Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les grandes lignes de la plateforme du IXème Congrès de l’USFP : Pour des mécanismes institutionnels à même de renforcer l’action féminine au sein du parti




Les grandes lignes de la plateforme du IXème Congrès de l’USFP : Pour des mécanismes institutionnels à même de renforcer l’action féminine au sein du parti
La femme était, jusqu’aux années 90, presque exclue  du centre de décision politique et administrative au Maroc.
Au niveau politique, l’article 8 de la Constitution de 1996 disposait que les femmes devaient jouir des mêmes droits que les hommes en ce qui concerne le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. Et pourtant, la représentation des femmes au sein des conseils locaux  était symbolique et leur présence au  Parlement était bloquée par une volonté politique jusqu’au début des années 90 (élections de 1993). Deux femmes seulement étaient membres du Parlement durant les  5ème et 6ème législatures.
Les femmes n’ont pas pu dépasser le seuil de la représentation symbolique que lorsque le principe de « la discrimination positive » a été imposé en permettant à 30 femmes d’accéder au Parlement par la liste nationale lors des législatives de 2002. La représentativité de la femme au Parlement est passée, donc, de 0,66 % à 10,8 %.  Lors des dernières élections (2011), on a élargi « la liste nationale », ce qui a permis à 60 femmes de faire leur entrée au Parlement et qui s’ajoutent à celles qui ont pu décrocher des sièges au sein de l’Hémicycle par la voie des listes normales. Par conséquent, la représentativité des femmes à la Chambre des représentants s’est élevée à 15,5 %. Mais ce chiffre reste en deçà du tiers qui permet aux femmes d’influer sur la prise des décisions et d’imposer leurs orientations visant le renforcement du principe de l’égalité dans les politiques publiques.
Quant à la présence des femmes au sein du gouvernement, il faut signaler la nomination de quatre femmes au poste de secrétaire d’Etat pour la première fois dans l’histoire du Maroc, par Feu Hassan II en 1997. Depuis ce temps-là, les femmes ont été présentes dans tous les gouvernements. Leur nombre oscille entre 2 et 7 femmes en 1998 (le gouvernement de l’Alternance sous la direction de Abderrahman El Youssoufi) et 2007. Tandis que l’actuel gouvernement ne compte qu’une seule femme, et ce malgré le changement politique, le développement du système juridique, le rôle positif des femmes qui ont occupé des postes au sein des gouvernements durant plus d’une décennie, et l’évolution de la mentalité dans la société qui accepte la présence de la femme dans les postes de responsabilité. Cette présence reste relativement limitée par rapport à sa participation dans les diffrents secteurs de gestion de la chose publique. En effet, le taux des magistrates ne dépasse pas 19,7 %, la présence des femmes aux postes de responsabilité dans la Fonction publique ne dépasse pas 12 %, et seulement 10 femmes occupent le poste d’ambassadeur au niveau diplomatique.

Les mécanismes institutionnels pour la réalisation de l’égalité et la promotion de la famille et de l’enfance
La nouvelle Constitution a mis en place plusieurs mécanismes qui ont pour but de préserver les droits et les principes essentiels énumérés dans son préambule ou dans plusieurs de ses dispositions concernant la femme, la famille, l’enfance ou les jeunes. La finalité est de garantir la participation de toutes les potentialités de la société dans le développement économique et social escompté, et de faire du développement humain un pilier du développement global. L’on insiste ici sur deux mécanismes :

L’autorité chargée de la parité et de la lutte contre toutes formes de discrimination.
Cette autorité est censée appuyer tous les efforts déployés visant à instaurer la parité et la lutte contre la discrimination sous toutes ses formes, et à prendre toutes les mesures institutionnelles, juridiques et organisationnelles visant à garantir les droits des femmes et la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes dans tous les domaines, car cette égalité est la pierre angulaire de tout projet démocratique.
En ce sens, cette autorité est un mécanisme pour la mise en œuvre des dispositions de la Constitution et les prémunir contre tout abus. Et pour que cette instance puisse jouer son rôle, elle doit être indépendante du pouvoir exécutif, et disposer de tous les moyens matériels et humains en vue de présenter son expertise, donner des directives et propositions relatives aux droits civils, sociaux, économiques, et culturels fondés sur l’approche genre, et ce pour lutter contre toutes formes de discrimination.


Le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance

Le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance renforce tous les efforts visant à instaurer la participation de la famille au projet démocratique. Nous considérons au sein de l’USFP que ce Conseil est censé définir le cadre de son intervention d’une manière précise et claire et insister sur l’opérationnalisation démocratique de la Constitution basée sur l’authentification des concepts en rapport directement avec la suprématie des conventions internationales. Car la définition des concepts est une question importante  qui doit répondre aux objectifs tracés par l’article 169 de la Constitution relatif au Conseil consultatif de la famille et de l’enfance.
Et si le concept de l’enfant ne pose aucun problème quant à sa définition au niveau national, car il y a des critères internationaux et nationaux reconnus par tout le monde, celui de la famille, au contraire, pose problème et nécessite donc  une clarification.
Notre vision au sein de l’USFP est que la diversité des types de famille est importante, car la vision que tentent  d’imposer aujourd’hui le gouvernement et son aile propagandiste nécessite obligatoirement la définition des missions de ce Conseil.
La mission essentielle du Conseil est de défendre les droits de la famille quelle que soit sa nature et la doter de moyens pour  lui permettre de réaliser ses fonctions sociales, culturelles, économiques et environnementales. Il échoit également à ce Conseil la révision des dispositions du Code de la famille et les autres codes  en les harmonisant avec les dispositions de la Constitution relatives à la femme, la famille et l’enfance.
Et pour garantir une vision globale et interactive entre les instances et les conseils prévus par la Constitution (l’autorité chargée de la parité et de la lutte contre toutes formes de discrimination, le Conseil consultatif de la famille et de l’enfance, le Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger), nous proposons de travailler sur les lois organiques à travers les organes du parti et les deux groupes du parti au Parlement pour élaborer une vision claire qui permet de discuter les projets du gouvernement dans ce domaine sur la base de nos choix démocratiques et modernistes et de notre projet sociétal. 

Libé
Vendredi 7 Décembre 2012

Lu 1771 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs