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Les frappes contre la Syrie repoussées en dépit de la pression franco-américaine

Poutine sort vainqueur des tractations internationales




Les frappes contre la Syrie repoussées en dépit de la pression franco-américaine
Le président américain Barack Obama souhaite donner une chance à la diplomatie au moment où la Syrie assure être prête à renoncer à son arsenal chimique mais ne veut pas relâcher la pression sur Damas, tout comme le Français François Hollande qui a réuni mercredi un Conseil de défense à Paris.
Confrontés à un premier refus de Moscou sur un projet de résolution de l'ONU destiné à contraindre le régime de Bachar Al-Assad à tenir ses engagements, les présidents américain et français craignent une manoeuvre dilatoire. Mais, face à des opinions très sceptiques, ils ne peuvent refuser la main tendue de Damas et de son indéfectible allié russe.
A l'issue de 48 heures d'intenses activités diplomatiques qui ont éloigné la perspective de frappes sur le pays ravagé par la guerre civile, le président américain a jugé mardi soir que la proposition russe de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international constituait un signe "encourageant".
S'il a demandé au Congrès de ne pas voter immédiatement sur un éventuel recours à la force, le président américain a rappelé que l'option militaire restait sur la table.
Dénonçant l'attaque chimique "écœurante" commise par le régime Assad qui a fait plus de 1.400 morts selon le renseignement américain, il a évoqué "des hommes, des femmes, des enfants tués par le gaz allongés les uns à côté des autres" vus sur les vidéos prises après l'attaque.
A Paris, un Conseil de défense restreint sur la Syrie, convoqué et présidé par François Hollande, se déroulait mercredi matin au palais de l'Elysée, en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont les ministres de la Défense et des Affaires étrangères.
Quelques heures plus tôt, la Syrie avait affirmé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem, être prête à renoncer à son arsenal chimique.
Mais les négociations, qui ont auusitôt débuté, s'annoncent d'ores et déjà extrêmement difficiles. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, initialement prévue mardi à 16H00 (20H00 GMT), a été reportée sine die à la demande de la Russie.
Le président russe Vladimir Poutine a ainsi appelé les Etats-Unis à renoncer au recours à la force en Syrie. "Il est difficile de contraindre la Syrie ou un autre pays à se désarmer de façon unilatérale s'il y a une action militaire en préparation contre ce pays", a-t-il déclaré selon la télévision russe.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté jugé "inacceptable" un projet de résolution français qui prévoit le contrôle et le démantèlement des armes chimiques syriennes, la mise en place d'un dispositif d'inspection et de contrôle, et autorise, en dernier recours, l'usage de la force pour contraindre Damas à respecter ses obligations.

AFP
Jeudi 12 Septembre 2013

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