après les experts de la FAO. « Ce qui exclut les plantes récoltées vertes pour la consommation alimentaire et classées dans la catégories des cultures légumières, ainsi que les cultures utilisées principalement pour l'extraction d’huile et les cultures légumineuses utilisées exclusivement à des fins de semis », précise-t-on.
Pour rappel, le lancement officiel de l'Année internationale des légumineuses était intervenu le 10 novembre dernier au siège de la FAO à Rome.
 

Alain Bouithy
Lundi 18 Janvier 2016

Lu 1369 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs