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Les copains et les coquins du CIH




Les copains et les coquins du CIH
Après la publication de deux articles (cf Libé 12 et 15  mars 2010) j’ai été sollicité de soulever indirectement un  certain nombre de points. J’ai été également relancé pour rencontrer l’une des principales personnes mises en cause. J’ai effectivement accepté  l’idée spontanément,  dans un esprit constructif d’apaisement et de sauvegarde de cette institution qui fait vivre 1540 familles. Je n’aurais pas manqué de maintenir mes propos face à cette personne. Le délai fixé étant d’une semaine à dix jours, mais ne voyant rien venir, j’ai repris le clavier. J’ai été même encouragé par la sortie médiatique, enfin, du président pour exposer les axes de la stratégie de la banque même si j’attends la déclinaison et surtout le chiffrage de ses objectifs. Je peux même dire que j’en suis satisfait, car ce qu’il a rapporté  était pratiquement dans l’ensemble le nœud gordien, de la bataille engagée depuis 2007 avec les deux principaux actionnaires. J’y reviendrai plus en détail lorsque je commenterai le communiqué publié le lendemain du Conseil d'administration du 12 mars dernier et les commentaires rapportés par la presse de divers horizons. Mais entre-temps, je voudrais, encore une fois, poser un certain nombre de questions espérant par-là percevoir un signe ou un signal.
En effet, j’ai appris que les ressources humaines ont mis la main à la poche. Main heureuse pour l’ancien directeur général par intérim qui a vu, après d’âpres négociations, son contrat rédigé et signé et en cours de règlement, obtenir une compensation substantielle pour moins de six mois d’intérim. Cette négociation  fut par la suite relayée par une autre avec la société mère. Ses « amis » parlent de 3,25 millions de DH pour l’une et de 3,50 millions de DH pour l’autre, ce qui correspond à 3375 fois un SMIG de l’ordre de 2000 DH par mois !  Qu’en est-il des subsides versés aux deux autres membres du directoire et de la direction générale par la suite si versements il y a ? Ce serait le même cas pour l’actuel président ! Y a-t-il alors prescription pour l’ancien président d’avant le 24 avril dernier qui n’a rien vu venir en cinq ans à part la scandaleuse  cabale montée contre lui alors que l’acquisition des deux appartements est dûment signée par l’ancien vice-président en 2005 du Conseil d'administration, au prix d’acquisition plus 10% ? Les originaux des documents existent et seront publiés. Cet ancien président ne m’a rien demandé mais est-ce que comme dit l’adage marocain bien célèbre: « wach dib hram, dib hlal »? Un règlement à la vitesse de la lumière pour l’ancien égocentrique  DGA en charge de l’exploitation et même pas à une vitesse de tortue pour l’ancien président ? Les « fidélités et loyautés sont rémunératrices ».  Est-ce à inscrire exclusivement sur votre position honorable de ne pas toucher aux décisions de vos prédécesseurs malgré certains appels du pied de certains de vos collaborateurs qui brûlent aujourd’hui ce qu’ils ont adoré hier ? Cette position, si elle est honorable, peut-elle être confortable pour ceux qui ont perdu par abus de pouvoir, leur emploi et revenu, à cause d’une sinistre  personne dont l’obsession n’était que de démontrer comme elle le fera par la suite avec le malheureux intérimaire, qu’elle était le patron incontesté de l’institution et et qu’elle les avait tous « leurrés »! Un peu de considération et de compassion pour ces valeureuses victimes dans un cas pareil, des ajustements,  des corrections et des efforts  s’imposent pour leur famille : vous en sortirez grandi. Les anciens présidents qui savent que des personnes ont été licenciées abusivement ne  vous reprocheraient pas la bassesse de cette machiavélique personne !
La deuxième question concerne l’achat des crédits quelquefois exorbitants des collaborateurs qui ont migré dernièrement et dont l’un a exigé, sans  vergogne, que la banque achète en sa faveur, un crédit de 600 millions de DH pour l’acquisition d’une maison principale et d’une résidence secondaire et que pour un crédit de consommation,  qu’on s’aligne sur les procédures de son ancienne institution pour le crédit d’achat d’une voiture avec carte grise non barrée, ce qui a amené un directeur à dispenser son premier cours de formation : Comment  bénéficier du même avantage ? « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi ». Les cours de formation  ne datent pas d’aujourd’hui, ils remontent à des années. Bonnes vacances ! Au CIH, comme ailleurs, je crois qu’il faut d’abord faire ses preuves et jouir d’une relative ancienneté pour pouvoir acquérir un crédit à taux excessivement bonifié. 24 ou 48 heures d’appartenance au CIH sont-elles suffisantes pour avoir un crédit au taux de 2,5% ? Un peu de décence Messieurs ! Le CIH n’est pas une vache grasse ni une Charolaise. Monsieur l’ancien directeur général futur membre du Conseil d’administration ( ce qui serait un désastre si cette proposition est maintenue et approuvée), de surcroît président ou membre des comités stratégique, d’audit et de rémunération : fallait-il tout faire pour se débarrasser de l’ancien président pour avoir l’insolence d’exiger un crédit de 4,5 millions de DH au taux exigé de 2,5% pour un salarié de la banque plutôt qu’un taux de 7% ou 7,5% imposé par le marché ? Au-delà des règles élémentaires d’éthique et de déontologie et du respect de la loi actualisé sur les SA. Avait-on besoin de maquiller cette opération en accordant des crédits à certains directeurs de pôle pour l’achat de terrains ou de résidence ! C’est cette personne qu’on s’apprête  à nommer membre du Conseil d’administration ? Alors que le 24 avril il a pensé, selon ses confidences à présenter illico sa démission quand il s’est aperçu que son « ami » lui a ravi le fauteuil ; ce qui aurait été une très belle et néanmoins digne sortie pour lui. Mais l’affaire principale était « Présidentielle »
La troisième question est relative à l’abandon du gigantesque projet de restructuration du système  informatique très largement engagé et qui ne rentrait pas dans les grâces de notre fameux et ancien directeur des ressources, finances et risques suivant les positions de ses maîtres qui, en France, n’avaient pas les mêmes fournisseurs donc les mêmes intérêts. Nouf nouf est servi et doit être bien consterné!  « Passent les jours et passent les semaines, ni temps passé ni les amours reviennent sous le pont de Ain chkaf coule l’oued Fès » Safra ya Safra wala hila safra ! Cet abandon  est-il la seule cause qui grève les charges d’exploitation et qui, de ce fait, impacte  les résultats annuels !  
La quatrième question concerne le rapport d’activité 2008 qui a été tiré à environ un millier d’exemplaires puis dissimulé pour ne pas comporter le très joli portrait de l’ancien intérimaire mais qui signait directeur général pour soigner son look et se présenter comme star hollywoodienne. Je crois savoir que la publication de ce rapport est censé être une obligation. Il aurait pu être subdivisé en fonction des mandats ou des ego successifs, mais son absence est pratiquement une faute envers les autorités monétaires, la communauté bancaire, le marché et la Bourse et surtout vos clients. Ceci me rappelle l’anecdote de 2003 où il a été mis sous boisseau par votre ami en externe  de plus de trente ans. Aux dernières nouvelles, il n’aurait été distribué qu’à un nombre très restreint d’acteurs.
Je voudrais revenir maintenant à l’essentiel et là, je vais apparaître présomptueux. En effet, les développements de votre conférence de presse rapportés par la presse m’ont comblé : on est pratiquement sur la même longueur d’onde au niveau global de la stratégie, je me félicite d’avoir soulevé le lièvre. En effet, nous nous sommes toujours battus contrairement aux deux actionnaires principaux, pour faire de l’institution une banque universelle et non seulement une banque mono-produit conformément aux textes en vigueur et notamment le décret de 1968  que ces deux actionnaires voulaient ignorer totalement et ranger en perte et profit.  On avait même élaboré un plan tendant à créer une Good Bank et une Bad Bank ou selon leurs appellations CIH I et CIH II. Grande bataille  menée en vase clos qui, après présentation d’une typologie très fine de la nature et de leurs statuts juridiques aurait pu les voir disparaître; erreur fatale du GCE qui s’en est mordu les doigts. Alors de quels abandons s’agit-il M. le petit télégraphiste du cinquième ? Les Directions de CIH II étaient pratiquement octroyées aux responsables des événements de 2000. N’est ce pas la vérité M. le chargé des participations qui s’est rendu dans l’après-midi du vendredi, date de cette décisive, à la réunion pour engager les expertises des entités de Casablanca et de Marrakech, ce qui entraîna un terrible courroux de l’actuel chargé de ces participations ? Quel raccourci et ironie de l’histoire actuellement ! Pour revenir à vos propos, M. le président : vous avez parlé d’une stratégie 2010-2014. Nous sommes d’accord pour le global, c’est-à-dire banque universelle plutôt que banque mono-produit, ne serait-ce que pour diminuer les risques et parer à toute éventualité. Dès lors, quelle est l’instance qui a validé et approuvé cette stratégie ? Quand, où et comment ? Quels sont vos objectifs annuels d’étapes ? Quel est le planning pour les atteindre? Sur quel benchmark pour les différentes activités ou produits allez-vous vous baser ? Explicitez afin que vos paroles ou vos intentions  soient actées, prises en compte  et crédibles. L'extraordinaire  campagne radio, écrite et visuelle qui a accompagné  vos propos ne saurait être l'arbre qui cache cette jungle. Ce tintamarre grossier signifie ce qu'il signifie : bon appétit messieurs dames ainsi que pour celui qui vous a qualifiés  sur les colonnes de ce journal de banquier « hors pair ». Quand on analyse vos propos lors de cette conférence de presse, on peut déceler un certain nombre de points forts dont principalement le coût des ressources, le coût d'exploitation ou plus exactement l'aggravation du coefficient d'exploitation de près de 15% en grande partie à cause de la fâcheuse progression  des charges générales d'exploitation et la baisse des résultats sur opérations non bancaires et le volume des provisionnements, la nature des actifs et le compte courant des créances en souffrance, d'où une régression préoccupante du résultat net. Bien sûr on ne saurait vous endosser l'activité annuelle, car vous n'êtes responsable que depuis moins d’un trimestre puisque vous avez  eu l'extrême honneur d’être nommé par Sa Majeste le Roi Mohammed VI le 09 octobre dernier, ce qui vous permet grâce  à cette Confiance Royale d'avoir toute l'autorité nécessaire et les coudées franches pour assumer pleinement vos responsabilités. Ainsi  il aurait été nécessaire et significatif de dresser peut-être dès votre arrivée l'état des lieux en vous appuyant sur un audit comme l'affectionnent tant vos deux principaux actionnaires. Il aurait fallu peut-être subdiviser ce rapport, pour plus de clarté et de transparence, en trois parties correspondant aux  trois mandats successifs bien que la continuité soit une règle publique. Ainsi  vous auriez dégagé plus au moins et avec élégance vos responsabilités, surtout que la presse n'y est pas allée de main morte.  Mais auparavant et ayant évoqué quelques remarques sur votre stratégie 2010-2014, je souhaiterais avoir quelques éclaircissements sur :
1-La synergie que vous souhaiteriez instaurer avec vos deux principaux actionnaires sachant que ce processus avait déjà été mené de 2006 à 2009. Quelles analyse et évaluations en avez-vous fait ? Quels leçons et enseignements en aviez-vous alors tiré ? Etait-ce une synergie gagnant gagnant ou à sens unique ? Renseignez-vous auprès des différentes directions et en particulier, celles des relations commerciales internationales de l'exploitation pour savoir quel était le volume des commissions pour les dépassements mais aussi pour les comptes à comptes et le rapatriement des capitaux des MRE ! Peut-on honnêtement  parler « de la valorisation des fonds des  Marocains résidant à l'étranger » et puis de « quelles offres de produits nouveaux parlez- vous», à part ceux qui existaient déjà? L'état des lieux vous en aurait donné de larges et significatifs renseignements ! Vos clients MRE en auraient été comblés. Vous auriez pu ainsi mesurer la synergie, l'expertise et la volonté de l'actionnaire de l'autre rive « pour apporter tous les besoins en financement de projets ou des participations à des montages sophistiqués » comme vous le prétendez.
2-  La deuxième question préoccupante concernant l'état des lieux est relative au recours à la titrisation qui a impacté les résultats de 2009 juste au moment où allait se déclencher la crise de l'immobilier et où la crise des liquidités  allait apparaître. En effet, l'année 2008 a été riche en événements au niveau des ressources, finances et risques que nous allons aborder par la suite et qui se sont invités inévitablement à votre conférence de presse. Le directeur général en charge de ces entités en tant que « grand technicien », comme il se considère, a eu un comportement de novice vis-à-vis de la collecte des DAT: refus catégorique de les collecter alors que c'était la tâche de son collègue de l'exploitation et du développement, que ce soit auprès des institutionnels ou des particuliers à des taux favorables pour le secteur bancaire. Il s'en est suivi évidemment avec l'assèchement des liquidités une très grave crise de trésorerie pour l'institution. Malgré les divers appels et écrits, les remarques des autorités monétaires, la réunion à ce propos du directoire le 23 avril 2008, du Conseil de surveillance du 08 mai 2008 et du comité de Trésorerie du 16 mai suivant. En attendant de statuer sur des solutions durables de refinancement, les deux autres  membres du directoire furent invités à lancer une campagne de collecte des DAT, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que cette campagne s'est déroulée d'une manière individuelle et solitaire sans plan précis ni information fluide puisqu'elle n'a rapporté que moins de 25% des sommes requises et à des taux qui se sont élevés parfois à plus de 50 points de base! Et ce malgré le fait que d'autres institutions ont été chargées de faire du portage pour le CIH en plus de l'emprunt de titres auprès de l'entreprise-mère. De prêteur sur le marché interbancaire, on est passé à emprunteur sur ce même marché !  La situation de la réserve monétaire offrait de son côté peu de visibilité à court terme et pour les fonds propres, on revient de loin ! Voilà en plus de la gestion des risques et des ressources humaines de quoi faire un secrétaire général de la plus importance institution de dépôts et de gestion, président ou membre des comités stratégiques, d'audit et de rémunération et candidat proposé à l'assemblée générale afin de redevenir membre du Conseil d’administration de cette prestigieuse entreprise à vocation sociale et citoyenne. Messieurs les « responsables », arrêtez donc cette sordide plaisanterie et revenez à plus de bon sens, de responsabilité et de sérieux, on ne plaisante pas avec le besoin et le bien  social de manière guignolesque.
3- La troisième observation concerne la gestion des ressources humaines au niveau de la formation, du système de rémunération, des primes et des gratifications, bien que «  le marché soit riche en compétences nationales. Comme vous venez de le soutenir, notre fameux DG n'a pu trouver pour solution de directeur des ressources humaines que de faire appel à un futur retraité, ce qui fut rejeté par l'ancien président du conseil de surveillance et qui, par hasard, se trouve être l’un des amis de trente ans, transformé depuis votre arrivée et au mépris de l’équité, en un dinosaure alors qu'en réalité, c'est un tigre en papier ! Pour l'histoire, le fameux DG avait eu des entretiens avec une vingtaine d’agences spécialisées de la place. Je viens de constater que l'octroi des primes est passé comme un timbre à la poste bien qu'il ressemble comme deux gouttes d'eau à l'ancien. Népotisme oblige, on garde contre vent et marée une personne pour insubordination à son chef qui n'est autre que votre conseiller actuel et ancien membre du directoire. M. l'ancien DGA qui a tant tempêté s'est résolu à se soumettre à la volonté de son complice.  Il n'en a plus fait  un cas existentiel depuis qu'il a empoché les sommes sonnantes et trébuchantes connues ! La versatilité disparaît automatiquement devant l'appétit monétaire. Insolence extrême à l’égard de l'ancien président qui s'est traduite par une visite inopinée de notre DG au centre de formation dont l'existence M. le président remonte à 30 ans et renvoi illico de ces deux malheureux stagiaires : la force du talion étant un principe sacro-saint de sa vision de la gestion des ressources humaines ! Est-ce le juste prix qu'il fallait payer pour faire venir auprès de vous un certain nombre d'amis qui font désormais la loi, méprisent les anciens dont certains le méritent à cause de leur servilité, opportunisme et hypocrisie. Qu'en  pensent les membres et le président du comité de rémunération pour les salaires consentis en net entre 50.000DH et 70.000 mensuellement? Ils devaient être ailleurs quand vous parliez des charges d'exploitation excessives de la banque que vous vous êtes engagé à réduire en priorité ! Par ailleurs, certains de vos cadres et collaborateurs ont été invités à faire un tour dans une station-service que vous connaissez bien afin d'effectuer une visite  de vidange, de graissage et de contrôle des divers niveaux d’huile comme on le fait régulièrement pour l'entretien des véhicules.   
4- Au niveau des risques, mêmes problèmes, la distinction entre processus ou maîtrise des risques (les risques aujourd’hui sont des moyens généraux)  et gestion des risques et garanties  fut non moins laborieuse, même si la banque a instauré par ailleurs, conformément aux directives de BAM instantanément le comité de conformité; la réduction des risques qui avoisinerait les 05% n'est-elle pas le moindre des risques ? Que devient le comité ALM et sa chartre ?
5- Je ne comprends pas très bien le revirement consistant à abandonner l’ancien projet de refonte du système informatique qui a impacté les résultats et votre plaidoirie en faveur de la « modernisation des systèmes informatiques».
Mes idées ne sont pas claires, mais j’espère que vous éclairerez bien notre lanterne.
6-Au niveau du recouvrement, il aurait été peut-être utile de faire un dégagement et de mesurer ainsi le chemin parcouru depuis 2005. Vous auriez moins de problèmes sans  l’entêtement stupide et irrationnel du DG à 4,5 millions de DH, la reprise des agios aurait été moins laborieuse et le résultat plus performant. Des  dossiers de contentieux très lourds et très importants pour la banque auraient trouvé leur dénouement sans l’intervention stupide et intempestive du DG au  crédit de  4,5 millions  de DH. Pour ce personnage complexé jusqu’à la moelle, le principal obstacle est de n’être pas parvenu à la direction de la banque ;  sa méthode a été de la couler en imputant la responsabilité aux autres. Vous n’êtes pas sans savoir que le règlement important du stock  des créances en souffrance a pu assurer plus de 40% des résultats de 2005 à 2009.  C’est le même cas pour les participations notamment hôtelières. Je vous souhaite beaucoup de chance et de réussite à condition que cela ne soit pas compliqué par le contexte national et international. Sur ce dossier, personne n’a jamais prétendu que la vocation de la banque était d’assurer la gestion des hôtels mais son devoir en attendant sa réalisation au niveau du marché, est de préserver, par l’entretien, ces actifs qui constituent des jalons précieux pour le développement économique et social national. Je voudrais, à ce niveau, rendre hommage à l’ancien responsable des participations pour son dévouement, sa compétence et son désintéressement et qui, contraint de rendre  son tablier, n’a pas exigé un centime comme d’autres l’ont fait dont deux de ses successeurs (l’un d’eux n’est resté en poste que quelques jours) qui ont eu le beurre et l’argent du beurre !
Faites attention au déséquilibre au sein des directions de recouvrement qui tendent à se présenter comme une armée de généraux au détriment des véritables hommes de terrain.
7- En ce qui concerne le changement de logo et la dénomination de la banque, le dossier a fait l’objet d’un travail continu et soutenu qui a été présenté aux comités concernés et lors de réunions du Conseil de surveillance ; ce n’est donc pas une nouveauté !Il reste donc à choisir entre les quatre ou six alternatives retenues.    
8- Pour le rapport provisoire de la Cour des comptes, quel président devrait répondre aux remarques, observations ou critiques soulevés éventuellement par ce rapport ? Ou bien allez-vous vous contenter d’en accuser réception ? Et de rappeler le fameux  rapport de l’inspection générale qui devait faire l’objet d’une réponse. Ce travail n’étant pas fait, ce  qui devait déclencher cette douloureuse affaire du CIH. En aviez vous fait part à l’ancien président ou au moins aux directions concernées de votre banque ? Ou vous êtes-vous contenté de les écarter sans qu’ils justifient les reproches qu’on leur fait ? L’année de l’éléphant n’a pas été inaugurée par vous M. le président !
9- Pour les crédits FOGARIM, vos chiffres sont-ils conformes à ceux du GPBM parce qu’une banque de la place a publié ses comptes en soulignant que c’est elle qui a le plus de réalisations à ce niveau?
10- Quel est votre avis sur le financement des villes nouvelles puisqu’on chuchote à Rabat qu’un investisseur asiatique est en train d’avoir un crédit colossal après avoir eu des réserves très marquées auparavant de la part de la direction de la promotion immobilière? Au moins, cette initiative a permis de reconstituer sur le plan professionnel un couple  familial du CIH de la même ville. Ce qui fait jaser sous cape!
En conclusion, Monsieur le président, méditez bien ce qu’a rapporté la presse après votre unique conférence, ce qui se dit dans votre administration et auprès des banques de la place. Renseignez-vous sur notre terrible et ancien DG qui ne devrait pas être étranger à cette affaire.
«Le CIH n’a pas encore trouvé la pleine forme : le CIH en berne; résultats mitigés; repli du produit bancaire; détérioration de son résultat net, recul de l’activité, chute du bénéfice net. Le CIH est sans doute l’un des rares établissements financiers qui a vu son produit net bancaire reculer. Les investissements de la banque sont loin d’être comparables à la moyenne d’un secteur qui mise beaucoup sur l’extension de son réseau, contraction du résultat net, 44% de baisse, croissance modeste des encours de crédit. Ça ne baigne pas pour le CIH… ». Effectivement, ça ne baigne pas dans l’huile pour le CIH, bien que ce soit une ressource dont, en principe, il ne devrait pas manquer.
Monsieur le président, rassemblez vos forces et atouts, faites preuve d’indépendance, de volonté, de détermination pour affronter les véritables défis de l’institution. Concertez-vous et dialoguez avec les personnes de bonne volonté. On oubliera ainsi votre chaotique départ et les décisions qui manquent de cohérence, de cohésion, de logique, d’efficacité et de rationalité qui vous ont été imposées par vos amis de trente ans dont l’un en interne doit se plaindre certainement de ses maux de tête dès qu’il ouvre ses dossiers. Evitez l’omniprésence et l’omnipotence de celui qui tente de se présenter en véritable patron du CIH et qui a fait et continue d’ailleurs de faire beaucoup de dégâts, en vous imposant les attributions et nominations, l’organigramme et les nouvelles structures. Avant même que vous ne preniez possession de vos bureaux, il est allé jusqu’à bouleverser votre secrétariat en imposant celle qui continue de rapporter vos paroles, gestes et mouvements au fameux fossoyeur de la banque. D’après certaines informations, votre bras droit qui sait de quoi il s’agit  en avait été estomaqué.
 Rassemblez enfin les forces centripètes  au détriment des forces centrifuges de ce bien social, cela vous évitera désagrément, désenchantement et cacophonie, qui sont des signes de comportements qui s’installent et de la terrible désillusion qui les accompagne !
Enfin, je m’excuse Monsieur  le Président de vous rappeler qu’il ne faudrait en aucun cas oublier que vous avez  été nommé à la tête de cette institution par dahir. Ce qui, à n’en pas douter,  constitue un message à très haute signification symbolique.

BEN EL CADI HAMID
Lundi 26 Avril 2010

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