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Les forces en présence à la table des négociations




Etat des lieux des principales forces en présence autour de la table des négociations lors de la conférence de Copenhague sur le réchauffement climatique.
Pays industrialises
Etats-unis: Après huit années d'immobilisme sous la présidence Bush, l'arrivée de Barack Obama a profondément changé la donne. Une loi sur le climat est entre les mains des sénateurs qui ne devraient cependant pas se prononcer sur son sort avant le printemps.
Seul pays industrialisé à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto, les Etats-Unis accusent un retard marqué. Ils ont annoncé leur intention de présenter à Copenhague des objectifs de réduction de leurs émissions de 17% en 2020 (par rapport à 2005 soit 4% par rapport à 1990, base du protocole de Kyoto) et 42% en 2030 (base 2005). C'est nettement moins ambitieux que ce que proposent Européens ou Japonais.
Union européenne : L'UE occupe, de longue date, une position de leader dans la lutte contre le changement climatique. Pour la période post-Kyoto, elle a annoncé ses engagements unilatéraux dès décembre 2008: réduction de ses émissions de 20% d'ici 2020 (par rapport à 1990). En cas d'accord international à Copenhague, elle pourrait relever cet objectif jusqu'à 30%.
Grands pays emergents
Chine, Inde, Brésil et Afrique du Sud insistent inlassablement sur la «responsabilité historique» des pays du Nord dans l'accumulation des gaz à effet de serre dans l'atmosphère et rappellent qu'ils n'entendent pas sacrifier leur développement économique ni la lutte contre la pauvreté. Leur objectif affiché n'est pas, pour l'heure, de réduire leurs émissions - personne dans les négociations internationales ne le leur demande - mais d'infléchir la croissance de ces dernières.
Chine : Premier émetteur de gaz à effet de serre de la planète, la Chine a annoncé son intention de baisser son «intensité carbonique» (émissions polluantes par unité de PIB) de 40 à 45% d'ici 2020 par rapport à 2005.
Pays en développement
Souvent alignés sur la position de la Chine, ils réclament un engagement plus fort des pays industrialisés avec des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% en 2020 par rapport à 1990.
Pays africains : L'Afrique, continent le plus vulnérable au réchauffement, exige des «réparations et dédommagements», avec des chiffrages fluctuants, pour lutter contre le réchauffement, d'une part, et s'y adapter d'autre part. Souvent miné par les divisions, le continent le plus pauvre de la planète peine à se faire entendre dans les négociations.
Petits Etats insulaires: Regroupés au sein de l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), ces petits Etats, dont l'existence même est menacée par la montée des eaux, font entendre clairement leurs voix. Ils estiment que l'objectif retenu par la communauté internationale - limiter la hausse de la température moyenne à 2 degrés - n'est pas assez ambitieux et plaident pour un objectif de 1,5 degré.

AFP
Lundi 7 Décembre 2009

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