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Les cinq défis de la sécurité des JO-2016 à Rio de Janeiro




De l'agression violente en pleine rue à l'attentat terroriste, les autorités brésiliennes se préparent à cinq types de défis sécuritaires majeurs pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro dans un an.
Plus de 85.000 policiers et militaires seront déployés pour assurer la sécurité des 10.500 athlètes, dirigeants politiques et centaines de milliers de touristes attendus dans la "Cité merveilleuse" du 5 au 21 août 2016, soit plus du double des effectifs des JO-2012 à Londres.
Donne ton sac!
Bien que Rio ait vu ses taux de criminalité baisser sensiblement, ils demeurent extrêmement élevés, avec une moyenne de 3,4 homicides par jour au cours des six derniers mois.
Début 2015, une série d'attaques au couteau près de la Lagune Rodrigo de Freitas, future hôte des compétitions d'aviron, en pleine zone touristique huppée, et un assassinat dans une station centrale du métro, réputé sûr, ont ravivé la psychose.  Les vols à la tire de sacs et téléphones portables sont nombreux et souvent violents à Rio, entraînant parfois des décès quand les victimes résistent.
Mais gouvernement et experts rappellent que Rio a démontré son savoir-faire en matière de sécurité ces dernières années.
Sans même parler de son célèbre carnaval et des feux d'artifice du Réveillon à Copacabana, depuis 2012, la ville a accueilli sans couac majeur le sommet de l'environnement Rio+20, la visite du pape François, la Coupe des confédérations de football et trois millions de personnes pendant le Mondial de football. Un grand chelem inédit à l'échelle internationale.
Attaque terroriste
Le Brésil n'est pas une cible du terrorisme et n'a pas d'ennemis internationaux. Mais certaines délégations attendues à Rio sont des cibles toutes désignées du terrorisme islamiste. Tout le monde a en tête le massacre des JO de Munich en 1972, où 11 athlètes israéliens avaient été pris en otages puis exécutés par un commando armé palestinien.
Jusqu'à présent, l'agence brésilienne de renseignement Abin n'a identifié aucune menace précise. Mais la vigilance est de mise. Avec l'armée et la police, elle bénéficie de la collaboration de 90 pays plus habitués à ce type de menace, en particulier pour la détection d'éventuelles infiltrations de "loups solitaires".
Des agents brésiliens ont effectué cette année des visites techniques sur le Tour de France, et au marathon de Boston, cible d'un attentat en 2013.
Pendant les JO, l'armée de l'air brésilienne pourra fermer à tout moment l'espace aérien de Rio si nécessaire. Les drones seront interdits au-dessus du Village olympique. Les survols des enceintes sportives seront interdits pendant les compétitions.
Cyber-attaques
Avec l'appui d'Interpol, le Brésil élabore également une stratégie pour prévenir les attaques cybernétiques pendant les JO, en se protégeant contre les systèmes d'intrusion des hackers, qui peuvent semer un vaste chaos virtuel. Pendant le Mondial-2014 de football, aucun incident majeur n'a été relevé.
"Nous avons un niveau de maturité dans la lutte contre le terrorisme et le cyber-terrorisme du même niveau que n'importe quel pays se préparant à accueillir un événement de cette magnitude", a déclaré à l'AFP le secrétaire du ministère de la Justice pour les Grands événements, Andrei Passos Rodrigues.
Violence dans les stades
L'accès aux installations sportives sera contrôlé par des effectifs de la Garde nationale, appuyés par des groupes tactiques prêts à intervenir en cas de débordements. 
La présence policière sera particulièrement renforcée autour du stade de Maracana, hôte des finales de football et des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux, du stade olympique Joao Havelange (athlétisme) et du parc olympique de Deodoro, situés dans des quartiers moins nantis de la zone nord de Rio, entourés de favelas.
CIO go home?
Les JO de Rio ne suscitent pour le moment pas la moindre contestation populaire. La préparation chaotique du Mondial-2014 avait donné lieu à une vive contestation de rue contre la facture publique salée du Mondial, sous le cri de ralliement "Fifa go home!". La Coupe des confédérations de football, en juin 2013, avait été ébranlée par des manifestations massives, émaillées d'affrontements très violents entre protestataires radicaux et police anti-émeute. La tension était bien retombée au Mondial, ponctué de micro-manifestations parfois violentes.
"Ce qui incommode la population aujourd'hui ce ne sont pas les JO, mais le gouvernement", dont la popularité est tombée au plus bas sous les effets du scandale de corruption Petrobras et de la récession économique.

Libé
Mardi 4 Août 2015

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