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Les banques incitées à prêter davantage




Les banques incitées à prêter davantage
Des responsables économiques du monde entier demandent aux banques commerciales d'accroître leurs prêts, un élément essentiel à la rémission d'une économie mondiale en récession, victime des échecs du système bancaire international.
L'état précaire des marchés du crédit, en dépit de l'injection publique de milliards de dollars dans le système, reste un sujet de préoccupation pour les responsables économiques et politiques.
Le montant des dépôts au jour le jour auprès de la Banque centrale européenne a atteint dimanche un nouveau record de 315,956 milliards d'euros, selon des données publiées récemment, ce qui montre que les banques préfèrent accumuler des liquidités plutôt que de se prêter.
Les banques commerciales doivent transférer au reste de l'économie la liquidité à laquelle elles ont eu accès grâce à la Banque centrale européenne, a déclaré Jean-Claude Trichet, le président de la BCE.
"Nous avons fait beaucoup pour les banques commerciales", a fait savoir Jean-Claude Trichet à des journalistes, en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, en référence aux 442 millions d'euros alloués fin juin lors de sa première opération de refinancement à un an, la plus grosse injection de liquidités jamais effectuée par la BCE.
Le gouverneur de la Banque du Japon, Masaaki Shirakawa, a lui aussi envoyé un message clair aux banques.
"De nombreuses sociétés sont confrontées à des difficultés de financement et à l'attitude des banques en matière de crédit, en dépit de signes que la tendance a cessé de se détériorer", a expliqué Masaaki Shirakawa.
Ces commentaires confortent le scénario d'une extension des dispositifs d'urgence de la banque centrale nipponne pour soutenir le financement des entreprises, au-delà de la date limite de septembre.
Le président de la Banque mondiale a prévenu lundi qu'un nombre croissant de gouvernements pourraient être tentés dans les mois à venir d'imposer des restrictions sur les échanges commerciaux si la récession de l'économie mondiale se poursuivait.
"Les pays à hauts revenus ont subventionné les secteurs en difficultés tandis que les pays à faibles revenus ont recours à des augmentations sélectives des taxes aux frontières", a déclaré Robert Zoellick lors d'une conférence à l'Organisation mondiale du Commerce à Genève.
"Ces tendances pourraient rapidement devenir incontrôlables au cours des mois à venir avec la montée du chômage et parce que des pays se sentent obligés de répondre coup pour coup aux politiques des autres", a-t-il ajouté, en soulignant qu'une telle attitude revenait à "jouer avec le feu".

Reuters
Mercredi 8 Juillet 2009

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