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Les forces gouvernementales irakiennes bombardent l'EI autour de Ramadi

Bagdad sollicite l'aide militaire permanente d’Ankara




L'armée irakienne et ses alliés ont bombardé mardi les positions du groupe jihadiste Etat islamique (EI) aux alentours de Ramadi, dans le cadre d'une offensive visant à reprendre la province d'Al-Anbar, ont indiqué des commandants.
Les autorités irakiennes ont annoncé lundi le lancement d'une nouvelle offensive au sol destinée à "libérer Al-Anbar", avec le soutien de la coalition conduite par Washington, qui avait mené quelques heures plus tôt un nombre record de frappes aériennes --29 en 24h dans le seul secteur de Ramadi.
"L'armée irakienne et les unités de Mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi, des milices principalement chiites) pilonnent les positions de l'EI avec des roquettes et des obus de mortier, à l'est, à l'ouest et au sud de Ramadi", a déclaré un officier supérieur de l'armée.
Ramadi est le chef-lieu d'Al-Anbar, une vaste région située à l'ouest de Bagdad et contrôlée en majeure partie par le groupe extrémiste sunnite EI.
Les environs de Ramadi et de Fallouja, autre ville importante de cette province, sont le théâtre de combats depuis des mois entre l'EI et les forces gouvernementales.
En mai, celles-ci ont perdu les derniers secteurs sous leur contrôle à Ramadi, leur plus important revers depuis la conquête par l'EI de pans entiers de l'Irak à la faveur de son offensive fulgurante lancée en juin 2014.
Pour reconquérir Ramadi et sa province, les autorités ont finalement appelé à la rescousse les milices chiites des Unités de mobilisation populaire soutenues par l'Iran, qu'elles avaient jusqu'alors tenues à l'écart des combats à Al-Anbar, région majoritairement sunnite, par crainte de tensions confessionnelles.
Les forces pro-gouvernementales ont repris lundi des secteurs, leur permettant d'isoler davantage Fallouja, ville située entre Ramadi et Bagdad.
Les hauts commandants admettent cependant qu'entrer dans Ramadi et Fallouja, haut lieu de l'insurrection contre l'occupation américaine après l'invasion de 2003, sera difficile.
Un haut responsable de la police, qui prend part aux opérations militaires, a indiqué que des unités avançaient actuellement vers Ramadi sur trois axes.
Par ailleurs, l'Irak a sollicité mardi le soutien militaire "permanent" de la Turquie voisine afin d'obtenir des résultats tangibles dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique qui occupent d'importants pans des territoires irakien et syrien.
"La présence de Daesh constitue une menace non seulement pour l'Irak mais aussi pour tous les Etats de la région et la Turquie", a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères Ibrahim al-Jaafari à l'issue d'un entretien avec son collègue turc Mevlüt Cavusoglu à Ankara. "Nous attendons un soutien militaire permanent (...) de notre pays frère la Turquie", a-t-il ajouté, "la coopération est bénéfique à tout le monde".
Les pays occidentaux reprochent régulièrement au gouvernement islamo-conservateur d'Ankara sa neutralité, voire sa complaisance, vis-à-vis des organisations radicales en guerre contre le régime du président syrien Bachar al-Assad, dont l'EI.
La Turquie a toujours démenti ces allégations mais elle a jusque-là refusé de prendre part à la coalition militaire antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.
Le chef de la diplomatie turque a rappelé mardi les efforts déjà consentis par son pays au profit de l'Irak. "Nous avons déjà entraîné plus de 1.600 +peshmergas+ (les combattants kurdes d'Irak) et nous avons aussi fourni à Bagdad de l'aide militaire", a déclaré M. Cavusoglu devant son hôte, rapporte l’AFP.
"Nous continuerons à aider l'Irak dans sa lutte contre Daesh, de façon à ce que l'Irak se débarrasse de la menace exercée par Daesh", a-t-il ajouté.
La Turquie constitue le principal point de passage des jihadistes vers la Syrie.
Elle a récemment renforcé ses effectifs militaires le long de sa frontière avec la Syrie et mené plusieurs opérations de police, très médiatisées, pour démanteler des filières qui facilitent le passage des recrues jihadistes de son territoire vers la Syrie.

Explosion d'une voiture piégée à Khalis

L'explosion d'une voiture piégée, revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a fait au moins cinq morts dans la ville de Khalis à 60 km au nord de Bagdad mardi, a-t-on indiqué de sources officielles.
L'explosion a eu lieu près de la maison d'un médecin réputé de la ville, selon un responsable provincial, et a également fait 11 blessés.
Selon l'EI, qui a revendiqué l'attentat sur des sites jihadistes, a précisé qu'il visait des membres de l'organisation Hashed al-Shaabi, regroupant essentiellement des milices chiites qui ont joué un rôle clé dans la lutte dirigée contre l'EI.
Khalis se situe à environ 60 km au nord de Bagdad dans la province de Diyala, dont le gouvernement avait dit en janvier qu'il n'y avait plus de présence de membres de l'EI.
Les jihadistes n'y ont plus de positions fixes mais y procèdent toujours à des explosions de voitures piégées.

Jeudi 16 Juillet 2015

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