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Les désastres climatiques aux USA coûteront jusqu'à 50% de croissance




Les pertes économiques causées par les phénomènes météorologiques aux Etats-Unis devraient atteindre au moins 360 milliards de dollars par an au cours des dix prochaines années, soit environ la moitié de la croissance annuelle du pays, prévient une étude mercredi.
Alors que les ouragans, les inondations, les sécheresses ou les feux de forêt risquent de gagner en intensité et d'être plus fréquents en raison du changement climatique, des mesures sont nécessaires pour réduire la dépendance des Etats-Unis vis-à-vis des combustibles fossiles, émetteurs de gaz à effet de serre, affirme le rapport de l'organisation non gouvernementale Universal Ecological Fund. Selon l'étude, 80% de l'énergie produite et utilisée aux Etats-Unis provient de combustibles fossiles.
"L'utilisation de combustibles fossiles a un coût conséquent que l'économie américaine ne peut pas supporter", a déclaré le coauteur de ce rapport et ancien président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), Robert Watson.
Le rapport a examiné deux types de coûts: ceux induits par les phénomènes météorologiques extrêmes influencés par le changement climatique et les coûts de santé liés à la pollution atmosphérique causée par l'énergie fossile.
Ces coûts totalisent environ 240 milliards de dollars en 2017, sans compter les catastrophes qu'a connues le pays en août et en septembre avec les ouragans Harvey et Irma.
"Ces pertes économiques et ces coûts de santé annuels moyens représentent environ 40% de la croissance actuelle de l'économie américaine", selon le rapport. "Au cours de la prochaine décennie, ces pertes économiques et coûts de santé devraient atteindre au moins 360 milliards de dollars par an, soit environ 55% de la croissance américaine", prévient le rapport.
L'étude s'appuie sur les données fournies par l'administration américaine, mais ne tient cependant pas compte de données telles que les pertes liées au climat dans le secteur agricole.
"Nous pouvons nous attendre à ce que les événements météorologiques extrêmes et les coûts et pertes économiques liés continuent d'augmenter, à moins que nous réduisions drastiquement les émissions de gaz à effet de serre", assure le coauteur du rapport, James McCarthy, professeur d'océanographie à l'université de Harvard.

Mercredi 4 Octobre 2017

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