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Les indépendantistes en tête en Ecosse Le Labour relégué à la troisième position

Pour la mairie de Londres, confortable avance de plus de dix points au candidat travailliste Sadiq Khan selon les sondages




Les indépendantistes en tête en Ecosse Le Labour relégué à la troisième position
Le Parti national écossais (SNP, indépendantiste) a revendiqué vendredi matin une "victoire historique" au Parlement régional d'Ecosse, où le Labour semblait relégué à la troisième place derrière les conservateurs, à l'occasion d'élections à valeur de test pour le Parti travailliste de Jeremy Corbyn.
D'autres résultats d'élections locales étaient attendus vendredi dans le pays, en particulier à Londres où le candidat travailliste Sadiq Khan était favori et pourrait devenir le premier maire musulman d'une grande capitale occidentale.
La victoire du SNP en Ecosse pourrait donner des munitions supplémentaires au SNP pour réclamer un nouveau référendum sur l'indépendance. Surtout si le Royaume-Uni vote pour une sortie de l'Union européenne, un "British Exit" ou Brexit, lors du référendum sur cette question le 23 juin, alors que les Ecossais veulent rester dans l'Union européenne.
Tous les votes ne sont pas encore dépouillés "mais ce qui est clair déjà, c'est que le SNP a remporté une troisième élection consécutive au Parlement (écossais)", a déclaré sa dirigeante, Nicola Sturgeon. "C'est historique".
En début de matinée, son parti pouvait compter sur 58 sièges sur les 93 dépouillés. Au total, le Parlement écossais compte 129 sièges. Lors du dernier scrutin régional de 2011, le SNP avait remporté 69 sièges au total.
Dans cette région du Royaume-Uni qui était un fief du Labour jusqu'aux législatives de 2015, les travaillistes semblaient quant à eux être relégués à la troisième position, les Conservateurs étant en bonne voie pour devenir la deuxième force du parlement régional écossais.
"Il semble que les conservateurs vont confortablement sortir devant le Labour en terme de sièges au Parlement de Holyrood", a déclaré à la BBC l'expert électoral John Curtice, de l'université de Strathclyde.
Ailleurs dans le pays, où se sont tenues diverses élections régionales et locales, les premiers résultats "ne sont pas aussi mauvais pour le Parti (travailliste) qu'anticipés par les sondages", a-t-il ajouté.
Ainsi, au Pays de Galles, où 38 sur 60 sièges ont été dépouillés, le Parti travailliste a d'ores et déjà décroché 25 sièges. En 2011, il en avait remporté 30.
A Londres, dont les résultats sont attendus aux alentours de 17h00 GMT, les derniers sondages ont donné une avance de plus de dix points au candidat travailliste à la mairie de Londres, Sadiq Khan, 45 ans, fils d'un chauffeur d'autobus pakistanais, sur son principal adversaire, le conservateur et fils de milliardaire Zac Goldsmith, 41 ans.
Sadiq Khan, député de Tooting, un quartier populaire du sud de Londres où il a grandi en cité HLM, devrait ainsi succéder à l'excentrique conservateur Boris Johnson.
Si les résultats finaux s'avèrent trop mauvais pour le principal parti d'opposition, son leader Jeremy Corbyn pourrait voir son autorité sérieusement remise en cause par une fraction du parti, qui n'a pas digéré de voir ce gauchiste élu à la tête du parti en septembre et l'estime incapable de mener les travaillistes à la victoire aux élections législatives de 2020.
Corbyn est déjà au cœur d'une tempête après la suspension de plusieurs membres du parti pour des propos jugés antisémites, dont une députée et l'ex-maire de Londres, Ken Livingstone, un de ses proches.
Au cours d'une campagne âpre, voire calomnieuse, le Parti conservateur ne s'est pas gêné pour alimenter la polémique sur l'antisémitisme au sein du Labour ou pour accuser Sadiq Khan, ancien avocat des droits de l'Homme, d'avoir fréquenté des extrémistes islamistes.
Ces attaques ont même été relayées par le Premier ministre David Cameron la veille du scrutin encore. Mais certains analystes estiment qu'elles pourraient avoir eu l'effet inverse de celui recherché à Londres, ville cosmopolite par excellence.
Tant Sadiq Khan que Zac Goldsmith ont promis de répondre aux problèmes les plus criants de la capitale, dont la population a augmenté de 900.0000 habitants en huit ans pour atteindre 8,6 millions: logements inabordables, transports saturés et pollution.
L'une de leurs principales différences concerne le référendum du 23 juin, Zac Goldsmith plaidant pour le Brexit quand son adversaire souhaite à l'instar de son parti le maintien du Royaume-Uni dans l'UE.

Samedi 7 Mai 2016

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