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Les grandes lignes de la plateforme culturelle du IXème Congrès national de l’USFP : Le grand défi du projet sociétal démocratique moderniste est d’ordre culturel et idéologique




Les grandes lignes de la plateforme culturelle du IXème Congrès national de l’USFP : Le grand défi du projet sociétal démocratique moderniste est d’ordre culturel et idéologique
Le IXème Congrès national de l’USFP aura pour mission principale d’évaluer l’expérience du Parti dans le domaine culturel et de prendre des décisions fermes, et ce en vue de changer radicalement ses concepts et sa philosophie. L’évolution rapide de la société et les révolutions technologiques et médiatiques exigent cette révision pour que le Parti recouvre son rôle d’antan de leader et utilise la culture et l’information comme outils essentiels dans sa lutte pour la démocratie, le socialisme et la modernité.
Le champ culturel actuel et les perspectives de l’action du Parti
L’Union socialiste des forces populaires a participé à la formation des élites intellectuelles et culturelles dans tous les domaines, ce qui a renforcé sa présence dans le champ culturel national.
Le plus grand défi du projet sociétal démocratique moderniste aujourd’hui est un défi culturel et idéologique notamment dans le contexte de la montée du courant conservateur. Les élites partisanes et nationales sont dans l’obligation d’établir des frontières entre le discours religieux et le discours politique d’une part, et libérer le discours religieux des interprétations conservatrices et irrationnelles qui vont à l’opposé des valeurs universelles et humanistes des temps modernes d’autre part. Ces élites ont également une mission de participer à la production d’un discours rationnel autour de notre islam en tant que religion d’ouverture, de tolérance et d’effort intellectuel.
La question religieuse
et la pratique politique
Dans le contexte du Printemps démocratique dans le monde arabe, notre pays a connu un mouvement social mené  par les jeunes du Mouvement du  20 février qui réclamaient la fin de la corruption et aspiraient à la liberté et à la justice sociale.
L’on peut dire que les slogans qui ont été scandés par les jeunes de ce mouvement sont les mêmes revendications que la gauche, et tout particulièrement l’USFP, défendait.
Mais la question qui s’impose maintenant est la suivante : comment expliquer la montée des courants conservateurs qui ont conquis le pouvoir et le recul des courants démocratiques modernistes ? L’analyse de cette situation paradoxale –c’est-à-dire des partis conservateurs ont cueilli, politiquement parlant, les fruits de la révolution démocratique dans le monde arabe- démontre clairement le recul dans l’enracinement de la pensée moderniste.
Ce recul peut également être expliqué par la dispersion des partis de la gauche qui n’arrivent pas à s’accorder sur des points communs, et aussi par tous les projets catastrophiques qui ont affaibli le rôle pionnier de l’université et les centres de recherches.
Quant à la question religieuse, nous sommes à l’USFP pour un Etat civil pour tous, un Etat neutre qui garantit les droits de tous les citoyens, un Etat de paix, de tolérance et d’acceptation de l’autre.
L’USFP considère que la société de la modernité et l’édification d’un Etat de droit et des institutions nous oblige à opérationnaliser la Constitution en ce qui concerne la mise en place du Conseil national des langues et de la culture, la défense du droit d’accès à l’information, la lutte contre la rente culturelle dans le domaine médiatique, la réforme du système de l’éducation, la lutte contre l’analphabétisme, et l’accès à la société du savoir et la recherche scientifique.
Quelle politique culturelle dans le Maroc d’aujourd’hui ?
Parler de la culture est lié aujourd’hui  à des notions telles l’investissement culturel, l’industrie culturelle, la diversité culturelle, le dialogue des cultures. Ces notions nécessitent une vision claire, globale et des mesures précises pour qu’elle soit réalisable selon une approche centrale qui prend en considération sa fonction cognitive, économique, sociale et psychologique. Parler d’une politique culturelle dans le Maroc d’aujourd’hui découle de l’importance que joue la culture dans les divers pays à cause du changement intellectuel et politique qui a eu des répercussions sur la réalité et sur le discours médiatique et philosophique.
Pour tout cela, nous posons au sein de l’USFP les questions suivantes : le Maroc dispose-t-il d’une politique culturelle ? Et quelle est la relation entretenue entre cette politique culturelle et le choix démocratique moderniste ?
Ce que nous constatons aujourd’hui au Maroc, c’est le manque d’une politique culturelle claire pour gérer tous ces problématiques, et l’efficacité et l’influence de l’action culturelle sur l’opinion publique et les centres de décision au Maroc d’aujourd’hui sont limités, alors qu’elle était auparavant au cœur des préoccupations du champ politique, social et économique.

Libé
Samedi 1 Décembre 2012

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