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Les droits de l’Homme au Maroc et en Algérie

Un bref aperçu




Les droits de l’Homme au Maroc et en Algérie
Le Royaume du  Maroc s’est engagé depuis l’intronisation de S.M le Roi Mohammed VI dans une  politique avant-gardiste d’adoption des standards internationaux en matière de droits de l’Homme. De grands chapitres ont été consacrés aux  droits de l’Homme dans la nouvelle Constitution de 2011. La plupart des conventions onusiennes en ce domaine ont été ratifiées. De même, les lois internes dont les Codes civil et pénal, de la famille et plus récemment la justice militaire ont été amendées, et ce pour compléter l’arsenal de la préservation des droits humains, honorer les engagements du Maroc et s’inscrire dans le cadre de la réforme déjà en cours du système judiciaire pour le mettre en harmonie avec la nouvelle Constitution qui renforce  l’indépendance de la justice et consacre le droit à un procès équitable garantissant l’ensemble des prérogatives inscrites dans les conventions internationales ratifiées par le Maroc. 
Concernant la situation au Sahara marocain, ses villes vivent paisiblement et leurs habitants exercent  tranquillement leurs activités économiques, sociales, culturelles et  politiques. Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), apprécié par le Conseil de sécurité de l’ONU pour trois ans successifs, dispose de commissions régionales à Laâyoune et Dakhla. Il contrôle le respect des droits de l’Homme par l’administration, enquête sur les violations présumées et reçoit les plaintes. Cette évolution concerne les provinces du Sahara comme l’ensemble du Royaume. Comme en témoignent beaucoup d’observateurs.
Le Conseil de sécurité de l’ONU se félicite du dialogue continu entre le CNDH marocain et les instances onusiennes. Les mécanismes nationaux dans le domaine des droits de l’Homme sont efficaces, selon «Human Rights Watch» et «Amnesty International» qui ont loué le professionnalisme du CNDH et de ses commissions régionales. HRW note, en 2014, la coopération des autorités marocaines avec «les experts de l’ONU en matière des droits humains». Le Parlement européen dans une résolution d’octobre 2013 salue les efforts du Maroc, «le travail efficace » du CNDH au Sahara et la visite du Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture.
 Encore en 2013, le secrétaire général des Nations unies s’est félicité de la situation de sécurité dans laquelle travaillaient les membres de la MINURSO au Maroc. Parler de violations graves et massives des droits de l’Homme au Maroc, que ce soit dans les provinces du Sud ou du Nord est inexact et aberrant.
 Oui, il n’y a que des machinations orchestrées par le pouvoir algérien. Notamment quand celui-ci avance que l’ONU et ses organes sont interdits d’aller au Sahara. Le contraire est plutôt vrai, ce territoire est ouvert aux visiteurs étrangers, gouvernements, parlements, ONG, journalistes et les  procédures spéciales. Depuis 2000 à aujourd’hui, le Maroc a reçu huit procédures spéciales des organes de l’ONU et presque toutes se sont rendues au Sahara. Par contre, en Algérie et dans les camps de Tindouf contrôlés par l’armée algérienne et les milices du Polisario, la situation des droits de l’Homme est critique et nécessite une intervention d’urgence de la part de la communauté internationale. Les positions de ces mêmes instances internationales sont bien claires pour ce qui se passe aux camps de Lahmada décrite par les Européens de «prison à ciel ouvert». Le secrétaire général de l’ONU se plaignait, en 2013, d’une insécurité qui concernait les ONG (trois personnes enlevées en 2011 de Rabouni) et la MINURSO.
Il s’inquiétait de la dérive potentielle de jeunes sans perspectives d’avenir vers les réseaux criminels mafieux et/ou terroristes du Sahel. Il évoquait enfin l’opacité qui entoure les camps dans lesquels, malgré les demandes régulières du Conseil de sécurité, aucun recensement sérieux n’y a été permis. «On sait peu de choses sur la situation des droits de l’Homme dans les camps des réfugiés», concluait-il. Et ce, malgré que le HCR soit sur place. Ce qui remet en question le travail de cette instance. La répression barbare des soulèvements actuels de la population dans les camps de Tindouf par l’armée algérienne et la direction du Polisario, l’assassinat de deux personnes qui voulaient regagner la Mauritanie par l’armée algérienne et autres crimes tus à cause du blocus de la zone et l’interdiction de l’accès aux médias libres et aux ONG indépendantes, montrent que les inquiétudes, exprimées par le monde, les Centres d’études internationaux et les ONG à l’ONU et au Parlement européen sont réelles. En janvier dernier, des ONG reconnues comme HRW, Amnesty International ou la FIDH et d’autres ont demandé au gouvernement algérien de permettre l’accès au territoire  algérien à leurs membres et aux représentants onusiens dont les demandes de  visites sont rejetées, comme celle concernant le Rapporteur spécial sur la torture. Alger persiste à critiquer la situation au Maroc pour des motifs d’abord hégémoniques et exporter sa crise politique interne liée au régime  et couvrir les graves violations sur son propre territoire des droits humains.
 Alger veut se présenter comme défenseur des droits de l’Homme alors que son registre interne en la matière ne le lui permet point. Dernièrement, la répression des manifestations pacifiques des populations de Ghardaïa par les forces de sécurité (sans oublier les violations systématiques quotidiennes contre les Kabyles) qui a fait plusieurs victimes, prouve le désintérêt total d’Alger des droits de l’Homme. Ces violations ont été dénoncées par la Ligue algérienne des droits de l’Homme qui accuse les services de sécurité de racisme et de violations des droits humains des Mozabites. La ville de Ghardaïa en Algérie ressemble davantage à un champ de bataille avec ses maisons brûlées, ses magasins pillés, ses habitants opprimés et ses composantes socio-religieuses  instrumentalisées. «Ghardaïa est pire que Alep en Syrie», ont déclaré les
 victimes de la répression en Algérie. En appelant la communauté internationale et à sa tête l’ONU, par le biais du Haut-commissariat aux droits de l’Homme, à une intervention rapide, la Ligue algérienne avait souligné que la minorité mozabite subit et vit au rythme de violations graves et périodiques de ses droits humains et ce, depuis l’indépendance. En matière des disparitions forcées,  le Groupe de travail sur les disparitions forcées (GTDFI) est interdit de visite en Algérie, à l’instar des procédures spéciales les plus importantes. De même que l’absence de coopération de l’Algérie pour  élucider des milliers de cas de disparitions forcées est à la une de tous les  rapports des ONG internationales et nationales. 
Voilà, c’est cette réalité qu’il faut prendre en compte, et non une thèse algérienne de propagande qui trouve encore certains relais en Europe. Sans oublier le détournement par les hauts gradés de l’armée algérienne des rentes faramineuses du gaz et du pétrole pour leurs propres comptes et pour des spéculations stériles. 
 
 
 * Publiciste des sites italiens «Notizie Geopolitiche.net», «mediterranews.org », président de l’Association Oued Eddahab des Marocains en Italie, coordinateur national du Réseau des associations de la communauté marocaine en Italie (RACMI) et secrétaire général de la Fédération africaine en Toscane d’Italie (FAT).
 

Par Yassine Belkassem *
Jeudi 15 Mai 2014

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1.Posté par El yaagoubi ahmed le 17/05/2014 18:49
Je remercie celui ou celle qui a écrit cet article car c'est une occasion propice pour me permettre de signaler mon cas.
En ma qualité de formateur d'enseignants ayant exercé dans tous les cycles, je me suis penché sur la problématique des projets de réformes qui tardent à se concrétiser au sein de notre Ecole.
Donc , suite aux différentes Injonctions énoncées dans les Discours de notre Roi,à différentes occasions et devant différentes instances, je suis passé à l' action en souhaitant mettre ma modeste expérience au service de ma Nation .Une fois mon projet finalisé, je l'ai soumis au Parlement, au haut commissariat des Droits de l Homme, à un représentant de la commission chargée de l'enseignement au Parlement, au Conseil Supérieur de l'enseignement, à l Ircam et à des chaines tv ,sans jamais recevoir aucune réaction si négative soit elle;
Soyons transparents svp, Pour qui sont faites les Institutions sinon pour servir les Marocains fiers d'avoir un Roi citoyen ,fortement engagé dans dans le développement du Marocain , une Constitution nouvelle génération;
J' entends toujours à la Radio et à la TV que ces médias sont tous accessibles aux Marocains;Mais que dire de ces responsables qui nous font visage de bois en affirmant que des émissions sur l enseignement sont ennuyeuses et qu elles risquent de déplaire aux téléspectateurs?
Que dire de ces responsables que nous contactons via la messagerie électronique et qui ne font aucun effort pour nous répondre,meme par un regret?
Que dire de ce simple droit de recevoir une réponse meme négative qui est souvent banalisé?
Que dire de ces enseignants qui veulent participer au développement de leur Ecole et qu on néglige?

2.Posté par Khalid le 25/05/2014 01:51
Si la question des droits de l'Homme est utilisée par l'Algérie, c'est parce que son insistance à demander l'organisation d'un référendum ne fait plus recette. Cette nouvelle tactique de diversion fait suite à l'initiative marocaine introduite devant l'ONU officiellement en 2007, et de plus en plus appréciée au plan international, à savoir l'autonomie pour les Sahraouis. D'autre part,si le Conseil de sécurité reste attaché au principe de l'autodétermination, celle ci peut désormais, aussi bien dans l'esprit des résolutions du Conseil que dans leur lettre, prendre une autre forme que la voie du référendum. Ainsi ce dernier est devenu quasiment caduc. L'ONU s'en est remis aux parties pour se mettre d'accord sur le contenu de la solution, qui ne pourra être que politique, et sur "la forme de l'autodétermination" (sic), autrement dit autre chose que le référendum. Apparemment, le polisario et l'Algérie sont coincés car, alors que l'ONU ne parle plus de référendum, sauf pour désigner formellement la MINURSO, ils ne cessent d 'ameuter les médias sur cette forme d'autodétermination . Le changement du Conseil de sécurité sur ce point est papable dans la mesure où une phrase qui revenait rituellement jusqu'en l'an 2000, a disparu de ses résolutions. C'est la suivante: « résolu à ce qu’un référendum libre, régulier et impartial en vue de l’autodétermination du peuple du Sahara occidental soit tenu sans plus tarder ». On ne lit plus à présent que ceci:" Réaffirmant sa volonté d’aider les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies". Nous lisons bien "qui permette l'autodétermination" et non pas l'organisation d'un référendum (voir le texte de la résolution. Malgré cela, les adversaires du Maroc se cramponnent à cette option. C'est dans ce contexte qu'il faut appréhender le recours aux droits de l'Homme par Alger. Cette question devrait dans ses calculs pousser ses agents aux Sahara à manifester, à provoquer les forces de l'ordre marocaines, à déclarer des morts et des blessés etc., de façon à faire intervenir la MINURSO et ôter au Maroc ses compétences en matière de maintien de l'ordre et de justice, ce qui est une porte ouverte vers le retour à la case départ: abandon de la voie des négociations, remise à l'ordre du jour du référendum, plan Baker II, ...Dans sa dernière résolution, le Conseil aborde tout de même curieusement cette question des droits de l'Homme: il reconnait les efforts et les progrès réalisés par le Maroc en la matière, certes. Mais en même le temps il le met au même niveau que le polisario en demandant aux deux parties d 'améliorer la situation des droits de l'Homme au Sahara et dans les camps de Tindouf", oubliant que si ladite amélioration à Tindouf consiste souvent à pouvoir manger du pain, au Maroc elle peut nécessiter des changements institutionnels! Ce déséquilibre est-il une concession à Alger suite au virage de fond que semble prendre l'ONU? La vigilance est de mise, car avec la vitesse de circulation de l'information, et de la propagande, la partie adverse ne cesse de mettre les moyens qu'il faut amplifier toute erreur, créer de la fausse information (comme ce fut le cas dans les émeutes e Gdem Izzik) , et ternir l'image du Maroc afin d'amener l'ONU à reconsidérer son appréciation sur ce point.

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