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Les joueurs de foot qui ont vécu une guerre civile sont plus violents




Les scientifiques ont remarqué que plus les joueurs avaient été exposés à des guerres civiles pendant de nombreuses années, plus ils recevaient de cartons jaunes et rouges pendant les matchs. A cet effet, ils ont étudié le nombre de sanctions infligées dans les championnats nationaux d'Angleterre, de France, d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne entre 2004 et 2006, et aussi dans les matchs des compétitions de l'UEFA.
Comme les joueurs de ces compétitions sont originaires de plus de 70 pays, certains n'ont donc jamais connu de guerre civile alors que d'autres proviennent de pays où le conflit interne est permanent.Les cartons jaunes sont les plus parlants, car distribués plus souvent, pour des injures et des violences «limitées». Les pays en guerre civile entre 1980 et 2005 ont fourni les joueurs qui en reçoivent le plus:
 «La Colombie et Israël sont les deux pays de notre échantillon qui ont été en guerre chaque année depuis 1980, et leurs joueurs sont remarquablement violents. Le défenseur de l'Inter Milan Ivan Ramiro Cordoba (originaire de Colombie) est un cas d'école: en 2004-2005 et en 2005-2006, il a récolté un score impressionnant de 25 cartons jaunes.»
Les joueurs de foot, jeunes et athlétiques, sont des cobayes parfaits puisque «les jeunes hommes en forme physique sont les premiers à perpétrer des violences dans à peu près toutes les sociétés de nos jours (et aussi historiquement)». Les scientifiques ont ainsi remarqué que, si un conflit civil a eu lieu avant la naissance des joueurs, ils ne seront pas forcément plus agressifs que les autres:  il faut l'avoir vécu directement pour en subir les conséquences psychologiques. Et avoir été exposé à une guerre civile ne fait pas marquer plus ou moins de buts: ces joueurs affichent la même moyenne que les autres joueurs.
Mais, attention, ce qui vaut pour les joueurs de foot ne doit pas s'appliquer forcément à toute une société. Avoir vécu plusieurs années dans un pays en proie à une guerre civile ne rend pas toujours plus violent, et les chercheurs admettent plusieurs limites à leur enquête:
«Déjà, notre échantillon se compose uniquement de jeunes hommes, dont les valeurs diffèreront de celle de la population générale de leur pays. Ensuite, les valeurs et le comportement des jeuens hommes talentueux peuvent différer de celle d'autres jeunes hommes de leur pays d'origine.»

Slate.fr
Samedi 19 Mars 2011

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