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Les bébés peuvent lire dans les pensées grâce à l’empathie




Les bébés peuvent lire dans les pensées grâce à l’empathie
On savait déjà que les bébés comprenaient beaucoup plus de choses qu’il n’y paraît. Mais les enfants de moins de 18 mois seraient aussi capables de lire dans nos pensées. C’est ce qui ressort d’une étude américaine menée sur des enfants du monde entier, des campagnes chinoises les plus reculées à l’Equateur, en passant par les îles Fidji. Auparavant, les chercheurs pensaient que la capacité de deviner les pensées des gens apparaissait plus tard, entre 4 et 7 ans.
Pour l’auteur de cette étude, H. Clark Barrett, anthropologue à l’université de Californie (Los Angeles), les humains sont “très doués pour déduire l’état d’esprit des autres: leurs émotions, leurs désirs et dans ce cas, leurs connaissances. Donc cela pourrait jouer un rôle important dans la transmission culturelle et l’apprentissage social”.
Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont fait passer à des bébés provenant de chine, des Fidji, et d’Equateur un “false-belief task”. Un test normalement destiné aux enfants de 4 à 7 ans et qui se déroule comme suit : l’enfant assiste à une scène dans laquelle une première personne entre et dépose un objet (par exemple une paire de ciseaux). Une deuxième personne entre et met cet objet dans une boîte. Ensuite, la première personne revient pour récupérer l’objet et demande à l’enfant : “Où peuvent bien se trouver les ciseaux ?”
Une façon d’évaluer la capacité de l’enfant à deviner la façon de penser de la personne, en sachant un élément que la personne ignore.
Pour s’adresser à des bébés de moins de 18 moins, le test a été légèrement modifié : les scientifiques n’ont pas posé de question aux bébés mais ont simplement suivi leur regard. Résultat : les bébés ont systématiquement regardé la boîte lorsque la deuxième personne entrait pour récupérer les ciseaux. Ce qui montre que les enfants de moins d’un an et demi sont aussi capables de deviner les pensées des autres.

Atlantico
Mercredi 13 Février 2013

Lu 213 fois


1.Posté par Bernard Defrance le 24/02/2013 15:27
Naturellement je ne réagis qu'en fonction des éléments que vous donnez de cette étude scientifique : elle a donc été publiée et ce serait une bonne idée que de joindre les références à votre article...
Cela étant, ce que vous décrivez a déjà été observé et analysé sous l'angle du développement cognitif par Jean Piaget, il y a plus d'un demi-siècle... ; il s'agit de la construction du schème pratique de l'objet et de la construction de la permanence des objets en dehors de leur perception présente ; faites l'expérience avec un bébé de trois mois : agiter un hochet, le lui laisser saisir, puis le faire disparaître, le bébé manifestera des signes de frustration voire des pleurs ; mais quelques mois plus tard, à partir de 8 mois en moyenne (les variations individuelles peuvent importantes sans qu'on puisse en déduire de quelconques précocités ou retards), le bébé suit du regard l'objet et manifeste qu'il sait où est désormais cet objet et si le "cache" est à sa portée (le bord de la couverture de son berceau par exemple) il le saisit pour découvrir l'objet ; dans l'expérience telle que vous la décrivez, le bébé sait que les ciseaux n'ont pas disparu et sait où ils se trouvent : cela ne signifie absolument pas qu'il lit dans les pensées, son regard montre seulement qu'il a construit ce qu'on appelle le schème pratique de l'objet ; regardez l'article Jean Piaget dans votre encyclopédie favorite.
Du point affectif, cette fois, c'est Freud qui a observé et analysé, il y a ... quelque temps !, ce célèbre jeu dit du "Fort und Da" (en allemand) que de très nombreux parents, grands frères ou grandes soeurs, nourrices, etc., pratiquent avec l'enfant en faisant disparaître un objet, chercher à le tromper (en changeant de mains derrière le dos par exemple), le faire réapparaître : "Coucou ! le voilà...!", ce qui se transformera plus tard en jeu de cache-cache...
Tout le '"travail" qu'effectue le bébé, des points de vue étroitement intriqués psycho-moteurs, cognitifs et affectifs, consiste entre la naissance et un an (en moyenne) à s'assurer de la permanence du monde, des objets et surtout des personnes qui le peuplent... La maman disparaît ! panique... qu'est-ce qui garantit son retour ? d'où la magie des pleurs qui la font revenir.

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