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Les jihadistes progressent en Syrie et en Irak




Les jihadistes progressent en Syrie et en Irak
Les chefs militaires de la coalition anti-jihadistes devaient se réunir mardi à Washington alors que la campagne de frappes en Syrie et en Irak n'empêche pas le groupe de l'Etat islamique d'avancer, notamment à Kobané où il a pris position dans le centre-ville.
Le président américain Barack Obama devait participer à cette réunion, inédite depuis le début de la guerre, entre les chefs des armées de 22 pays engagés dans la coalition internationale.
 En dépit des raids menés quotidiennement par les avions américains et alliés, les jihadistes ont atteint lundi pour la première fois le centre de la ville kurde de Kobané, dans le nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
 "Jusqu'à présent, ils venaient de l'est, avançaient puis reculaient mais cette fois ils se sont bien installés (au centre). Ils contrôlent désormais la moitié de la localité" malgré la résistance farouche des combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG, branche syrienne des rebelles kurdes turcs du PKK), a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.
 L'EI cerne "déjà la ville de trois côtés différents", a indiqué à l'AFP Feyza Abdi, élue au conseil municipal de Kobané et réfugiée en Turquie.
Mardi matin, des combats faisaient rage dans les faubourgs au nord qui mènent au poste-frontière turc de Mursitpinar. La coalition a mené une nouvelle frappe aérienne sur la zone, selon un journaliste de l'AFP du côté turc de la frontière et des témoins faisant état de plusieurs raids nocturnes.
En Irak, les jihadistes sunnites ont encore marqué des points notamment à Al-Anbar, où l'armée n'a eu de cesse de perdre du terrain dans la plus vaste province du pays, dont des insurgés contrôlaient déjà certaines parties depuis le début de l'année.
Dans ce territoire de l'ouest de l'Irak bordant la Syrie, la Jordanie et l'Arabie saoudite, le dernier retrait de l'armée est survenu dimanche lorsque 300 soldats ont abandonné le camp qu'ils occupaient près de la ville de Hit.
 Hit, qui était l'un des derniers bastions du gouvernement à Al-Anbar, est "maintenant contrôlée à 100% par l'EI", a assuré un responsable de la police provinciale. Selon l'ONU, les combats pour la prise de la ville ont poussé 180.000 personnes à la fuite.
"On peut dire que 85% d'Al-Anbar est sous contrôle de l'EI", estime le n°2 du conseil provincial, Faleh al-Issawi, alors que l'étau se resserre sur Ramadi, chef-lieu d'Al-Anbar dont des quartiers entiers échappent déjà au contrôle des autorités. "Si la situation continue d'évoluer dans la même direction, sans intervention de forces terrestres étrangères dans les 10 jours, alors la prochaine bataille se déroulera aux portes de Bagdad", a-t-il prévenu.
Amnesty international a accusé lundi les milices chiites combattant l'EI aux côtés des forces gouvernementales de commettre des crimes de guerre à l'encontre de la population sunnite. 

AFP
Mercredi 15 Octobre 2014

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