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Les centrales syndicales haussent le ton contre le gouvernement Benkirane

Les Conseils nationaux de la FDT, de la CDT et de l’UMT se réuniront samedi 21 juin pour adopter les formes de protestation adéquates




Les centrales syndicales haussent le ton contre le gouvernement Benkirane
Samedi 21 juin est la date fixée par la FDT (Fédération démocratique du travail), la CDT (Confédération démocratique du travail) et l’UMT (Union marocaine du travail) pour adopter les mesures de protestation adéquates contre l’indifférence et les atermoiements du gouvernement Benkirane. Lors d’une réunion tenue mercredi dernier au siège central de la CDT à Casablanca, les dirigeants de ces trois centrales  syndicales ont décidé d’appeler leurs Conseils nationaux à se réunir le samedi 21 juin pour discuter d’un ordre du jour commun et prendre des décisions et mesures identiques. 
Il convient de rappeler, à ce propos, que le gouvernement Benkirane avait promis lors du round de négociations organisé avant le premier mai 2014, de poursuivre le dialogue avec ces centrales syndicales dans les jours qui devaient suivre la Fête du travail. Mais sa promesse est restée sans lendemain.
« Les Conseils nationaux sont les organes décisionnels au sein de nos syndicats. Ils vont discuter de la situation sociale qui nous préoccupe sérieusement et qui s’est caractérisée par le gel du dialogue social, la hausse des prix, entre autres,  en prenant, en conséquence, les décisions qui s’imposent », nous a affirmé Abderrahman El Azzouzi, secrétaire général de la FDT.  « Quel est la nature de ces décisions ? ». Notre interlocuteur nous a rétorqué que « toutes les décisions sont envisageables ».
« Le jihad durant le Ramadan est bon », a-t-il ironisé en répondant à une question concernant les difficultés qu’il pourrait y avoir à organiser des protestations lors de ce mois sacré ou durant l’été. 
A noter également que ces trois centrales syndicales avaient adressé un mémorandum au chef du gouvernement en février 2014. Dans ce document, ils avaient exposé leurs revendications visant notamment  l’amélioration de la situation des salariés et des fonctionnaires pour leur permettre de mener une vie digne et de pouvoir faire face au renchérissement du coût de la vie. Devant le silence suspect du gouvernement, ils avaient organisé une marche le 6 avril 2014 à Casablanca. Après quoi, l’Exécutif fut contraint de se réunir avec les syndicats concernés, et plusieurs rounds avaient été ainsi tenus avant le premier mai.  Mais, selon l’avis des centrales, ce n’était qu’un simple stratagème visant à voir  la Fête du travail se dérouler  dans le calme et sans tensions. 

Mourad Tabet
Vendredi 13 Juin 2014

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