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Les forces du gouvernement d'union reprennent une base aérienne à l'EI


D’importantes forces armées de l'est ont annoncé leur ralliement au GNA



Les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) ont annoncé samedi avoir repris au groupe Etat islamique (EI) une importante base aérienne près de Syrte, le fief des jihadistes situé à 450 kilomètres à l'est de Tripoli.
Dans un communiqué sur sa page Facebook, le centre d'information des forces progouvernementales a indiqué que celles-ci ont "repris le contrôle de la base aérienne al-Gordabiya" située à 70 km au sud de Syrte.
Elles ont été soutenues dans leur avancée par "cinq raids de l'aviation militaire contre les positions des jihadistes et leurs équipements".
En outre, les forces du GNA ont annoncé la "libération des mains de Daech" (acronyme arabe de l'EI) de la localité d'Abou Hadi, à 15 km au sud-est de Syrte.
Mercredi, ces forces avaient pris le contrôle de la centrale thermique de Syrte située à environ 23 km du centre-ville.
Les forces armées du gouvernement d'union et celles d'une autorité rivale basée dans l'est du pays sont actuellement engagées dans une course pour être les premières à chasser l'EI de Syrte.
Cette concurrence est mal perçue par la communauté internationale car elle risque de mettre en péril les efforts de lutte contre les jihadistes de l'EI, dont la menace se fait grandissante en Libye depuis leur implantation dans ce pays fin 2014.
Mardi, l'émissaire de l'ONU pour la Libye Martin Kobler avait appelé toutes les forces armées libyennes, celles du gouvernement reconnu internationalement et celles de l'est du pays, à "s'unir" pour vaincre militairement les jihadistes implantés à Syrte.
Nouvel exécutif libyen soutenu par les Nations unies, le GNA est basé à Tripoli depuis deux mois et peine actuellement à asseoir son autorité sur un pays miné par les divisions et les violences depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. 
Deux importantes forces armées de l'est de la Libye ont annoncé samedi leur ralliement au gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par l'ONU, un appui précieux pour cet exécutif qui peine à asseoir son autorité dans la partie orientale du pays.
Installé à Tripoli depuis un peu plus de deux mois, le GNA tente d'unifier la Libye et d'exercer son contrôle sur l'ensemble du pays. Mais il se heurte à l'opposition d'une autorité concurrente basée dans l'est qui dispose de ses propres forces armées --des milices et quelques unités de l'armée nationale libyenne-- commandées par le général controversé Khalifa Haftar.
Or, deux importants groupes jusque-là loyaux au général Haftar ont décidé de rallier le GNA. Il s'agit de la Force des missions spéciales dans la lutte antiterroriste et d'une brigade des Renseignements militaires.
Les commandants de ces forces armées ont tenu samedi à Benghazi une conférence de presse commune avec le ministre de la Défense désigné du GNA al-Mahdi al-Barghathi pour annoncer leur rapprochement.
Dirigé par le Premier ministre désigné Fayez al-Sarraj et reconnu par la communauté internationale, le gouvernement d'union a déjà reçu le soutien des anciennes autorités qui contrôlaient la capitale Tripoli et de milices armées dans l'ouest du pays. La Banque centrale libyenne et la Compagnie nationale pétrolière se sont également ralliées à son autorité. Les gardes des installations pétrolières dans ce pays riche en or noir reconnaissent aussi son autorité.
Il n'a en revanche toujours pas reçu le vote de confiance du Parlement libyen qui reste lié à l'ancien gouvernement reconnu internationalement basé dans l'est.
Par ailleurs le Premier ministre du gouvernement d'union nationale libyen, Fayez el-Sarraj, a écarté une intervention militaire internationale pour lutter contre le groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique" (Daech).
"C'est vrai que nous avons besoin d'aide de la communauté internationale dans notre guerre contre le terrorisme et il est vrai que nous en avons déjà reçue. Mais nous ne parlons pas d'intervention internationale", a-t-il déclaré à la presse.
L'intervention de troupes au sol est "contraire à nos principes. C'est pourquoi, nous souhaitons l'éviter", explique M. Sarraj dont le gouvernement est reconnu par la communauté internationale et a reçu le soutien des anciennes autorités qui contrôlaient la capitale Tripoli et de milices armées dans l'ouest du pays.



Libé
Lundi 6 Juin 2016

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