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Les déchets, une menace réelle pour la santé publique et l’environnement




Les déchets, une menace réelle pour la santé publique et  l’environnement
Un appel a été lancé, mercredi à Casablanca, aux opérateurs économiques privés et aux entreprises industrielles afin de s'impliquer dans la filière de gestion et traitement des déchets en vue de relever les défis posés par cette problématique qui constitue une réelle menace aussi bien à l'environnement qu'à la santé publique.
En effet, c’est lors d'une conférence-débat sur le thème "Quelle gestion des déchets industriels au Maroc?", organisée par la Chambre de commerce suisse au Maroc (CCSM), que la ministre déléguée chargée de l'Environnement a indiqué que l'industrie marocaine produit environ 1,5 million de tonnes par an de déchets industriels, dont 256.000 tonnes de déchets dangereux.
Selon la ministre, l'Etat ne disposerait pas des ressources humaines, financières et technologiques suffisantes pour faire face aux difficultés liées à la gestion et au traitement des déchets, notamment dangereux.
Dans ce contexte, elle a noté que pour le traitement des déchets spéciaux, le département de l'Environnement avait initié un projet relatif à la mise en place d'un Centre national d'élimination des déchets spéciaux (CNEDS), notant toutefois que les études avaient montré que l'exploitation et la gestion de ce centre allaient rencontrer des problèmes d'ordre financier et technologique compte tenu des spécificités scientifiques de cette filière.
La ministre a, en outre, souligné que son département demeure engagé à soutenir les entreprises industrielles dans le cadre de partenariats public-privé (PPP) conformément à sa vision qui repose sur la gestion intégrée et inclusive en vue de la valorisation des déchets en tant que ressource. 
Elle a également rappelé les dispositions de la loi cadre 28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination qui vise, entre autres, la prévention de la nocivité des déchets et la réduction de leur production, l'organisation de la collecte, du transport, du stockage, du traitement et de l'élimination de façon écologiquement rationnelle, la valorisation des déchets par le réemploi, le recyclage et la mise en place d'un système de contrôle et de répression des infractions commises dans ce domaine.
S'agissant des déchets dangereux, la ministre a mis l'accent sur un décret qui instaure les dispositions de base pour la mise en place de filières de valorisation de déchets, notamment, des batteries usagées, des huiles usées et de matériel électrique et électronique.
Selon des documents du département l'Environnement, les secteurs de la chimie et de la parachimie arrivent en tête de l'ensemble des activités industrielles qui produisent annuellement 1,5 million de déchets. La région du Grand Casablanca s'accapare 36,4 % de la production des déchets dangereux avec 93.227 t/an. Ces déchets sont très souvent éliminés dans des décharges publiques sauvages ou encore dans des cours d'eau sans aucun traitement préalable.

Vendredi 5 Décembre 2014

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