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Les études réalisées ces deux dernières décennies ont rendu plus visible la santé des femmes et des filles

Présentation à Rabat du rapport sur l'état de la population mondiale 2015




Plus de 100 millions de personnes à travers le monde avaient besoin d'aide humanitaire en 2015, dont un quart sont des femmes et des filles âgées de 15 à 49 ans, selon un rapport du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) sur l'état de la population mondiale 2015 présenté récemment à Rabat.
Les populations fuyant les crises atteignent un niveau inégalé depuis le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, déplore le rapport intitulé "A l'abri dans la tourmente, un programme porteur de changements pour les femmes et les filles d'un monde en crise", et présenté par le ministère de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social et le FNUAP.
La publication note que les filles et les femmes sont exposées à des risques accrus d'infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH, de grossesses non désirées, de mortalité et morbidité maternelles et de violences sexuelles et sexistes, soulignant qu'elles rencontrent des obstacles à leur santé sexuelle et reproductive avant, pendant et après les crises.
Les études réalisées et les données recueillies depuis le début des années 1990 ont cependant permis de rendre la santé des femmes et des filles beaucoup plus visible, rapporte la MAP.
Selon la publication, des progrès remarquables ont été accomplis ces dix dernières années sur le plan des services humanitaires destinés à la population féminine, mettant en relief les mesures et services essentiels pris au début d'une crise, à savoir les soins obstétricaux et néonatals d'urgence, la distribution des fournitures pour des accouchements hygiéniques en toute sécurité, des contraceptifs, des antirétroviraux et des soins cliniques pour les victimes de viol afin de prévenir la mortalité maternelle et infantile, ainsi que la violence sexuelle et de gérer ses conséquences.
Un changement radical est pourtant nécessaire, estime le FNUAP appelant à privilégier la prévention, la préparation et l'autonomisation des personnes et des communautés pour qu'elles puissent les surmonter et s'en relever.
Pour ce faire, le document privilégie de corriger l'inégalité entre les genres, de faciliter la résilience personnelle par l'éducation et la santé, de tendre vers un développement durable, inclusif et équitable, de faire valoir la santé et les droits en matière de sexualité et de procréation et de renforcer les capacités des institutions en amont de la catastrophe.
Intervenant à cette occasion, le représentant du FNUAP, Philippe Poinsot, a noté que le rapport étale dans toute sa grandeur l'accroissement des besoins en termes de santé et de protection des droits des personnes dans les situations de crise humanitaire, soulignant que la publication s'intéresse plus particulièrement aux populations les plus vulnérables et accorde une attention prioritaire aux femmes et aux adolescentes.

Vendredi 19 Février 2016

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