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Les chantiers de la réforme




Le ministère de la Justice poursuit l’exécution du projet Méda II visant la modernisation des juridictions nationales.
Ce programme dont la seconde phase a été lancée en juillet 2008 à Salé s’inscrit dans le cadre du processus de réforme mis en œuvre en partenariat avec l’Union européenne.
Jeudi, ce fut au tour de Marrakech de
s’y inscrire.
Lors de la cérémonie organisée en l’occasion, le ministre en charge du secteur, Abdelouahed Radi, n’a pas manqué de rappeler que ce projet s’articule autour de plusieurs axes portant sur la formation, l’archivage, la conservation de documents judiciaires, le système de gestion des dossiers et des infrastructures techniques, des bibliothèques, des guichets d’informations judiciaires, outre la facilitation de l’accès des justiciables à l’information.
Bref, il vise à conforter le processus de modernisation du secteur et sa réforme. Une réforme qui est au cœur de la démocratisation de la société et de l’édification de l’Etat de droit, de la croissance et du développement, c’est-à-dire au cœur de choix stratégiques irréversibles, de défis majeurs que le Maroc doit impérativement relever et auxquels la justice doit apporter une contribution décisive .
La justice, pilier de l’autorité de l’Etat, est, en effet, le fondement de la démocratie et garantit les droits et les libertés tout en assurant la prééminence de la loi et la consolidation de l’Etat de droit.
La sécurité et la prévisibilité juridiques, la certitude que la loi est la même pour tous, conditionnent la confiance que citoyens et partenaires étrangers peuvent avoir dans un système judiciaire et plus largement dans un système de gouvernement, et contribuent, de façon positive à la quiétude et la stabilité sociale ainsi qu’à la croissance économique et au développement.
Le programme de réformes, élaboré à partir de ce cadre référentiel, s’inscrit aussi dans la perspective d’une œuvre de réhabilitation, de redressement et de moralisation du secteur dans l’objectif de redonner confiance aux justiciables.
De fait, la justice est, à l’évidence, le premier garant de la sécurité, de la stabilité et de la cohésion qui fondent toute citoyenneté véritable. Elle est en même temps un facteur agissant dans la moralisation de la société et l’instauration de la quiétude parmi ses membres.
En outre les changements qui affectent aujourd’hui le monde, et qui concernent aussi le Maroc, imposent de repenser ce secteur à l’aune de sa contribution au développement.
La justice se trouve ainsi confrontée à de nouveaux défis qu’elle se doit de relever sans tarder si elle veut continuer à accomplir sa noble mission et être en mesure d’accompagner les mutations économiques et sociales.
Un travail de longue haleine, qui s’inscrit forcément dans la durée, mais où la célérité dans la prise de décision doit s’inscrire obligatoirement dans l’objectif de doter la justice des moyens matériels et des conditions morales nécessaires à sa sérénité, à son équité et à son impartialité.

Mohamed Sakhi
Samedi 18 Juillet 2009

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