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Les conseillers mettent en garde Benkirane contre le risque de se laisser aller vers un monologue inutile

Les députés de l’opposition avaient boudé le chef du gouvernement




Les conseillers mettent en garde Benkirane contre le risque de se laisser aller vers un monologue inutile
Les conseillers mettent en garde Abdelilah Benkirane, pour ne pas être amenés à suivre l’exemple de leurs collègues de la Chambre des représentants qui étaient contraints de boycotter, mercredi 22 mai dernier, la séance mensuelle  d’interpellation du chef du gouvernement. C’est au cours de la conférence des présidents des Groupes  que cette position a été prise à l’unanimité par  l’ensemble des composantes  de la Chambre des conseillers, y compris les partis de l’Istiqlal et du Mouvement populaire qui font, pourtant, partie de la coalition gouvernementale.
Pour Abdelmalek Aferiat, membre respectivement du bureau de la Chambre des conseillers et du Groupe fédéral de l’unité et de démocratie, et à l’issue d’une réunion consacrée à l’évaluation des séances mensuelles des questions orales qui se sont tenues jusqu’à présent, les présidents des groupes, sans exception, ont été unanimes à affirmer qu’au lieu de répondre aux questions qui lui sont posées par les députés, le chef du gouvernement  préfère s’adresser directement au peuple et s’offre la tribune du Parlement pour faire de la propagande servant particulièrement les intérêts du PJD. Tout en annonçant leur rejet de la méthodologie pratiquée jusqu’à ce jour,  les présidents des groupes, poursuit Abdelmalek Afriat, sont décidés à contrer Abdelilah Benkirane au cas où il persisterait à discourir sur des généralités et des sujets insignifiants au lieu de réfléchir sur les problèmes et la situation de crise que vit le pays.       
A rappeler  que l’une des principales revendications des groupes  parlementaires de l’opposition, est de supprimer la question thématique que s’accorde le chef du gouvernement et partant permettre à chaque groupe parlementaire d’interpeller le patron de l’Exécutif sur la question de son choix. Ils demandent également la répartition équitable  du temps de parole entre majorité et opposition et que cette séance soit vraiment consacrée aux politiques publiques.
Tout dépassement de la part du chef du gouvernement susceptible d’entraver les travaux ou le déroulement de la séance de mercredi consacrée au patrimoine forestier induit illico  une décision que les groupes parlementaires à la Chambre des conseillers jugent appropriée. Le comble du paradoxe est que le gouvernement et sa majorité ont préféré débattre de la question des forêts au Maroc, alors que le pays affronte une grave crise suite aux divergences entre les partis de la majorité et à la décision du Parti de l’Istiqlal de se retirer de la coalition.

Larbi Bouhamida
Lundi 17 Juin 2013

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