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Les envois de fonds familiaux, un apport indéniable au développement du Maroc






Les envois de fonds familiaux constituent un apport indéniable au développement économique du Maroc, dans le sens où ils participent au financement des activités de modernisation de l'agriculture, à la promotion de l'inclusion financière et à la création d'emplois.
"Les Marocains résidant à l'étranger sont une source notable de devises étrangères, jouant un rôle significatif dans l'allègement du déficit des transactions du Royaume avec l'étranger", relève un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) intitulé "Talents à l’étranger : une revue des émigrés marocains".
Ainsi, rapporte la MAP, les Marocains résidant à l'étranger ont transféré vers leur pays d'origine 62,2 milliards de dirhams en 2016, en hausse de 3,4% par rapport à l’année précédente, selon des chiffres de l'Office des changes. 
Selon une étude réalisée par le Fonds international de développement agricole (FIDA), il existe aujourd'hui près de 250 millions de migrants à travers le monde.
Les fonds envoyés par ces migrants varient entre 200 et 300 dollars (USD) et viennent en aide à 750 millions de personnes dans le monde (amélioration des conditions de vie, l'accès aux soins de santé, à l'éducation et à la création d’entreprises), fait savoir le FIDA.
Toutefois, la dernière édition de la note d'information de la Banque mondiale (BM) sur les migrations et le développement, relève que les envois de fonds des travailleurs migrants vers les pays en développement ont reculé en 2016 pour la 2ème année consécutive, confirmant une tendance inédite depuis trois décennies.
Ainsi, la BM estime à 429 milliards de dollars les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays en développement en 2016, soit un recul de 2,4% par rapport à 2015, où ils ressortaient à plus de 440 milliards de dollars.
Le ralentissement économique dans les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) a eu un impact négatif sur les envois de fonds vers le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, ajoute la Banque mondiale qui estime le montant des transferts financiers en 2016 à 49 milliards de dollars. Exprimé en dollars, ce repli des envois de fonds des migrants est encore plus prononcé, à cause de l’effritement de l’euro, de la livre sterling et du rouble russe vis-à-vis de la monnaie américaine, explique la Banque mondiale, notant que les transferts d'argent vers les pays en développement devraient repartir à la hausse en 2017, à 444 milliards de dollars.

Libé
Lundi 19 Juin 2017

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