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Les femmes disent non au projet de loi de Hakkaoui

La marche de Rabat appelle à une meilleure protection




Les femmes disent non au projet de loi de Hakkaoui
"Non à l'impunité", "Non au mariage des mineures" et "Pour une loi qui me protège du harcèlement sexuel et du viol". Tels sont les slogans qui ont été brandis lors de la marche blanche organisée ce samedi à Rabat, par la Coalition Printemps de la dignité.  Cette manifestation qui dénonce toutes les formes de violences et de discriminations à l’égard des femmes pointe du doigt plus particulièrement le dernier projet de loi contre la violence à l’égard des femmes. A plus d’un titre, ce texte de loi, présenté par Bassima El Hakkaoui,  lors du Conseil de gouvernement du 7 novembre dernier, est loin de répondre aux attentes des activistes féminines. «Il contiendrait un certain nombre de contradictions » comme n’a pas manqué de le confier à la MAP, Samira Bikarden, membre de la coalition. Comme elle, nombreuses sont  les responsables des ONG qui déplorent le fait qu’elles n’aient pas été associées à l’élaboration de ce texte. Et puis l’amalgame entre la violence à l'égard des femmes et celle qui touche l'enfant  les indigne fortement. D’ailleurs, un communiqué avait été publié dans ce sens par "Printemps de la dignité", la veille dudit conseil, comprenant les principales remarques de cette coalition associative. En un mot, "les dispositions de ce projet de loi ne sont pas à même de lutter contre la violence à l'égard des femmes et de garantir la protection, la prévention et la répression de l'agresseur", a encore indiqué Samira Birkaden.
Cette manifestation a enregistré une forte participation. Toutes les franges de la société y ont pris part. Ainsi, juristes, médecins,  infirmiers, enseignants, syndicalistes, mères de famille, voire acteurs de la société civile ont répondu à l’appel. Le seul souci qui les anime, c’est de porter haut et fort leurs revendications pour que cesse cette violence indicible. En attendant, les participants  ont rendu un vibrant hommage aux victimes de violence en brandissant leurs portraits.
Par ailleurs, plusieurs scènes à caractère créatif ont marqué l'événement, qui a été clôturé par une rencontre entre, d'une part, une délégation de familles des victimes et le comité de suivi de la Coalition "Printemps de dignité" et, d'autre part, des représentantes des femmes parlementaires. Les discussions ont porté notamment sur le récent projet de loi.
Pour rappel, le coup d’envoi de cette marche a été donné de la place Bab El Had et elle a  sillonné les artères  de la capitale avant d’arriver enfin devant le ministère de la Justice et des Libertés.

Nezha Mounir
Lundi 16 Décembre 2013

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