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Les femmes ittihadies proposent un modèle de débat sociétal

La parité vue sous l’angle de l’Ijtihad et de celui des conventions internationales




Les femmes ittihadies proposent un modèle de débat sociétal
 
Un débat posé, fructueux et responsable. Toutes celles et tous ceux qui ont eu à assister à la table ronde sur « la parité entre Al Ijtihad Al Fiqhi et les conventions internationales » ont eu tout loisir de le constater et par là d’apprécier. Cette rencontre organisée samedi au siège du parti à Rabat par la Commission de la parité et de l’égalité des chances issue de la Commission administrative  a valu non seulement par l’importance du thème retenu, mais aussi par la valeur des intervenants et la qualité des  communications à ce sujet.  
A l’ouverture de cette rencontre, Fatima Belmoudden, membre du Bureau politique,  a tenu à souligner que cette manifestation s’inscrit dans le cadre du débat lancé par l’USFP à propos de plusieurs questions à caractère politique, économique et social intéressant la société marocaine.
Le débat ouvert par l’ensemble des Ittihadis vise, principalement,  à poser les questions brûlantes que suscite l’étape actuelle en vue de parvenir à trouver des réponses appropriées, particulièrement en cette phase cruciale qui connaît nombre de développements et de décisions impopulaires prises par le gouvernement conservateur portant atteinte aux acquis pour lesquels  d’énormes sacrifices ont été consentis, a-t-elle indiqué
Pour sa part, Tijania Fertat, présidente de la Commission de la parité et de l’égalité des chances, a fait savoir que le dialogue concernant les questions intellectuelles  demeure le moyen efficace et civilisé permettant d’aller de l’avant  en toute quiétude. 
Les Marocaines vivent de grands contrastes, à cause des dispositions de la Constitution qui renferme des contradictions évidentes  et un double langage.   Alors que le préambule de la Constitution  stipule que le Maroc est un Etat musulman, qu’il est pour les droits de l‘Homme, que les conventions internationales l’emportent sur la législation nationale et qu’elle garantit la parité et l’égalité entre les deux sexes, la femme continue pourtant à souffrir au quotidien de discrimination. 
Par ailleurs, Farida Bennani, enseignante-chercheuse à la Faculté de droit de Casablanca, a appelé lors de  son intervention  à une révolution scientifique pour redéfinir les concepts, particulièrement ceux  utilisés dans des discussions, débats et articles de presse tels « Pas d’Ijtihad (exégèse) en cas d’existence de texte ». Le recours à cette règle a pour objectif d’empêcher tout effort  et une manœuvre douteuse à l’encontre de personnes non spécialisées, a-t-elle fait savoir.
Tout en soulignant que la fin de la sacralité du Code de la famille érigé en  corpus religieux  a eu lieu dans les années 90, Farida Bennani a tenu à affirmer que tout ce qui est connu sous le nom de la chariaa ou jugement conforme à la chariaa n’est qu’Ijtihad  de la part des humains.
Dans son intervention, Lahcen Benrahou, enseignant de droit, a tenu à souligner en premier  que le fiqh est un pur produit humain en faveur des hommes.  Il a aussi appelé à faire la différence entre la doctrine et la chariaa  du fait que la doctrine reste statique et ne se soumet pas à l’Ijtihad alors que la chariaa est à l’opposé.  Toutes les règles relatives à l’héritage admises communément en islam sont sources de divergences  et le concept de citoyenneté  se doit d’être au-dessus de toutes ces règles, a-t-il  conclu.
 Pour sa part, Fatima Sarhane, académicienne, a fait savoir que les discussions, et les critiques visant l’USFP qui a eu le courage de lancer  le débat  à propos de questions importantes dont la polygamie, l’héritage, l’avortement, attestent de la justesse des positions du parti. 
Elle déplore le silence du Conseil supérieur des oulémas à propos d’un certain nombre de questions intéressant la société dont la parité entre hommes et femmes et appelle ses membres à appréhender la réalité de la société et partant à constater les drames provoqués par ces affaires d’héritage.   
Pour Ahmed Assid, la parité est le socle de la citoyenneté sur lequel a été fondé l’Etat moderne et démocratique. Il a appelé à réhabiliter l’islam auprès des Marocains dont les us et coutumes sont riches et portent des valeurs de parité et de justice. 

Larbi Bouhamida
Mardi 4 Février 2014

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