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Les comètes géantes pourraient aussi menacer la Terre




Les lointaines comètes géantes pourraient aussi représenter un danger pour la vie sur Terre, à l'instar des astéroïdes plus proches que l'on surveille déjà attentivement, a averti récemment une équipe d'astronomes.
Au cours des deux dernières décennies, des centaines de comètes géantes ont été découvertes aux confins de notre système solaire, font valoir ces scientifiques dans une étude publiée dans Astronomy and Geophysics, le journal de la Royal Academy Society.
Baptisées Centaures, ces comètes, qui font 50 à 100 km de large, sont situées sur des orbites instables qui croisent parfois le chemin des planètes géantes, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.
Sous l'effet du champ gravitationnel de ces planètes, ces comètes peuvent "de temps en temps" changer de trajectoire et se retrouver dans le système solaire interne (qui comprend Mercure, Vénus, la Terre, Mars et la ceinture d'astéroïdes).
Le risque qu'une comète de 100 km de diamètre se retrouve à croiser l'orbite de la Terre a été mesuré par Bill Napier de l'Université de Buckingham: il est de 1 tous les 40.000 à 100.000 ans.
En s'approchant du Soleil, ces comètes, constituées de glace et de poussières agglomérées, se désintègreraient en de nombreux fragments. L'impact de leurs débris sur notre planète serait "inévitable", selon les chercheurs. "Cela pourrait provoquer l'injection dans l'atmosphère d'une masse de poussières et de fumée" notamment, souligne David Asher, de l'Observatoire Armagh (Irlande du Nord), l'un des auteurs de l'étude, interrogé par l'AFP.
"Au cours des trente dernières années, nous avons fait beaucoup d'efforts pour repérer et analyser le risque d'une collision entre la Terre et un astéroïde", souligne Bill Napier, coauteur de l'étude, cité dans le communiqué. "Nos travaux suggèrent de regarder plus loin, au-delà de l'orbite de Jupiter, pour trouver des Centaures." "Si nous sommes dans le vrai, ces comètes pourraient constituer un danger sérieux et il est temps de mieux les comprendre", ajoute-t-il.
Pour autant, "les gens ne doivent pas s'alarmer", estime David Asher. "A l'échelle de nos vies, le pourcentage de risque que notre planète soit touchée n'a pas augmenté".

Mardi 5 Janvier 2016

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