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Les enseignants du public autorisés à exercer dans le privé


Louafa fait l’impasse sur l'arrêté 12/299



Les enseignants du public autorisés à exercer dans le privé
Mohamed Louafa fait marche arrière au sujet des enseignants du public exerçant dans le privé. Lors d'une rencontre avec les présidents des associations professionnelles de l'enseignement scolaire privé et les représentants du secteur dans les conseils d'administration des académies régionales d'éducation et de formation, le ministre de l’Education nationale s’est rétracté annonçant que les enseignants du public seront autorisés à titre exceptionnel durant l'année scolaire 2013-2014 à faire des heures supplémentaires dans des établissements d'enseignement privé dans la limite des heures autorisées. Il a, cependant,  expliqué que l'arrêté ministériel  12/299 est toujours en vigueur.
Il est clair que Louafa qui est le ministre qui a fait le plus parler de lui, notamment lorsqu’il s’est montré intransigeant sur la stricte application de l’arrêté ministériel qui privait les enseignants du public d’effectuer quelques heures supplémentaires au privé, fait dans la conciliation et la «sagesse». Contrairement à ce qu’il avait crié haut et fort, Louafa renonce à son intransigeance devant la pression des professionnels du secteur mais surtout devant l’insistance de son patron au gouvernement. En effet, la décision du ministre devrait faire plaisir à Benkirane qui, comme chacun sait, est un professionnel du secteur de l’enseignement privé puisqu’il préside aux destinées de deux écoles privées. «Il n’est pas question de revenir sur l’arrêté qui interdit provisoirement aux enseignants du public d’exercer dans le privé», dixit Louafa, il y a quelques mois. Sans commentaire. La rétraction qui s’est fait attendre est là maintenant. Finalement, beaucoup de bruit pour rien.
Lors de la réunion avec les professionnels du secteur de l’enseignement privé, le ministre a mis l’accent également sur le respect des lois en vigueur, particulièrement en ce qui concerne la sécurité sociale, l'assurance et les frais d'inscription. Il faut dire que les frais de scolarité et d’inscription échappent à tout contrôle. Et les parents ne sont nullement protégés à travers une tarification dans ce secteur. On peut en dire autant sur le volet pédagogique qui reste un vrai casse-tête avec des programmes différents d’une école à une autre et d’une ville à une autre sous l’œil indifférent des responsables. A cette occasion, Louafa a tenu à préciser que l'enseignement privé sera assujetti au programme du ministère à partir de la prochaine rentrée scolaire, particulièrement pour ce qui est de la date de la rentrée scolaire et du calendrier des vacances. La rentrée n’est pas loin. Wait and see !

Kamal Mountassir
Jeudi 4 Avril 2013

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1.Posté par plékhanov le 04/04/2013 13:50
Peut-être même qu'une année seulement de report sera insuffisante car l'application de l'arrêté 12/299 ne pourra apporter ses fruits qu'à la condition de la conclusion d'un partenariat entre le MEN et les opérateurs du privé en vertu duquel, le premier s'engagera à former des enseignants que les écoles privées embaucheront .Autrement ,nous condamnerons l'enseignement tant public que privé à un stérile dialogue de sourds et à davantage de pertes pour le pays .C'est que des gens ont tout de même mis leur argent dans le secteur privé et ne peuvent à eux seuls former le personnel alors que de plus en plus de citoyens ne sont plus satisfaits des prestations du public et en même temps parce que justement l'une des causes en est le fait que les enseignants les plus expérimentés sont sollicités en permanence par ces heures supplémentaires que leur proposent le non public et par-là même causent un tort considérable aux élèves des écoles publiques qui réunissent justement les plus démunis.
De toute façon, le problème est d'importance capitale et toute précipitation pour le résoudre risque de nous plonger dans une situation regrettable .L'improvisation nous a déjà coûté les yeux de la tête avec des dégâts considérables dont nous continuons à subir les conséquences avec la marocanisation des cadres et l'arabisation très mal préparées quoiqu'à dix ans d'intervalle environ, l’une de l'autre.

Oui, l'enseignement privé continue de saigner à blanc le public, personne ne peut le nier, mais davantage de réflexion ne pourra être que bénéfique.

Pour cette histoire de programme, il ne faudra pas non plus faire preuve de zèle: ceux du ministère sont affreux et, parfois selon les niveaux et les matières, frisent le cauchemar. Par conséquent si on oublie que nombre de maux qui frappent le privé et poussent certains citoyens à refuser de lui confier leurs enfants, ce sont justement les programmes mal faits; si on s'entête à vouloir imposer ces mêmes programmes à l'enseignement payant, nous ne sommes pas près de voir le bout du tunnel.

2.Posté par lahcen le 04/04/2013 16:08 (depuis mobile)
Décision contraire à la politique de résorption du chaumage surtout celle des diplômés chaumeurs alors que les enseignants cumulent deux fonctions cad double salaires.

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