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Les cancans de la CAN




Florilège des choses vues et entendues, dans les coulisses de la Coupe d'Afrique des nations.

Patriotes. Difficile d'imaginer ce genre de scène en Europe. Dans la salle de presse du stade d'Oyem, à l'approche du coup d'envoi de Maroc-Côte d'Ivoire, la quasi majorité des journalistes des deux pays ont enfilé soit le maillot de leurs équipes nationales respectives, soit un tee-shirt aux couleurs de leur pays. Tous patriotes jusqu'au bout de leurs stylos et caméras!

Appel du pied. "Ne pas s'arrêter en si bon chemin". C'est le message envoyé par le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, au sélectionneur espagnol José Antonio Camacho, qui s'interroge déjà sur la prolongation de son séjour à Libreville après l'élimination des Panthères à domicile dès le premier tour de la Coupe d'Afrique des nations.
"Au staff technique, je dirai bravo car ce n'était pas facile d'avoir su insuffler ce que nous avons vu et nous ne devons surtout pas nous arrêter en si bon chemin", a déclaré le président Bongo en recevant l'équipe et l'encadrement, avec Camacho assis au premier rang.

"On verra. Il faudra discuter avec tout le monde", avait lancé le coach espagnol interrogé dimanche soir sur la prolongation de son premier contrat africain après le match nul (0-0) contre le Cameroun. Camacho vient d'arriver au Gabon après avoir remplacé le Portugais Jorge Costa limogé en novembre.

Contrôle. La Confédération africaine de football, instance de tutelle de la CAN, n'aime pas toutes les questions. A un journaliste qui demandait en conférence de presse à Claude Le Roy s'il envisageait encore d'entraîner un nouveau pays après le Togo, le préposé de la CAF à la conférence de presse a opposé un "c'est une question sur le match ? Non ? Alors uniquement des questions sur le match". Calme, le journaliste a dit "bon, je lui demanderai après la conférence alors". L'officier de la Confédération africaine de football s'était déjà offusqué de questions posées à José Camacho, coach des "Panthères", sur la situation politique du Gabon, pays hôte. Toujours avec la même sentence: "On ne parle que du match ici, monsieur!"...

Altruisme. "Pour le bien de tous, je préfère donc partir", a déclaré le Belge Georges Leekens pour annoncer mardi sa démission sur le site de la Fédération algérienne après l'élimination des Fennecs au premier tour. Un autre passage de sa déclaration est sans doute plus révélateur du climat qui l'entourait après cet échec: "Vu la pression qui est exercée sur la Fédération et l'équipe nationale"... Trois sélectionneurs titulaires et un intérimaire se sont succédé en 2016.

Banderole. Avant de quitter la CAN, les supporters des Fennecs, en colère, ont eu le temps de déployer en tribune au Gabon une banderole rageuse visant le président de la Fédération algérienne: "Raouraoua dégage".

Jeudi 26 Janvier 2017

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