Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les chimpanzés, comme l'Homme, subissent l'épreuve du deuil




Des scientifiques de l’Université de Stirling ont observé le comportement de chimpanzés face à la mort de l’un d’entre eux. Ils en ont conclu que l'attitude des grands singes dans ce genre de contexte dramatique était très proche de celle des humains.
Le chimpanzé constitue l’espèce animale la plus proche de l’Homme, avec 98,5% de gènes communs. Bien que leur cerveau ait un volume quatre fois inférieur au nôtre, les chimpanzés ont un comportement très proche de celui de l'humain, notamment en ce qui concerne la compréhension et la conscience de la mort d’autrui.
Les scientifiques de l’Université de Stirling ont pour la première fois pu observer, grâce à des caméras, le comportement de chimpanzés alors que l’un d’entre eux était mourant. Pansy, une très vieille femelle arrivée au Blair Drummond safari and adventure park en 1979, et alors sous antalgiques, était en fin de vie. Le comportement des autres singes à son égard a pu être filmé. Lorsque Pansy devenait faible, les trois autres singes lui secouaient doucement les épaules pour voir si elle était toujours vivante. Une preuve que les chimpanzés ont conscience de la mort d’autrui. Ils lui caressaient la tête et l’installaient confortablement, vérifiaient qu’elle était encore en train de respirer, la lavaient…Le jour de sa mort, et malgré sa grande faiblesse, Pansy a réussi à se hisser jusqu’à l’abri de son jeune. Les autres chimpanzés sont ensuite venus la rejoindre en la toilettant de manière assez insistante, certainement pour la réconforter.  Ils quittèrent l’abri une fois que sa respiration cessa. Par contre, sa jeune, Rosie y revint pour passer la nuit avec sa mère. Les autres chimpanzés ont par la suite, et durant quatre semaines, présenté les symptômes d'un état dépressif. Ils souffraient de troubles du sommeil, demandaient plus d’attention à leurs soigneurs et refusèrent pendant plusieurs jours de dormir à l'endroit où Pansy était morte.
Une seconde étude a montré de quelle manière les chimpanzés réagissaient face à la perte d’un nouveau-né. Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont ainsi observé deux mères porter leur jeune, mort, pendant plusieurs semaines, en le soignant comme s’il était encore en vie. Selon les chercheurs, ces femelles avaient besoin de temps pour réaliser la mort de leur progéniture. Le lien mère-enfant est très solide chez les chimpanzés, comme chez les humains.
Ces études prouvent une nouvelle fois à quel point la conscience des chimpanzés est développée, en particulier en ce qui concerne la mort. Ces observations pourraient aider à comprendre l’origine de l’attitude et des réactions de l’être humain face à la mort.

Maxisciences
Vendredi 30 Avril 2010

Lu 167 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs