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Les cadres et employés des Agences de développement dénoncent les décisions irresponsables de Benkirane


Le transfert des sièges fait encore des vagues



Les cadres et employés des Agences de développement dénoncent les décisions irresponsables de Benkirane
La décision du chef du gouvernement de transférer les sièges des Agences de développement du Nord et du Sud hors de Rabat suscite toujours des remous du côté des employés et cadres de cet établissement public qui annoncent la création d’un Syndicat national des personnels des Agences de développement économique et social. 
Celui-ci se donne pour objectif de rassembler les employés et cadres des Agences de développement économique et social au sein d’une organisation syndicale unique et unifiée pour défendre leurs droits et préserver leurs acquis. 
La nouvelle structure syndicale répond à un impératif : « Faire face aux conséquences désastreuses d’une mise en œuvre précipitée et irresponsable de la décision du chef du gouvernement de transférer les sièges des agences hors de Rabat », ont-ils souligné lors d’une rencontre consacrée à l’examen des répercussions sociales, familiales et matérielles du transfert des sièges des Agences du Nord, du Sud et de l’Oriental de Rabat vers, respectivement Tanger, Laâyoune et Oujda.
Au cours de cette réunion, qui s’est tenue jeudi dernier au siège de l’UMT, à Casablanca, le Syndicat des cadres et employés de l’Agence pour la promotion et le développement du Nord et le Syndicat de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume ont, une fois encore, dénoncé le caractère irresponsable de la décision du chef du gouvernement.
Intervenant à cette occasion, le secrétaire général de l’UMT, Miloudi Moukharik, a qualifié la décision du chef du gouvernement de « précipitée, improvisée, non étudiée, inhumaine et réactionnaire ». 
En plus de son caractère irresponsable, a poursuivi ce dernier, cette décision ne prend pas en considération l’élément humain, alors qu’il s’agit en fait de la partie la plus importante du dossier et que sans l’élément humain, il ne saurait être question de développement.
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Miloudi Moukharik a estimé qu’une décision de cette importance doit être accompagnée d’un plan social qui prend en compte tous les aspects liés à sa mise en œuvre. 
En d’autres termes, a-t-il indiqué, il serait plus juste et raisonnable de proposer des incitations matérielles et professionnelles pour les personnes qui peuvent changer de  lieu de travail ou le redéploiement au sein d’autres organismes publics, pour celles qui ne le peuvent pas.
Dans le cas où le gouvernement camperait sur sa décision, le leader syndical assure que les employés et cadres  des agences de développement ne resteront pas les bras croisés. Il a même promis qu’ils recouvront à tous les moyens « civilisés et légaux » pour surseoir cette décision et ouvrir un dialogue avec les responsables du nouveau syndicat.
 
 
 
 

Alain Bouithy
Jeudi 21 Août 2014

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